Virus Stuxnet : l’arroseur arrosé
26 novembre, 2012 · Poster un commentaire
L’Iran est soupçonné par la communauté internationale de développer un programme nucléaire dans le but de fabriquer la bombe nucléaire, et subit des sanctions internationales qui jusqu’à présent n’ont rien changé. Alors que les négociations s’enlisent, et que les spécialistes et diplomates de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) n’arrivent pas à faire leurs contrôles dans les conditions voulues, les Etats-Unis et Israël ont initié depuis plusieurs années une série d’opérations secrètes. La suite
La guerre de la pistache
9 décembre, 2010 · Poster un commentaire
Il n’y pas que le pétrole qui attise les tensions entre les États-Unis et l’Iran, il y a également la pistache. En effet cette petite noix verte, consommé surtout durant l’été dans des glaces ou durant des apéritifs par des millions de personnes dans le monde, fait l’objet depuis plus de 30 ans de tensions entre Téhéran et Washington. La suite
Les vulnérabilités informationnelles de Thomson
25 septembre, 2009 · Poster un commentaire
Lors des dernières élections présidentielles iraniennes, le groupe Siemens a été la cible d’une guerre informationnelle à travers sa filiale NSN qui a obtenu un contrat de l’Etat iranien portant sur un système complexe de surveillance intégrant la technologie, connue sous le nom de “deep packet inspection”. La suite
Les Etats-Unis ont retiré leur candidature pour le renouvellement des 54 Tiger suisses
21 mai, 2008 · 1 commentaire
Comment expliquer cette attitude en apparence incompréhensible des autorités américaines ? Jusqu’à présent, l’armée de l’air suisse était équipée d’avions américains en particulier avec le F/A-18 que Boeing s’est engagé à moderniser. Dassault avait perdu ce marché au cours des années 90 alors que la Suisse avait acquis au total 61 Mirage français jusqu’en 1983. La suite
La prise de position suisse concernant l’Iran
3 avril, 2008 · Poster un commentaire
L’Iran a réussi à signer un accord portant sur l’exportation de gaz avec un pays reconnu pour sa neutralité dans les affaires géopolitiques : la Suisse. Les Américains s’insurgent. Ils ne peuvent pas laisser passer cet acte qui inciterait d’autres entreprises étrangères à faire de même. La société suisse de commerce d’énergie EGL (Elektrizitäts-Gesellschaft Laufenburg AG) a signé un contrat avec la compagnie iranienne d’exportation de gaz NIGEC (National Iranian Gas Export Company), évalué entre dix-huit et vingt-sept milliards d’euros. Le gouvernement suisse était représenté lors de la signature de l’accord par Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères (DFAE). Dès 2009, plus de cinq milliards de mètres cube de gaz seront exportés chaque année auprès de la société suisse pendant quinze ans. Les Etats-Unis sont scandalisés. Le message d’EGL est des plus néfastes pour eux. Selon le gouvernement américain, elle ne respecte pas leur volonté d’isoler l’Iran afin de l’empêcher d’investir dans un programme nucléaire. Cependant, Lars Knuchel, porte-parole du ministère des affaires étrangères suisse, a minimisé ce motif en déclarant qu’une note récemment écrite pour les services de renseignement américains amoindrissait la menace nucléaire iranienne.
La Suisse avait informé les Etats-Unis de l’importance stratégique du contrat, aussi bien pour elle que pour l’Europe. Plus que la neutralité qui l’a très souvent caractérisée, la Suisse souhaite maintenant mettre en avant son désir d’indépendance. Cela s’illustre aujourd’hui sur le plan énergétique. Elle ose prendre les mesures nécessaires même si celles-ci vont à l’encontre des volontés de la première puissance mondiale ; et ce alors que d’autres pays européens préfèrent au contraire s’y plier. L’ambassade américaine à Berne a tout de suite qualifié cet accord de « mauvais message ». Le coup est dur à encaisser pour les Etats-Unis : la Suisse les représente depuis la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, en 1980. De plus, le gouvernement suisse s’est exprimé au nom de l’Europe, par l’intermédiaire du délégué aux affaires énergétiques internationales de l’Office Fédéral de l’Energie (OFEN), Jean-Christophe Füeg. Selon lui, il est de leur « intérêt national de soutenir une société dont le contrat aide à diversifier les approvisionnements en gaz de l’Europe et indirectement de la Suisse ». Les Etats-Unis ne veulent pas laisser l’opportunité à d’autres entreprises de s’engouffrer dans la brèche et d’être tentées à leur tour de reproduire cet acte de rébellion. Ils ont prévenu qu’ils comptaient vérifier scrupuleusement les termes de l’accord passé entre EGL et NIGEC. Le gouvernement américain doit tenter de sanctionner sévèrement et à titre d’exemple la société, aussi bien par l’arme informationnelle que celle financière.
