Le pétrole angolais : entre prise de contrôle par la Chine et perte d’influence de la France
27 octobre, 2009 · Poster un commentaire
Le pétrole angolais intéresse tous les pays développés et les grands pays en développement, du fait d’une relative stabilité politique après 27 ans de guerre civile qui déstabilisait la région et d’une grande liberté d’action pour les Majors, qui quelques fois ne sont que les instruments des gouvernements de leur pays. Dans ce contexte, on a pu remarquer une montée en puissance de la Chine dans le jeu économique angolais parallèlement à une diminution de l’influence de la France, sanctionnée après l’affaire Falcone et la vente d’armes à l’Angola. La suite
Guerre économique dans le Golfe de Guinée ?
6 juillet, 2009 · Poster un commentaire
Depuis quelques mois, la marine américaine entraîne des partenaires africains dans le golfe de Guinée afin de contribuer, selon les propos officiels, au renforcement de la sécurité dans une région affectée par la piraterie, le trafic de drogue et les attaques visant des installations pétrolières. L’USS Nashville, navire de guerre de 17.000 tonnes dont l’équipage compte environ 420 membres, fait escale dans cinq ports pour des stages de formation dans des domaines aussi divers que la protection des plates-formes pétrolières, la lutte contre les incendies ou le droit maritime. La suite
Areva entre deux feux au Niger ?
26 mai, 2009 · 1 commentaire
L’avènement du web 2.0 permet d’utiliser les autoroutes de l’information dans un double sens. D’une économie basée sur l’intermédiation de l’information et sur un schéma de type « diffusion », on assiste à l’éclosion de la publication directe de type réactif. Ce nouveau contexte médiatique bouscule les rapports du faible au fort au sein d’une guerre de l’information. La suite
600 000 chômeurs de plus en France à la fin 2009 ?
23 janvier, 2009 · Poster un commentaire
Les prévisions gouvernementales pour cette année sont très pessimistes. A raison d’une moyenne de 50 000 chômeurs de plus chaque mois, le gouvernement étudie toutes les manières de limiter les effets dominos de la crise, y compris en gelant partiellement le dégraissage en effectifs des forces armées. La France va avoir besoin de tous ses moyens pour encaisser un tel choc économique. La suite
L’absence française en Inde
18 décembre, 2008 · Poster un commentaire
Pourquoi la France a-t-elle peur de l’Inde ? C’est une question que je me pose régulièrement. La semaine dernière je participais à un symposium sur les matériaux avancés et les polymères appliqués au domaine de la défense et de l’industrie aérospatiale. Lors de ce symposium, bon nombre de scientifiques indiens présentaient leurs travaux de recherches. La suite
Etranges exercices sécuritaires de l’armée allemande et de l’armée suisse
11 septembre, 2008 · Poster un commentaire
Les émeutes et l’instabilité croissante qui existe dans les banlieues françaises inquiètent les pays voisins de la France. L’Allemagne et la Suisse ont pris des mesures pour parer à une éventuelle aggravation de la situation en France. Un plan d’urgence de bouclage des frontières a été élaboré en prévision d’une situation de crise. La suite
Focus de Knowckers.org : La diaspora chinoise et l’expansion économique de la Chine
30 juin, 2008 · Poster un commentaire
Les principales recherches sur la diaspora chinoise se sont centrées sur l’Europe de l’Ouest et les États-Unis, analysant les processus de sa transformation (Ma Mung, 2000) prenant en compte ses dimensions historiques (Pina-Guerassimoff, 2003 ; Poisson, 2004) et économiques (Waldinger et Tseng, 1992 ; Campani, 1994), s’interrogeant sur les répercussions de son installation dans les sociétés d’accueil (Guillon et Taboada Leonetti, 1986) et sur ses modalités d’intégration (Trolliet, 1999). La suite
La France est en train de devenir un maillon faible
5 juin, 2008 · Poster un commentaire
Un cadre d’entreprise s’étonnait dernièrement que c’était la France qui était visée par la Chine après l’affaire de la flamme olympique alors qu’il y avait eu des manifestations aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Pourquoi la France ? D’abord les faits : C’est une ONG française Reporters Sans Frontières (RSF) qui s’est mise en avant pour manifester non seulement à Paris mais précédemment à Athènes. Autrement dit, une voix française ne s’est pas contentée de manifester à Paris. Elle a pris les devants et l’a fait dans le pays symbole des jeux olympiques, la Grèce, point de départ du voyage de la flamme olympique dans son périple à travers le monde. Cette arrogance n’a pas échappé aux Chinois qui ne sont pas dupes dans cette affaire. Ils savent bien que les Etats-Unis jouent un double jeu et les soupçonnent d’être à l’origine de l’agitation internationale autour de l’affaire du Tibet bien que Washington insiste sur les relations cordiales avec la Chine compte tenu des intérêts économiques entre les deux pays. C’est la raison pour laquelle, Pékin ne riposte pas frontalement contre les manœuvres souterraines des services américains sur la question du Tibet. N’oublions pas que ces derniers sont assez intelligents pour ne pas mettre de l’huile sur le feu en prenant appui sur le levier des ONG américaines. Ils préfèrent activer des forces non américaines qu’ils aident en sous-main. La France est exactement dans le cas inverse. Ses services n’ont strictement rien à voir avec la démarche de l’ONG RSF. Mais c’est elle qui est sur la sellette à travers la réaction officielle et officieuse de la Chine (manifestations « spontanées » contre les implantations de Carrefour en Chine, campagnes de dénigrement sur Internet). Comment expliquer ce paradoxe ?
