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	<description>L'information décryptée</description>
	<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:42:29 +0000</pubDate>
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		<title>Le problème du transfert des données des passagers européens aux États-Unis</title>
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		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le 19 avril, le Parlement européen a approuvé le nouveau projet d&#8217;accord sur le transfert des données des passagers aériens de l&#8217;Union européenne vers les États-Unis. 409 eurodéputés ont voté pour, 226 contre et 33 se sont abstenus.
Les échanges ont été rudes, portant pour l&#8217;essentiel sur l&#8217;équilibre à trouver entre protection de la vie privée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 avril, le Parlement européen a approuvé le nouveau projet d&#8217;accord sur le transfert des données des passagers aériens de l&#8217;Union européenne vers les États-Unis. 409 eurodéputés ont voté pour, 226 contre et 33 se sont abstenus.<span id="more-2152"></span><br />
Les échanges ont été rudes, portant pour l&#8217;essentiel sur l&#8217;équilibre à trouver entre protection de la vie privée et lutte antiterroriste. Les données des dossiers passagers ou PNR (pour Passenger Name Record) sont destinées au Département de la sécurité intérieure des États-Unis (Department of Homeland Security ou DHS), ainsi qu&#8217;aux agences de renseignement américaines.<br />
Ces dossiers comprennent de très nombreuses informations personnelles et confidentielles : nom, sexe, nationalité, adresse, numéro de passeport, numéro de carte de crédit, préférences (alimentaires, par exemple), … Présenté comme un des instruments de la lutte contre le terrorisme, ce dispositif a été mis en place par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 et son fondement juridique est depuis une pomme de discorde entre les instances européennes et les autorités américaines. La dernière version de l&#8217;accord PNR a été négociée avec Washington en 2010 par la commissaire européenne chargée des affaires intérieures, Cecilia Malmström. Fin 2011, il a été validé par la Commission et le Conseil. Faisant suite au traité de Lisbonne entré en vigueur en 2009, Strasbourg devait aussi donner son avis pour l&#8217;approbation de cet accord à portée internationale. C&#8217;est chose faite.</p>
<p><strong>Un accord non conforme au droit européen</strong><br />
Au-delà des considérations sécuritaires, politiques et diplomatiques qui ont conduit à ce vote favorable, et malgré les engagements de l&#8217;administration américaine sur la libéralisation des visas à destination des États-Unis et l&#8217;accès pour ses alliés à de nombreuses bases de données (dont le PNR), plusieurs parlementaires européens soulignent que cet accord, non limité quant à l&#8217;utilisation des données collectées, n&#8217;est pas conforme au droit européen qui, entre autres points, impose comme condition de définir le but d&#8217;une collecte de données privées.<br />
Ces euro-parlementaires s&#8217;inquiètent donc du champ d&#8217;utilisation de ces données personnelles, mais aussi de la durée de leur conservation. Inquiétude confortée par l&#8217;annonce des États-Unis du renforcement de l&#8217;initiative secure flight qui nécessite le transfert les données PNR afférentes, non seulement aux vols vers et aux États-Unis, mais aussi vers des pays voisins comme le Mexique ou le Canada. Les périodes de conservation ont été prolongées par chaque nouvel accord, passant de trois ans et demi en 2004 à une durée indéterminée en 2011. Dans le nouvel accord, les PNR devraient être stockées cinq ans sur une base de données &#8220;active&#8221;, avant d&#8217;être archivées sur une base&#8221;dormante&#8221; pour dix ans supplémentaires.<br />
Sur ce sujet éminemment sensible, il convient également de s&#8217;interroger sur les systèmes de réservation informatique ou GDS (pour GlobalDistributionSystems) qui permettent aux compagnies aériennes de collecter et stocker les données PNR. En effet, pour traiter les réservations de leurs clients, ces compagnies font appel à un nombre réduit d&#8217;intermédiaires. S&#8217;ils n&#8217;entrent pas directement dans le cadre de l&#8217;accord PNR, ces prestataires technologiques jouent cependant un rôle central en enregistrant les masters des dossiers PNR.</p>
