En Octobre 2006, s’est tenu aux Etats-Unis la première rencontre du Réseau mondial d’échange de connaissances pour le développement (Global Development Learning Network). 500 personnes représentant plus d’une centaine de pays ont assisté aux débats. Le détail important pour notre pays est qu’il n’y avait qu’un seul Français, Jean-Michel Treille qui est un expert indépendant reconnu dans la gouvernance d’entreprise (Jean-Michel Treille, Le pilotage opérationnel de l’entreprise, éditions d’organisation, 2004).
Ce réseau de GDLN qui est animé par la Banque Mondiale, constitue un excellent moyen d’accès aux nouvelles élites des économies émergentes. Sur son site, les animateurs précisent que les clients du GNLD « comprennent des institutions universitaires qui offrent des programmes de formation à distance sur les questions liées au développement, des agences d’aide au développement qui cherchent à établir le dialogue avec les principaux partenaires à travers le monde, des agences gouvernementales chargées de négocier les moyens d’action avec leurs homologues d'autres pays, et des organisations non gouvernementales qui prévoient des conférences avec leurs partenaires à travers le monde». Il s’agit donc d’un enjeu non négligeable à moyen/long terme. Un an après cette manifestation, peu de choses ont bougé. Le terrain reste toujours aussi peu occupé par des forces françaises organisées. Le pouvoir politique français prend des mesures défensives (cf. la création de la Direction du Renseignement Intérieur) mais est très peu actif dans les mesures offensives dans le domaine de l’influence et celui des opérations d’information.

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