L’explication la plus simple est l’état du rapport de force entre la Chine et les Etats-Unis. Pékin a plus à perdre qu’à gagner en attaquant frontalement la diplomatie américaine sur la question du Tibet. Si on limite l’analyse à l’enjeu d’image lié à Pékin 2008 de cet été et sur les gains à tirer de l’économie des Jeux olympiques qui s’appuie principalement sur les grands networks anglo-saxons, il est évident que les autorités doivent s’accommoder de l’attitude américaine. Rappelons pour mémoire que les royalties publicitaires sur les anneaux olympiques ont été perçues à partir des années 80 par le Comité olympique américain. Dans ce cas, pourquoi la Chine n’exerce-t-elle pas des mesures de rétorsion à l’égard de la Grande Bretagne ? Londres dispose d’arguments que la France n’a pas. Un petit rappel s’avère nécessaire : un an après avoir rétrocédé Hong Kong à la Chine, la Royal Navy a fait un exercice militaire d’envergure dans les eaux internationales aux larges des côtes chinoises pour rappeler à Pékin que le Foreign Office tenait aux respects des engagements pris par la République populaire chinoise. Aucun pouvoir politique français n’aurait eu l’audace d’exercer un tel moyen de pression dans des circonstances analogues depuis la sortie de la France de l’OTAN sous la présidence de la République exercée par le général de Gaulle.
Ce manque de crédibilité de la France est la conséquence directe du déficit d’expression de sa politique de puissance. La gesticulation ne remplace pas la stratégie. Telle est la leçon à tirer de cette affaire. La Chine communiste tirera tous les avantages possibles de cette faille de la politique française en soufflant tantôt le chaud (remerciements pour l’aide apportée par les entreprises françaises implantées en Chine lors du dernier tremblement terre) puis le froid (déclarations des organismes de tourisme chinois sur un boycott éventuel de la France). Dans ce jeu « très asiatique », la France n’aura de cesse d’essayer d’amadouer Pékin. C’est justement-là son point faible. Celle leçon de choses en termes de stratégie d’influence n’est pas anecdotique. Elle souligne notre déficit sur un point crucial : « comment se faire craindre par le fort quand on est faible ». Contrairement aux apparences, la France ne manque pas d’arguments. Encore faudrait-il que son pouvoir exécutif ait la capacité intellectuelle et le courage politique pour missionner les services compétents afin de nous sortir de ce coin du ring.
Relocalisations
19 mai, 2008 · Poster un commentaire
Le constat est alarmant : 25% des entreprises ayant opéré une délocalisation déclarent ne pas être satisfaites de l’opération. Dans ces cas, comme nous l’ avons décrit dans ce dossier, la relocalisation n’est pas une fatalité, mais est la conséquence d’une mauvaise anticipation des potentiels obstacles rencontrés sur place, ou d’une implantation mal maîtrisée.
L’aspect contradictoire avec les objectifs d’accroissement de puissance économique d’un Etat ne doit cependant pas être généralisé à toutes les formes de relocalisations. La France, comme tout autre pays, a ses lacunes, et ces dernières poussent les entreprises à rechercher un lieu d’implantation où ces obstacles n’existent pas. Il n’est cependant pas interdit à un pays d’élaborer des plans ayant pour but de contourner, voire d’éliminer ces obstacles. Le retour d’entreprises françaises sur notre territoire en raison de cette amélioration de conjoncture serait révélateur de l’attractivité du pays, tant pour ses firmes, que pour les firmes étrangères, qui seraient attirées par le nouveau potentiel de développement du territoire.
La sphère médiatique, et l’opinion générale qu’elle engendre, est à l’origine, comme aux Etats-Unis, d’une véritable chasse aux délocalisations, même lorsque ces dernières s’inscrivent dans une stratégie de développement de l’activité à l’international et de conquête de nouveaux marché. Cette tendance, fâcheuse dans ce cas, prend une dimension nouvelle avec l’apparition dans l’opinion publique du phénomène de relocalisation. Le Job for America Bill de John Kerry, ou l’American Jobs Creation Act du Congrès américain, qui propose des plan radicaux pour conserver les entreprises sur le territoire, et pénaliser celles qui s’exportent, ne sont que la traduction d’un renouveau du patriotisme primaire. Ces lois vont nettement à l’encontre de l’idéologie libérale, et, encore une fois, sont clairement en contradiction avec l’idée de mondialisation. On ne devient pas un puissant en se barricadant.
Guillaume Detilleux
Le jeu inégal entre pays libéraux
16 mai, 2008 · Poster un commentaire
Le Japon affiche officiellement 170 secteurs stratégiques dans le domaine économique. De leur côté, les Etats-Unis verrouillent leur marché intérieur par le biais de leur loi sur la sécurité nationale. Cette différence se retrouve aussi dans l’ouverture des Bourses au capital étranger comme l’indique les répartitions entre ces quatre places boursières. La suite