<p><strong>L’ignorance des passagers </strong><br />
La plupart des passagers ignorent l&#8217;existence même de ces bases de données où, en fonction des vols et des escales, plusieurs dossiers peuvent être enregistrés pour un seul et même voyageur.Au final, chaque système de réservation informatique est capable de gérer plusieurs milliers de transactions par minute. Quatre des principales sociétés spécialisées dans les GDS – Amadeus, Galileo, Sabre et Worldspan – centralisent ainsi l&#8217;essentiel des données des passagers collectées par la quasi-totalité des compagnies aériennes du monde. Le marché des GDS est même beaucoup plus large puisqu&#8217;il inclut aussi les réservations de billets de trains, de billets maritimes, de voitures de location ou de chambre d&#8217;hôtels.<br />
Depuis février, Google qui a racheté l&#8217;entreprise ITA Software spécialisée dans le tourisme, s&#8217;est également lancé dans ce type de services où l&#8217;on trouve également les centrales de réservation et autres bookingengines qui proposent sur le Net des systèmes de distribution directe. Un marché de plusieurs milliards de dollars par an (9,6 Md$ en 2009 – Source : PhoCusWright).<br />
Principalement basées aux États-Unis, ces entreprises (Galileo, Sabre et Worldspan) sont soumises à la législation américaine. Ce transfert commercial incontrôlé viole les lois de protection des données européennes. Une fois localisées sur le territoire américain, l&#8217;administration peut court-circuiter l&#8217;accord PNR en obtenant, par le biais d&#8217;injonctions,ces données auprès des systèmes de réservation informatique. Et il n&#8217;y a pas la moindre garantie non plus sur le nombre et la qualité des personnes qui peuvent consulter et exploiter ces données.<br />
Le transfert des données PNR n&#8217;est qu&#8217;un des dossiers faisant l&#8217;objet de difficiles négociations entre l&#8217;Europe et les États-Unis. Depuis le 11 septembre 2001, Swift, entreprise de droit belge et fournisseur mondial de services interbancaires, coopère avec le département du Trésor américain afin de contribuer à geler les mouvements de fonds de terroristes présumés.<br />
Source d&#8217;informations colossale pouvant être aisément analysée, croisée avec de multiples autres bases de données fiscales, biométriques, commerciales ou autres, les données PNR peuvent être utilisées à des fins tout autres que la gestion des réservations ou l&#8217;établissement d&#8217;une liste de passagers.<br />
Lutte contre le terrorisme et l&#8217;immigration clandestine, plates-formes électroniques de gestion des réservations opaques, protection des libertés individuelles, profilage des voyageurs-consommateurs, appétits commerciaux, toutes ces thématiques se télescopent et s&#8217;entrelacent. Et force est de constater que l&#8217;Europe n&#8217;occupe pas une position dominante sur ce terrain.</p>
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		<title>Cyber-opération sur le problème du carbone</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 10:28:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[cyber attaque]]></category>

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		<description><![CDATA[Par une décision entrée en vigueur en janvier 2012 pour être effective en 2013, une taxe au carbone sur le transport aérien a déclenché une rhétorique de guerre commerciale entre plusieurs pays. Or, la législation européenne prévoit une exemption de la taxe pour les pays mettant en œuvre des mesures équivalentes pour limiter les émissions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par une décision entrée en vigueur en janvier 2012 pour être effective en 2013, une taxe au carbone sur le transport aérien a déclenché une rhétorique de guerre commerciale entre plusieurs pays. Or, la législation européenne prévoit une exemption de la taxe pour les pays mettant en œuvre des mesures équivalentes pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Donc, d’autres pays se trouvent contraints de « normer » un marché du carbone par le savoir et la connaissance. <span id="more-2148"></span><br />
