Etranges exercices sécuritaires de l’armée allemande et de l’armée suisse

11 septembre, 2008 · 2 commentaires 

Les émeutes et l’instabilité croissante qui existe dans les banlieues françaises inquiètent les pays voisins de la France. L’Allemagne et la Suisse ont pris des mesures pour parer à une éventuelle aggravation de la situation en France. Un plan d’urgence de bouclage des frontières a été élaboré en prévision d’une situation de crise. La suite

Focus de Knowckers.org : La diaspora chinoise et l’expansion économique de la Chine

30 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Les principales recherches sur la diaspora chinoise se sont centrées sur l’Europe de l’Ouest et les États-Unis, analysant les processus de sa transformation (Ma Mung, 2000) prenant en compte ses dimensions historiques (Pina-Guerassimoff, 2003 ; Poisson, 2004) et économiques (Waldinger et Tseng, 1992 ; Campani, 1994), s’interrogeant sur les répercussions de son installation dans les sociétés d’accueil (Guillon et Taboada Leonetti, 1986) et sur ses modalités d’intégration (Trolliet, 1999). La suite

La France est en train de devenir un maillon faible

5 juin, 2008 · 4 commentaires 

Un cadre d’entreprise s’étonnait dernièrement que c’était la France qui était visée par la Chine après l’affaire de la flamme olympique alors qu’il y avait eu des manifestations aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Pourquoi la France ? D’abord les faits : C’est une ONG française Reporters Sans Frontières (RSF) qui s’est mise en avant pour manifester non seulement à Paris mais précédemment à Athènes. Autrement dit, une voix française ne s’est pas contentée de manifester à Paris. Elle a pris les devants et l’a fait dans le pays symbole des jeux olympiques, la Grèce, point de départ du voyage de la flamme olympique dans son périple à travers le monde. Cette arrogance n’a pas échappé aux Chinois qui ne sont pas dupes dans cette affaire. Ils savent bien que les Etats-Unis jouent un double jeu et les soupçonnent d’être à l’origine de l’agitation internationale autour de l’affaire du Tibet bien que Washington insiste sur les relations cordiales avec la Chine compte tenu des intérêts économiques entre les deux pays. C’est la raison pour laquelle, Pékin ne riposte pas frontalement contre les manœuvres souterraines des services américains sur la question du Tibet. N’oublions pas que ces derniers sont assez intelligents pour ne pas mettre de l’huile sur le feu en prenant appui sur le levier des ONG américaines. Ils préfèrent activer des forces non américaines qu’ils aident en sous-main. La France est exactement dans le cas inverse. Ses services n’ont strictement rien à voir avec la démarche de l’ONG RSF. Mais c’est elle qui est sur la sellette à travers la réaction officielle et officieuse de la Chine (manifestations « spontanées » contre les implantations de Carrefour en Chine, campagnes de dénigrement sur Internet). Comment expliquer ce paradoxe ?
L’explication la plus simple est l’état du rapport de force entre la Chine et les Etats-Unis. Pékin a plus à perdre qu’à gagner en attaquant frontalement la diplomatie américaine sur la question du Tibet. Si on limite l’analyse à l’enjeu d’image lié à Pékin 2008 de cet été et sur les gains à tirer de l’économie des Jeux olympiques qui s’appuie principalement sur les grands networks anglo-saxons, il est évident que les autorités doivent s’accommoder de l’attitude américaine. Rappelons pour mémoire que les royalties publicitaires sur les anneaux olympiques ont été perçues à partir des années 80 par le Comité olympique américain. Dans ce cas, pourquoi la Chine n’exerce-t-elle pas des mesures de rétorsion à l’égard de la Grande Bretagne ? Londres dispose d’arguments que la France n’a pas. Un petit rappel s’avère nécessaire : un an après avoir rétrocédé Hong Kong à la Chine, la Royal Navy a fait un exercice militaire d’envergure dans les eaux internationales aux larges des côtes chinoises pour rappeler à Pékin que le Foreign Office tenait aux respects des engagements pris par la République populaire chinoise. Aucun pouvoir politique français n’aurait eu l’audace d’exercer un tel moyen de pression dans des circonstances analogues depuis la sortie de la France de l’OTAN sous la présidence de la République exercée par le général de Gaulle.
Ce manque de crédibilité de la France est la conséquence directe du déficit d’expression de sa politique de puissance. La gesticulation ne remplace pas la stratégie. Telle est la leçon à tirer de cette affaire. La Chine communiste tirera tous les avantages possibles de cette faille de la politique française en soufflant tantôt le chaud (remerciements pour l’aide apportée par les entreprises françaises implantées en Chine lors du dernier tremblement terre) puis le froid (déclarations des organismes de tourisme chinois sur un boycott éventuel de la France). Dans ce jeu « très asiatique », la France n’aura de cesse d’essayer d’amadouer Pékin. C’est justement-là son point faible. Celle leçon de choses en termes de stratégie d’influence n’est pas anecdotique. Elle souligne notre déficit sur un point crucial : « comment se faire craindre par le fort quand on est faible ». Contrairement aux apparences, la France ne manque pas d’arguments. Encore faudrait-il que son pouvoir exécutif ait la capacité intellectuelle et le courage politique pour missionner les services compétents afin de nous sortir de ce coin du ring.

