L’écologie est un combat difficile. Les porte-paroles de ce combat pour la survie de la planète ne doivent être ambigus sur la concordance entre leurs paroles et leurs actes. Yann Arthus-Bertrand se présente comme un adepte résolu de la cause écologiste, en appelle à la vigilance contre la prolifération des gaz à effet de serre. Sa pratique professionnelle devrait l’amener à plus d’humilité car son commerce photographique n’est pas dénué de pratiques polluantes, en particulier celles générées par la prise systématique de vues en hélicoptère. Yann Arthus-Bertrand se justifie sur cette contradiction en déclarant qu’il peut financer des projets d’énergies renouvelables : «Je compense [ainsi] les émissions de gaz à effet de serre qu’engendrent mes activités personnelles et photographiques ». Ce type de déclaration alambiquée ne convainc pas grand monde et obscurcit un peu plus l’affichage symbolique des idéaux écologiques.

Commentaires
Bien beau et facile de tirer
Bien beau et facile de tirer à boulet rouge sur un leader de la communication écologique. Il eut été plus informatif d'argumenter vos propos, par exemple en réalisant un bilan carbone de ces activités...
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