Ainsi, il existe une bataille stratégique pour le carbone dont l’issue est la production de normes au niveau mondial qui peut constituer un facteur de puissance pour celui qui l’imposera. Celle-ci tient autant à l’émergence et qu’à la crédibilité des échanges sur un jeune marché du carbone dans le cadre d’une réglementation sur son émission.<br />
Fait concomitant à cet enjeu et intervenant au même moment que la taxe au carbone, des cyber-attaques ciblées et sophistiqués sur 13 registres d’émissions de CO2 de pays de l’UE ont permis de récupérer des codes d’accès de détenteurs de quotas de CO2 sur le marché européen. Puis, les cyber-attaquants les ont déplacées vers le marché d’échange des nations unis au profit d’autres pays hors Union européenne.<br />
Ces attaques ont été le fruit d’une planification opérationnelle. Elles se sont déroulées sur plusieurs jours dont l’objectif fut la revente des quotas volés sur le marché spot dans lequel les transactions financières sont immédiates.<br />
La cyber-opération a joué sur l’émotionnel. Une alerte à la bombe au bureau des émissions carbone de la république tchèque a entraîné une évacuation le 18 janvier 2012. Cette alerte a conduit le registre à transférer les données en « back up » sur un site distant durant plusieurs heures. Cette fenêtre de tir a été utilisée pour dérober les certificats.<br />
Pour d’autres registres, les attaquants ont influencé les utilisateurs à partir du principe de vérité. Ils ont envoyé des mails à des détenteurs de quotas de carbone pour les inciter à divulguer leurs mots de passe. Le mail appât se présente dans le cas allemand sous la forme d’un message du bureau supervisant les échanges de droits à polluer. Il invitait les détenteurs à se connecter sur un lien Internet au nom d’un renforcement des procédures de sécurité.<br />
La conséquence a été une suspension des transactions sur la plate-forme d’échanges parisienne Bluenext (leader du marché) du 19 au 28 janvier 2012.<br />
Ces attaques sont d’une ampleur peu commune avec les fraudes déjà enregistrées sur ce marché du carbone.<br />
Pour autant, la faille tient aux transactions qui peuvent être réalisés au comptant sur le marché à l’inverse des certificats à terme qui paraissent plus sécurisés. Néanmoins, le faible niveau de sécurité de certains registres en font une cible de choix.<br />
C’est pourquoi, cette attaque montre que les cyber-opérations ont franchi un seuil tactique et visent des cibles stratégiques pouvant dans le cas du carbone relevé d’un acte de guerre économique. Partant du constat d’une attaque coordonnée sur le plus important marché au carbone du monde, l’UE demande à ces maillons faibles de sécuriser les accès aux registres nationaux pour crédibiliser le système d’échanges d’émissions de CO2.<br />
L’enjeu est pour 2013 car dans le même temps la taxe carbone entrera en application et les quotas d’émissions seront payés par les entreprises en lieu et place des États.</p>
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		<title>Air France prend-il un risque avec Air Madagascar ?</title>
		<link>http://www.knowckers.org/2012/05/air-france-prend-il-un-risque-avec-air-madagascar/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 10:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Nous connaissons les émules autour de l’accident de l’Airbus de Air France en 2009, mais nous ne connaissons pas ou très peu les élucubrations économiques  d’Air Madagascar, la compagnie aérienne Malgache. Air Madagascar est un fleuron de l’économie malgache. Crée depuis 1962, Air Madagascar est la compagnie aérienne nationale et travailler pour la compagnie nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous connaissons les émules autour de l’accident de l’Airbus de Air France en 2009, mais nous ne connaissons pas ou très peu les élucubrations économiques  d’Air Madagascar, la compagnie aérienne Malgache. Air Madagascar est un fleuron de l’économie malgache. Crée depuis 1962, Air Madagascar est la compagnie aérienne nationale et travailler pour la compagnie nationale est une véritable fierté locale. Cette compagnie a toujours été au centre de toutes les polémiques politiques locales. <span id="more-2146"></span>Dans la mesure où Air Madagascar n’est pas une compagnie florissante et est régulièrement déficitaire. A chaque coup dur de la compagnie, c’est toute l&#8217;économie nationale qui est impactée. Par ailleurs, l’état malgache et le groupe Air France sont les principaux actionnaires de la compagnie.<br />