Relocalisations

19 mai, 2008 · Poster un commentaire 

Le constat est alarmant : 25% des entreprises ayant opéré une délocalisation déclarent ne pas être satisfaites de l’opération. Dans ces cas, comme nous l’    avons décrit dans ce dossier, la relocalisation n’est pas une fatalité, mais est la conséquence d’une mauvaise anticipation des potentiels obstacles rencontrés sur place, ou d’une implantation mal maîtrisée.
L’aspect contradictoire avec les objectifs d’accroissement de puissance économique d’un Etat ne doit cependant pas être généralisé à toutes les formes de relocalisations. La France, comme tout autre pays, a ses lacunes, et ces dernières poussent les entreprises à rechercher un lieu d’implantation où ces obstacles n’existent pas. Il n’est cependant pas interdit à un pays d’élaborer des plans ayant pour but de contourner, voire d’éliminer ces obstacles. Le retour d’entreprises françaises sur notre territoire en raison de cette amélioration de conjoncture serait révélateur de l’attractivité du pays, tant pour ses firmes, que pour les firmes étrangères, qui seraient attirées par le nouveau potentiel de développement du territoire.
La sphère médiatique, et l’opinion générale qu’elle engendre, est à l’origine, comme aux Etats-Unis, d’une véritable chasse aux délocalisations, même lorsque ces dernières s’inscrivent dans une stratégie de développement de l’activité à l’international et de conquête de nouveaux marché. Cette tendance,  fâcheuse dans ce cas, prend une dimension nouvelle avec l’apparition dans l’opinion publique du phénomène de relocalisation. Le Job for America Bill de John Kerry, ou l’American Jobs Creation Act du Congrès américain, qui propose des plan radicaux pour conserver les entreprises sur le territoire, et pénaliser celles qui s’exportent, ne sont que la traduction d’un renouveau du patriotisme primaire. Ces lois vont nettement à l’encontre de l’idéologie libérale, et, encore une fois, sont clairement en contradiction avec l’idée de mondialisation. On ne devient pas un puissant en se barricadant.

Guillaume Detilleux

Le jeu inégal entre pays libéraux

16 mai, 2008 · 1 commentaire 

Le Japon affiche officiellement 170 secteurs stratégiques dans le domaine économique. De leur côté, les Etats-Unis verrouillent leur marché intérieur par le biais de leur loi sur la sécurité nationale. Cette différence se retrouve aussi dans l’ouverture des Bourses au capital étranger comme l’indique les répartitions entre ces quatre places boursières. La suite

Les ports français, un vecteur de puissance ?

26 février, 2008 · Poster un commentaire 

Pour améliorer l’affirmation de la force française, il convient de faire un état des lieux des différents vecteurs de la puissance spécifiques à notre territoire et aux échanges avec les territoires étrangers. Dans la cartographie des vulnérabilités structurelles françaises, les ports et leur capacité à s’imposer dans le trafic international sont une des faiblesses majeures. Avec plus de 3000 km de côte ouvrant sur quatre façades maritimes (la mer du nord, la manche, l’atlantique et la méditerranée), la France aurait dû s’affirmer dans le trafic maritime international. La suite

Le débat sur la colonisation en Algérie

19 décembre, 2007 · 8 commentaires 

Il est plus que temps de remettre un peu les pendules à l’heure. La lettre d’André Savelli, Professeur agrégé du Val de Grâce, a le mérite de rappeler quelques points de repère essentiels sur l’histoire de l’Algérie. Pour devenir une nation forte, les Algériens doivent assumer leur réalité d’avant la colonisation, ce qui est loin d’être le cas. La colonisation n’était pas la seule issue de leur destin, c’est évident. En revanche, lui attribuer tous les maux de l’Algérie actuelle est non seulement une erreur mais une forme de négationnisme qui ouvre la porte à tous les excès et à leurs conséquences.
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Galiléo : le jeu dangereux de l’Allemagne

19 novembre, 2007 · Poster un commentaire 

Le Projet européen de navigation par satellite Galiléo peine à voir le jour. Né d’une idée française, en 1998, il doit, à terme, doter l’Union d’un système performant, aux retombées commerciales prometteuses. Il doit permettre également de briser le monopole du système américain GPS, assurant ainsi à l’Europe une indépendance stratégique. Prévu initialement pour une mise en service en 2008, puis 2010, le projet affiche  trois ans de retard. Il bute aujourd’hui sur la question de son financement. La suite

Le gouvernement français engage mal le débat sur l’Europe

30 octobre, 2007 · 1 commentaire 

Un diaporama circule aujourd’hui sur le net. Sa démonstration est redoutable : le nouveau traité, de 256 pages, dit « modificatif », est une copie-conforme du projet de Constitution proposé au referendum le 29 mai 2005 et rejeté par 54,7% des électeurs français. Selon les commentaires de certains journalistes La suite

Les Coréens s’emparent d’une partie de notre technologie navale

30 octobre, 2007 · Poster un commentaire 

Le groupe sud-coréen STX Shipbuilding a racheté 39.2% d’ Aker Yards, le groupe qui possède les ex-Chantiers de l’Atlantique. La France vient de subir une défaite particulièrement cinglante dans le domaine de la construction navale. Les économistes libéraux et une branche importante du patronat concluront qu’il s’agit là d’un épiphénomène des jeux naturels du marché. Pour les partisans d’un maintien d’un savoir faire de souveraineté en matière de transport maritime, cette acquisition équivaut à une défaite qui induit une menace sur la construction des navires militaires français. Le groupe européen a conçu et réalisé, en coopération avec DCNS, les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) du type Mistral et Tonnerre. Que vont devenir les technologies innovantes utilisées dans ces BPC ? Le groupe coréen a construit son savoir-faire dans le domaine à la méthode japonaise, c’est-à-dire en se réappropriant le savoir-faire occidental. Comment la France va-t-elle préserver une démarche d’innovation pour sa marine militaire ?

Lire à ce propos l’excellent article publié par Mer et Marine :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105849

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