Cependant, EGL et le gouvernement suisse ont été prévoyants. Ils se sont assurés que l’accord passé ne violait ni les sanctions de l’ONU ni les mesures prises par le gouvernement américain contre l’Iran. La société EGL ne sera pas présente dans la République Islamique, il s’agit simplement d’un accord de distribution de gaz. De plus, aux vues de la qualité et de l’immédiateté des réactions suisses, il est certain que celle-ci s’était préparé à parer les diverses attaques informationnelles. Pour Calmy-Rey «Ces critiques étaient attendues. Nous [le gouvernement suisse] n’acceptons pas l’extraterritorialité des lois américaines». Les mois à venir nous permettront de savoir si d’autres entreprises oseront affronter la volonté du gouvernement américain ou si, au contraire, la gestion du cas EGL les incitera à ne pas s’y risquer.
Jonathan Lechevalier
Sources
Swiss minister in Iran for signing of gas accord, discusses energy, human rights,BBC Monitoring International Reports, le 19 mars 2008.
Swiss reject US, Jewish criticism of Iranian gas deal, Associated Press Worldstream
le 18 mars 2008.
Washington vérifie si l’accord gazier Iran/Suisse viole des lois US, brève AFP du 19 mars 2008.
« Nous ne violons aucune sanction »,Le Temps, le 19 mars 2008. http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&contenuPage=&article=228128&quickbar=
Les fonds de pension californiens en Iran
17 mars, 2008 · Poster un commentaire
CalPERS et CalSTRS sont deux fonds de pension californiens parmi les plus puissants et influents aux Etats-Unis. Ceux-ci disposent d’un portefeuille d’actions dans des sociétés ayant une activité en Iran. Cependant, grâce à une communication bien ficelée, les deux fonds de pension californiens échappent aux foudres de l’opinion publique américaine. CalPERS est le California Public Employees’ Retirement System qui propose des programmes de retraite et de santé aux employés de la fonction publique (1,5 millions de clients). CalSTRS est le California State Teachers’ Retirement System, deuxième plus gros fond de pension américain, qui propose des programmes de retraite et de santé pour les fonctionnaires de l’éducation (auprès de plus de 800 000 bâtiments d’éducation) La suite
Le débat sur les investissements en Iran (suite)
29 février, 2008 · Poster un commentaire
Le congrès américain menace toute entreprise qui investit pour plus de vingt millions de dollars en Iran. Cependant cela n’empêche pas la présence américaine dans le pays. D’après les propos de Christopher Holton, directeur national du Center For Security Policy’s Divest Terror et malgré les démentis du PDG de General Electric Jeffrey Immelt, l’entreprise maintient son activité en Iran. Le montage est simple : afin de ne pas être visibles et incriminées, les sociétés américaines utilisent des filiales ou des distributeurs étrangers pour être présents sur ce marché. La suite
Hypocrisie américaine sur les investissements en Iran
21 février, 2008 · Poster un commentaire
Les américains fustigent les sociétés étrangères qui investissent en Iran. Cela alors que certaines de leurs propres entreprises telles que Pepsi, Coca Cola ou bien General Electric, le font encore. D’autres pays, dans une logique d’accroissement de leur puissance, vont à l’encontre de la volonté américaine. Cela illustre les rapports de force géoéconomiques actuels. Il faut se rappeler que le congrès américain menace toute entreprise qui investie pour plus de vingt millions de dollars en Iran. Cependant cela n’empêche pas la présence américaine dans le pays. En effet, malgré les interdictions et diverses menaces, certaines sociétés souhaitent jouir du marché iranien. La suite
La faille iranienne dans la stratégie de puissance de la Russie
20 février, 2008 · Poster un commentaire
Depuis la chute du régime irakien en 2003, la politique russe au Moyen-Orient privilégie ses relations avec l’Iran, relations qui se sont étendues depuis le début des années 1990. Ce rapprochement s’est accentué depuis 2005, aboutissant à un élargissement stratégique du champ d’action au Moyen-Orient, tout en provoquant un climat de tension international risquant de le réduire à terme, faisant de l’allié Iranien une force encombrante.
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Les Etats-Unis mènent une guerre de l’information économique
6 février, 2008 · Poster un commentaire
Les Etats-Unis clament haut et fort qu’ils condamnent les investissements étrangers en Iran et notamment celui de la BNP. Pendant ce temps là, ils sont muets sur le fait que l’entreprise américaine Coca Cola a signé au cours de l’été 2007 un contrat pour bâtir sa plus grande usine au monde près de Mashad en Iran. Ils sont aussi silencieux sur le fait qu’Halliburton, la compagnie que le vice-président des Etats-Unis Dick Cheney a dirigée jusqu’à l’an 2000, est installé comme 72 compagnies internationales dans la ville de Kish. La suite