En Avril 2011, les Boeing 767 d’Air Madagascar sont interdits de vols en Europe. En effet, les deux aéronefs de la compagnie ne sont pas conformes aux normes et exigences européennes. Cette nouvelle a crée une stupeur dans la grande île. Le gouvernement malgache a dû accorder une priorité au redressement de la compagnie. La première solution a été de louer des appareils type  long courrier à destination de l’Europe. Depuis sa création, Air Madagascar s’est habitué à constituer sa flotte en passant par Boeing. Par ailleurs, le personnel est formé presque exclusivement sur Boeing, de même que les outils de maintenance sont conçus pour ce constructeur.<br />
Toutefois, paradoxalement, le gouvernement malgache, actionnaire majoritaire, a décidé contre toute attente d’acquérir des aéronefs de type Airbus. En outre, l’acquisition a été inaugurée en grande pompe par le président de la République lui-même et profitant par la même occasion d’effectuer un petit séjour de 4 jours en France.<br />
Les médias malgaches se sont étonnés de ce choix car Air Madagascar n’a jamais acquis d’Airbus et ne dispose pas de plate-forme technique pour l’accueillir. Après quelques atermoiements, le Président lui-même a dû justifier ce choix en précisant qu’il s’agissait d’acquérir deux anciens Airbus d’Air France,  d’une dizaine d’années d’ancienneté et via un leasing de 6 ans.  L’arrivée du premier Airbus a eu lieu en avril. Le deuxième sera livré en juin.<br />
Malgré l’âge et les défauts reconnus de l’aéronef, ni le gouvernement malgache ni le groupe Air France ne communiquent sur  la maintenance  ou sur la défaillance possible de ces appareils au vu de ce qui s’est passé au large de Rio en 2009. Aucune communication de la part d’Air France, si ce n’est la signature d’un protocole d’accord entre les deux compagnies.<br />
Au bout d’une semaine d’exploitation, le premier Airbus a connu deux défaillances obligeant la compagnie aérienne de retarder le vol d’une journée. D’autres défaillances suivirent et suscitaient la psychose chez les voyageurs.<br />
Quelle est la stratégie d’Air France dans ce type de contrat ? Air France vient d’acquérir ce mois d’avril son soixantième Boeing 777, le concurrent de l’airbus A340. Par ailleurs, Air France, actionnaire minoritaire d’Air Madagascar a demandé à cette dernière des partenariats sur les vols intérieurs, car les long-courriers atterrissent obligatoirement dans la capitale qui n’est pas la destination principale des touristes dans la grande Ile.<br />
Le risque pris par Air France est très élevé car même si ces avions ne sont plus aux couleurs d’Air France, ils effectuent des voyages réguliers en Europe et notamment en France. D’autre part, Air France est actionnaire d’Air Madagascar. Au dixième jour d’exploitation, l’Airbus a connu trois défaillances majeures dont une très critique, le train avant ne voulant pas sortir avant l&#8217;atterrissage à Paris. Simple commentaire du représentant d’Air France à Madagascar : “C’est une malchance”.</p>
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		<title>La carte bancaire sans contact n’est pas sécurisée</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 10:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Editos]]></category>

		<category><![CDATA[Carte bancaire]]></category>

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		<description><![CDATA[En avril 2012, un consultant en sécurité informatique a découvert une incroyable faille dans les cartes bancaires équipées d’une puce de paiement sans contact. Erreur de conception ou contrôle qualité hasardeux&#8230; nos données bancaires confidentielles peuvent facilement être piratées et réutilisées sur internet&#8230;
Retour sur les faits
