Flash Back : La timide présence de Greenpeace dans la plus grande catastrophe écologique maritime

3 août, 2015 · Poster un commentaire 

L’été est une période qui permet de revenir sur des faits passés importants et surtout de s’interroger sur le jeu de certains acteurs à qui les autorités et les médias accordent de manière un peu trop systématique un chèque en blanc sur leur manière de mettre en musique leur stratégie de communication et surtout sur la finalité de certaines de leur action.

Dossier à télécharger ici : Dossier Flash Back Greenpeace

L’attaque de Greenpeace contre Shell, Acte II

12 février, 2013 · Poster un commentaire 

Au milieu des années quatre-vingt-dix se déroulait une véritable guerre de l’information entre Shell et Greenpeace concernant le sabordage de la plateforme pétrolière Brent Spar dans la mer du nord. Guerre de rapports scientifiques, abordage de la plateforme par les activistes diffusé mondialement, appel au boycott, utilisation de l’affect sur la population,… La suite

Greenpeace préfère s’attaquer aux poupées Barbie qu’à BP

16 juin, 2011 · 5 commentaires 

Les rentes de situation, cela devient lassant. L’ONG Greenpeace a lancé une nouvelle sous campagne de protestation contre la déforestation en prenant pour cible marketing le fabricant des poupées Barbie. La suite

La culpabilisation des Français par Total

2 juin, 2011 · 6 commentaires 

Le groupe Total (ex Compagnie Française des pétroles), en association avec les géants de l’automobile français, a bénéficié des largesses fiscales mises en place par l’État dans un contexte économique où la diminution des coûts de transport routier était une priorité.
Le gazole était historiquement destiné aux poids lourds dont l’essor a été favorisé par une fiscalité avantageuse depuis les trente glorieuses. La suite

Les prétextes de Greenpeace pour fuir le Golfe du Mexique

21 juillet, 2010 · 1 commentaire 

Depuis le début de la marée noire dans le Golf du Mexique, tout le monde s’étonne du silence assourdissant de Greenpeace sur le sujet. Organisation prompte à dénoncer les plus petites comme les plus grandes causes, Greenpeace se limite volontairement ou pas à la mise en place d’un concours de singerie du logo de BP. La suite

Google bascule dans la démagogie aux dépens de la démocratie et de l’éthique

2 juillet, 2010 · 14 commentaires 

Qui a la légitimité de débattre de la morale et de la finalité de la démocratie sur Internet ?  Certainement pas Google ! Les deux décisions hautement symboliques prises par la firme américaine à l’égard de la Chine et de BP résument l’opportunisme commercial de cette entreprise qui est prêt à tout pour gagner des marchés.
La nouvelle n’a pas fait grand bruit. La suite

Les risques que BP fait encourir à la Grande Bretagne

29 juin, 2010 · 6 commentaires 

17% du volume des retraites versées aux Britanniques dépendent de la survie de BP. La catastrophe écologique du Golfe du Mexique qui se poursuit depuis des semaines menace à terme la survie du groupe BP. Le gouvernement britannique appréhende les réactions intempestives du président Obama qui jouera sa réélection sur ce dossier. La suite

Greenpeace en posture très minimaliste contre BP

21 juin, 2010 · 7 commentaires 

On attendait une mobilisation générale de l’ONG Greenpeace Monde sur la plus grande catastrophe écologique depuis la catastrophe de Tchernobyl de 1986. Or pour l’instant, force est de constater qu’il n’en est rien. Comparée à la campagne que Greenpeace mena en 1995 contre Shell à propos du coulage de la plateforme Brent Spar, la réaction de Greenpeace contre la compagnie pétrolière BP est insignifiante.  La suite

La biodiversité, un fonds de commerce rentable

7 avril, 2008 · 3 commentaires 

La biodiversité, défendue à corps et à cris par des ONG très en vues, peut également faire l’objet d’un commerce fructueux pour lesdites gardiennes de la nature.
L’association WWF dispose ainsi d’une puissance de feu redoutable. L’ONG au panda, présente dans 96 pays, avec presque 5 millions d’adhérents, dispose d’un budget conséquent de 320 millions de dollars. Les donneurs les plus importants sont issus du monde des affaires et de la haute société aristocratique britannique. L’association, fondée en 1961 par Sir Julian Huxley, un scientifique « humaniste », a été soutenu à sa création par le Foreign Office britannique. L’organisation se serait alors servie de la nature comme outil ségrégatif, les réserves animalières ayant joué un rôle stratégique dans des conflits opposant la Couronne aux groupes nationalistes. En 1989, des dirigeants du WWF ont pu ainsi être mis en cause directement dans des opérations de mercenaires en Afrique Australe.
D’autre part, la journaliste Sylvie Lasserre a mis en cause  « certaines ONG [dont WWF] qui permettraient à des géants industriels de pratiquer la bio prospection dans les zones qu’elles sont censées protéger ». Les réserves de biodiversité dont WWF est propriétaire recèle en effet des richesses très convoitées par les grands laboratoires, et lorsque l’on sait que l’un des cofondateurs de WWF a été vice-président le groupe pharmaceutique Hoffmann-Laroche, on est en droit de se poser certaines questions.
Dans la même veine, l’ONG Conservation International a elle aussi fait l’objet de polémiques quant à son but affiché (to protect the Earth’s biodiversity), et ses activités réelles ou supposées de bio prospection. On trouve ainsi parmi ses fidèles donateurs des acteurs à la recherche de nouvelles molécules (et donc des plantes qui peuvent les fabriquer) comme Bristol-Myers, Texaco, et l’inévitable Monsanto. Au comité de direction, Starbucks Coffee ou BP donnent une fois de plus l’impression dérangeante qu’ils n’y sont pas de manière totalement désintéressée.
L’observatoire de la génétique québécois reprend ainsi une citation du livre « Tarzan, Indiana Jones and Conservation International’s Global Greenwash Machine »d’Aziz Choudry : « «[a]u Panama, Conservation International (CI) a collaboré avec les compagnies Novartis et Monsanto, notamment, pour effectuer une bio prospection ‘écologiquement inspirée’. Il s’agissait de rechercher des produits pharmaceutiques et agricoles dérivant de plantes, de champignons et d’insectes. Au Surinam, CI a travaillé à la collecte d’échantillons végétaux avec Bristol Myers Squibb et ses ethnobotanistes. CI s’est efforcé de gagner la confiance des communautés indigènes et de leurs guérisseurs, mais a négocié une entente douteuse sur le partage des bénéfices».
De quoi avoir de sérieux doutes sur la crédibilité des ONG protégeant la biodiversité.

Martin Pasquier

Sources :
http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/048007.pdf
http://generationgrenelle.blogspot.com/2008/01/world-wide-fund-for-nature-un-hedge.html
http://paysan-bio.blogspot.com/2007/07/pourquoi-je-me-mfie-des-ong-cologistes.html
http://www.ircm.qc.ca/bioethique/obsgenetique/cadrages/cadr2007/c_no33_07/ci_no33_07_01.html