Les incohérences commerciales du groupe Renault en Inde

10 octobre, 2008 · 2 commentaires 

L’Inde est entrain de devenir un problème pour Renault qui a voulu y commercialiser la Logan. Une fois de plus, la firme française a démontré sa grande faiblesse dans les études de marché lointains. Les erreurs sont hélas toujours les mêmes : autisme des ingénieurs qui sont aux antipodes d’un management interculturel et incapacité des coast killer à comprendre les impératifs financiers liés aux enjeux commerciaux des marchés lointains. La politique des dirigeants de Renault est polarisée sur la réduction des coûts et laisse passer des incohérences managériales incompréhensibles. Renault a aussi de gros problèmes de logistique à cause des blocages lis à l’obsession des réductions de coût. Les pertes de temps dans les processus de décision s’accumulent. On a du mal à comprendre comment un patron de choc comme Carlos Ghosn puisse tolérer de telles erreurs en matière de management et de marketing. La suite

Focus de Knowckers.org : L’enjeu de la réciprocité dans les échanges

26 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Les grandes puissances économiques mondiales semblent depuis quelques années avoir pris la mesure de l’importance du patriotisme économique. En effet, que ce soit des pays développés comme les Etats-Unis ou le Japon ou des pays en voie de développement comme la Chine, tous paraissent d’accord sur un point : la nécessité d’une certaine forme de protectionnisme pour garder sa place dans l’affrontement économique mondialisé. Protéger son économie des attaques extérieures, conserver ses emplois ou défendre les acquis de ses travailleurs est une fierté et un impératif pour bon nombre de pays. La suite

Les SSII internationales vont-elles dans le mur en Inde ?

4 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Dans cet article, il s’agit moins d’évoquer la situation de l’Inde ou des sociétés indiennes que celles des sociétés internationales qui investissent sur le sous continent. Le font-elles en prenant tous les paramètres en ligne de mire ? Les paramètres économiques et statistiques guident le choix des décideurs, évidemment. Mais des signaux sous jacents devraient alerter les SSII étrangères qu’elles risquent de perdre plus que des parts de marché.
L’image du développement économique actuel de l’Inde est adossée à celle de la performance informatique. Les exemples sont nombreux : Bangalore, le plus fameux, est la vitrine de ce pays tournée sur les nouvelles technologies, les logiciels et les centres d’assistance technique. L’Inde a formé en 2007 « 400 000 ingénieurs pour répondre aux besoins d’un marché en forte croissance. Sur les 4 années à venir, le nombre d’emploi dans le secteur informatique devrait ainsi doubler »(1).
Inde, eldorado. Au niveau des sociétés de services informatiques, l’Inde agit comme un aimant mondial et draine des investissements colossaux. Le milliard d’euros ? Intel, Cisco et SAP ont successivement annoncé le milliard d’euros pour développer leurs capacités de distribution et R&D sur le sol indien. De même la SSII française Steria a acquis le britannique Xansa en 2007 pour prendre pied en Inde. Avec 50 % de ses effectifs, Steria a fait le choix de l’Inde pour devenir éligible aux grands comptes. Ce ne sont ici que quelques exemples. L’Inde est attractive. Elle dispose de ces champions, Tata Consultancy Services, Wipro ou Infosys qui ont bénéficié des délocalisations massives des entreprises britanniques et américaines (croissance allant jusqu’à 40% par an).
Signaux faibles de changement. La question légitime qui se pose est de savoir si tous les investissements se justifient au simple fait d’une croissance au zénith et de potentiels supposés illimités ? Les conditions structurelles et conjoncturelles qui ont permis l’explosion des SSII changent et les performances indiennes pourraient être durablement affectées.. Les parcs technologiques sur lesquels se positionnent de nombreuses SSII voient leurs subventions supprimées (exonérations totales d’impôts à l’exportation) à partir de mars 2009. Ensuite, la conjoncture économique américaine pénalise les sociétés informatiques et l’inflation de la roupie noircit considérablement les perspectives. Il ya aussi des signaux sous jacents : les contraintes rencontrées par les sociétés indiennes les poussent à adopter une stratégie moins dépendante des Etats Unis, et donc à s’orienter vers d’autres marchés. On constate ainsi une action globale des sociétés indiennes sur l’Europe. Cette action se traduit par une participation systématique aux appels d’offres européens (concurrencer l’autre sur son marché domestique) et par le rachat massif de PME européennes unique dans leurs savoirs faire. La liberté des échanges n’est pas à remettre en question mais un violent effet de bascule se jouera en faveur des sociétés indiennes lorsqu’elles détiendront le leadership dans l’externalisation des processus métier informatique au niveau mondial, créant de fait une dépendance sur les systèmes d’informations. L’Inde se place en garante des réseaux de communication, s’efforce de gagner la compétition de la connaissance informatique.

Renan Choyer

Sources :
(1) Dossier « L’Inde, puissante rayonnante ». Infoguerre.fr, page 4.
Le miracle high tech indien rencontre ses premiers « bugs ». Les Echos du 11 mars 2008.

Rébellion naxalite en Inde

4 avril, 2008 · Poster un commentaire 

Mi février 2008, le mouvement de révolte maoïste, naxalite, lançait une attaque contre un commissariat de l’Etat d’Orissa (Centre Est de l’Inde) et tuait 13 policiers indiens. Les victimes viennent alourdir un bilan de 750 morts en 2006, selon les autorités indiennes. La présence du mouvement couvre une large bande s’étalant de la frontière et longeant le Golfe du Bengale. La suite

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