Récemment deux grands rendez-vous de la sécurité informatique se sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En avril 2012, un consultant en sécurité informatique a découvert une incroyable faille dans les cartes bancaires équipées d’une puce de paiement sans contact. Erreur de conception ou contrôle qualité hasardeux&#8230; nos données bancaires confidentielles peuvent facilement être piratées et réutilisées sur internet&#8230;</p>
<p><strong>Retour sur les faits</strong><br />
Récemment deux grands rendez-vous de la sécurité informatique se sont déroulés à Paris : les &#8220;GS Days 2012&#8243; qui est le colloque des &#8220;journées francophones de la sécurité&#8221; le 3 avril 2012 ainsi que la conférence &#8220;Hackito Ergo Sum&#8221; qui a regroupé du 12 au 14 avril quatre cents hackers informatiques de 40 nationalités différentes, venus faire le point sur les dernières découvertes dans le domaine de la sécurité informatique. <span id="more-2141"></span>En ces deux occasions, Renaud Lifchitz, Consultant en sécurité de l&#8217;information au sien de BT Global Services (Société informatique internationale de 37 000 collaborateurs présente dans 173 pays qui propose ses services aux grandes entreprises) a pointé du doigt une faille logicielle dans le système des cartes bancaires de paiement sans contact VISA payWave &amp; MasterCard PayPass (utilisant la technologie NFC).<br />
Cette technologie NFC (Near Field Communication) permet de réaliser des achats sans contact entre le moyen de paiement et une machine réceptrice d&#8217;informations. Ce type de solution permet donc en principe de faciliter et fluidifier les petites transactions du quotidien (inférieures à 20 euros) en réglant ses achats depuis un périphérique comme une carte bancaire, un Smartphone, une tablette…<br />
Renaud Lifchitz a démontré, à titre personnel comme &#8220;défi technique&#8221;, comme il est simple de pirater une carte de paiement &#8220;sans contact&#8221; durant une opération bancaire ou simplement en aspirant ses informations alors qu&#8217;elle se trouve dans la poche de son propriétaire.<br />
Il a utilisé une simple clé USB NFC (environ 40 euros) connectée à un ordinateur portable ou bien à un Smartphone afin de capter les communications. À l’aide d’une petite application développée pour l’occasion, la clé USB se comporte alors comme un terminal de paiement et permet de capter et d&#8217; interpréter le signal émis par la carte placée juste à côté. Ce dispositif a permis de récupérer à distance et d&#8217;afficher le nom du porteur, le numéro de la carte (16 chiffres du code PAN), la date d’expiration, ainsi que le détail des 20 dernières transactions sur l’écran de son ordinateur. En outre, les données contenues dans la bande magnétique de la carte bancaire peuvent être également consultées par un éventuel pirate. En effet, une copie numérique de cette bande est stockée dans la puce qui devient de fait interrogeable par NFC. Ainsi il devient possible de cloner la carte bancaire sans même un lecteur de carte à puce&#8230;</p>
<p><strong>Cela sonne mal alors que le marché des NFC est actuellement en pleine expansion</strong><br />
Dans un communiqué de presse du 22 mars 2012, la Fédération Française des Telecom indiquait que les opérateurs investissent dans le déploiement harmonieux des services mobiles sans contact, en France. Le sans contact mobile apparait comme une innovation majeure pour les consommateurs français. &#8220;Cette technologie permet d’offrir aux consommateurs une nouvelle génération de services à portée de main. Le principe de ces services mobiles sans contact est simple : d’un geste de la main, en passant son téléphone mobile sur un lecteur adapté, l’utilisateur peut interagir avec son environnement direct. Les applications actuellement développées sont extrêmement variées : les collectivités territoriales proposeront des applications autour de la valorisation du patrimoine culturel (informations sur mobile, billetterie,…), de l’éducation, de la santé (identification, traçabilité,…), des loisirs ou encore pour faciliter l’accès aux services publics locaux (bibliothèques, stationnement,…). D’autres usages vont également rapidement se diffuser, notamment la validation des titres de voyage pour les réseaux de transports publics, mais aussi le paiement de proximité, les programmes de fidélité, voire, à terme, les services à la personne.<br />
500 000 mobiles permettant d’utiliser ces services sont déjà entre les mains de clients français et ce chiffre devrait atteindre 2,5 millions à la fin de l’année. Les opérateurs ont la vocation de diffuser cette technologie à leurs 65 millions de clients sur l’ensemble du territoire français, en accompagnement des collectivités locales.<br />
Le sans contact mobile, un levier de croissance et un enjeu de compétitivité pour la France : la mise en œuvre de nouveaux services de proximité via les mobiles dans neuf territoires (Bordeaux, Caen, Grenoble, Marseille, Mulhouse, Strasbourg Toulon, Toulouse ainsi que le Comité régional du tourisme (CRT) d’Ile-de-France) devrait permettre à l’ensemble des acteurs français d’accentuer leur avance dans un domaine d’activités en plein foisonnement partout dans le monde.<br />
En s’appuyant sur la concrétisation de ces projets et à travers la valeur ajoutée ainsi créée, tous les acteurs impliqués pourront trouver des relais de croissance important pour leurs activités, en France et à l’étranger, ce qui favorisera l’emploi et la compétitivité des industries françaises. Tous les secteurs d’activité peuvent être acteurs de cette révolution technologique, en imaginant et développant avec les opérateurs de nouveaux services sans contact mobile.&#8221;<br />
A moins que des problèmes critiques de sécurité ne viennent ralentir ces belles initiatives&#8230;</p>
<p><strong>Ce que Renaud Lifchitz a mis en évidence</strong><br />
Le standard international de sécurité EMV (Europay Mastercard Visa) qui est utilisé en France, depuis fin 2006, par le système national des Cartes Bancaires (CB) et l&#8217;ensemble du parc des terminaux de paiement électroniques (ou TPE) et qui est supposé garantir :<br />
•    interopérabilité internationale (quel que soit l&#8217;émetteur de la carte et quel que soit le terminal de paiement)<br />
•    vérification et chiffrement de la clé personnelle par la puce<br />
Par sa démonstration, Renaud Lifchitz remet en question le standard EMV qui selon lui aurait été utilisé tel quel via la technologie NFC, sans se poser plus de questions sur la sécurité des échanges entre la carte et le lecteur qui n’est pas cryptée&#8230;<br />
Nous avons donc ici une non-conformité aux spécifications techniques internationales PCI DSS* qui exigent, en autre, le chiffrement de la transmission des données des détenteurs de cartes de crédit et de l&#8217;information confidentielle par le biais des réseaux publics.<br />
En principe, les cartes de paiement affichant le sigle EMV (Europay Mastercard Visa) sont dotées d&#8217;un système de vérification et de cryptage de la clé personnelle par la puce. Certaines d&#8217;entre elles proposent également des moyens d&#8217;authentification forte comme le mot de passe unique (OTP, pour One Time Password). Pourtant, certaines cartes compatibles avec le NFC ne proposent pas ce type de sécurisation.</p>
<p><strong>Quelles sont les conséquences possibles ?</strong><br />
Les spécifications EMV ne semblent pas avoir été respectées dans la fabrication des cartes de paiement. Le contre argument avancé par les banques est que d&#8217;une part il est impossible d&#8217;intercepter les informations au delà d&#8217;une dizaine de centimètres et d&#8217;autre part, le paiement sans contact est limité pour des petites sommes d&#8217;un montant maximum de 20 euros.<br />
Mais de son côté, Renaud Lifchitz a démontré qu&#8217;avec du matériel d&#8217;environ 2000 euros, il est possible d&#8217;intercepter des transmissions de paiement à plusieurs mètres de distance. En outre, les informations piratées lors d&#8217;une transaction sans contact peuvent très facilement être utilisées pour réaliser des transactions d&#8217;achat sur internet sans authentification du porteur, c&#8217;est-à-dire partout où le code PIN n’est pas demandé, donc à l’étranger (dans les pays &#8220;hors EMV&#8221; demandant uniquement le numéro de carte bancaire et la date d&#8217;expiration mais pas le cryptogramme des trois derniers chiffres placés au dos de la carte).<br />
Renaud Lifchitz a alerté sa banque qui l’a remercié pour cette information. Mais il n&#8217;a pas eu de retour d&#8217;autres banques. Seuls les organismes publics : ministère des Finances, ministère de l’Intérieur, ainsi que la CNIL ont été intéressés. Et il communique avec cette dernière &#8220;pour mettre en place un protocole&#8221;.<br />
Jean-Marc Bornet Administrateur du GIE Cartes Bancaires a été alerté de cette faille. Il explique qu&#8217;afin d&#8217;éviter les risques de perte de données, le groupement collabore étroitement avec les autorités publiques compétentes et ajoute que désormais, les banques distribuent des étuis capables d&#8217;agir comme des cages de Faraday pour empêcher le piratage électronique &#8230; En effet, cette cage de Faraday permet au moins de se protéger lorsqu&#8217;on n&#8217;utilise pas sa carte NFC.</p>
<p><strong>Quelles sont les parades possibles pour le paiement sans contact ?</strong><br />
Pour Armand Heslot Ingénieur expert en systèmes d&#8217;information à la CNIL, il existe des solutions assez simples qui pourraient être mises en œuvre :<br />
- l’emploi d’un code PIN différent pour la partie sans contact (Cf. un rapport de l’observatoire de la sécurité des cartes de paiement datant de 2009).<br />
- laisser le contrôle complet de cette partie à l’utilisateur, qui pourra donc choisir de la désactiver (recommandation de la Banque de France).<br />
Renaud Lifchitz indique que pour se protéger la seule solution consiste à utiliser un étui en métal, faisant office de &#8220;cage de Faraday&#8221; neutralisant ainsi tout rayonnement électromagnétique. Néanmoins, une véritable transmission cryptée est nécessaire. Il explique que &#8220;des mesures sont prévues et qu&#8217;il suffirait de les activer&#8221; d&#8217;autant que les cartes sont équipées d&#8217;une puce dédiée au cryptage des données&#8230;<br />
On peut légitimement s&#8217;interroger sur cette faille informatique dans laquelle la protection des données personnelles a été négligée.<br />
S&#8217;agit-il d&#8217;une erreur de conception ? Les procédures de contrôle qualité ont-elle été bâclées ? Pour Renaud Lifchitz, les protocoles de sécurisation ont été repris à l&#8217;identique des cartes de paiement avec contact, sans adaptation aux contraintes et risques de piratage technique de télécommunication par radio. &#8220;La phase d&#8217;industrialisation a peut-être été un peu trop rapide&#8230;&#8221; d&#8217;après lui.<br />
Gageons que les différents spécialistes œuvrent très rapidement à la correction de cette faille avant que d&#8217;autres acteurs émergents comme les USA ou le Japon ne s&#8217;emparent de ce marché en plein développement&#8230;</p>
<p>* La norme Payment Card Industry Data Security Standard (PCI DSS) créée conjointement par MasterCard et VISA porte sur la sécurisation des données de détenteurs de cartes de crédit. Au cours d&#8217;une transaction, des données sensibles telles que les numéros de cartes de crédit sont transmises, traitées et parfois conservées pour de brefs instants. Afin de s&#8217;assurer que ces données sensibles sont adéquatement protégées durant toutes les étapes du processus transactionnel, la norme PCI DSS impose, à l&#8217;ensemble des acteurs de l&#8217;industrie du paiement, l&#8217;adoption de mesures de sécurité.<br />
La norme PCI DSS a donc pour objectif de protéger les données reliées à l&#8217;utilisation des cartes de crédit. Pour être conformes, les acteurs de l&#8217;industrie du paiement qui conservent, traitent ou transmettent des numéros de cartes de crédit doivent satisfaire aux 12 exigences de bon sens et de sécurité  dont &#8220;Protéger les données des détenteurs de cartes de crédit&#8221; (protéger les données des détenteurs de cartes de crédit stockées et chiffrer la transmission des données des détenteurs de cartes et de l&#8217;information confidentielle par le biais des réseaux publics.)</p>
<p>Eric Hansen</p>
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		<title>Ressources naturelles : la Chine achète aussi le bois français</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 13:34:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L&#8217;Afrique, en particulier l&#8217;Afrique centrale (Cameroun, Gabon, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, …) est l&#8217;un des plus gros producteurs mondiaux de bois. Ce bois est essentiellement exporté à l&#8217;état brut sous forme de grumes, c&#8217;est à dire de troncs non écorcés. Des sociétés françaises telles Isoroy ou Rougier, exploitaient ces forêts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Afrique, en particulier l&#8217;Afrique centrale (Cameroun, Gabon, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, …) est l&#8217;un des plus gros producteurs mondiaux de bois. Ce bois est essentiellement exporté à l&#8217;état brut sous forme de grumes, c&#8217;est à dire de troncs non écorcés. Des sociétés françaises telles Isoroy ou Rougier, exploitaient ces forêts dont les grumes étaient acheminées et transformées en France dans notre industrie du bois et du meuble.<span id="more-2139"></span><br />
Les entreprises chinoises ont depuis supplanté ces sociétés : le bois de la forêt primaire africaine part désormais directement en Chine. Pour l&#8217;Union Internationale pour la Conservation de la Nature, les Chinois sont ainsi devenus les premiers exportateurs de bois gabonais avec un volume annuel moyen de grumes de plus d&#8217;un million de m3, soit plus de 70 % du bois gabonais exporté.<br />
Mais cette source d&#8217;approvisionnement pourtant très importante ne suffit plus à l&#8217;industrie chinoise qui s&#8217;attaque maintenant aux forêts françaises. C&#8217;est la Fédération Nationale du Bois (FNB) qui tire la sonnette d&#8217;alarme en soulignant l&#8217;importance croissante de ces exportations et le fait qu&#8217;étant faites sous forme de grumes, elles court-circuitent les scieries françaises. En 2008, période  où ces exportations ont commencé, les Chinois importaient environ 30 000 m3de grumes de chênes français. Durant le premier semestre 2011, ces importations ont atteint 121 000 m3, soit 15 % du cubage de chêne récolté en France contre 7 % il y a 4 ans. Pour le hêtre, les volumes exportés vers la Chine représentent 10 à 12 % de la production, contre 5 à 6 % auparavant.<br />
Les entreprises chinoises importent ce produit brut, le transforment en produits dérivés et autres meubles qui sont ensuite exportés, notamment vers l&#8217;Europe. La croissance économique chinoise peut expliquer pour partie ce besoin croissant de bois, mais il ne fait aucun doute que les autorités chinoises protègent aussi leurs propres ressources. Une politique qu&#8217;elles pratiquent systématiquement pour d&#8217;autres matières premières comme les terres rares.<br />
Conséquence directe de cet envol de la demande chinoise, les prix du m3 ont grimpé de près de 20 % pour le chêne et de 15 % pour le hêtre selon la FNB. Comme le souligne Dominique Julliot, président des Scieries Réunies du Châlonnais, les scieries françaises ont désormais des difficultés à s&#8217;approvisionner dans des conditions normales et donc à maintenir leur compétitivité.<br />
Dès lors, il devient difficile pour elles d&#8217;investir dans de nouvelles machines ou la mise aux normes des installations. Conséquence : les fermetures de scieries s&#8217;accélèrent. Entre 2008 et 2011, leur nombre a diminué de près de 11 % dans l&#8217;Hexagone.<br />
Pour protéger son industrie, la Chine a mis en place, comme à son habitude, des taxes à l&#8217;importation, faibles sur les grumes et de plus en plus fortes à mesure que l&#8217;on se rapproche du produit fini. Et en Europe ? Il n’existe aucune taxe équivalente. Pourtant, la localisation de l&#8217;activité industrielle en France est un enjeu majeur pour le développement de notre pays. Tout comme une gestion raisonnée de l&#8217;empreinte écologique de la filière bois.</p>
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		<title>Les banques et Google en concurrence à l&#8217;heure des puces RFID</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 07:48:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La technologie RFID (Radio Frequency IDentification) permet le transfert sans contact d&#8217;informations d&#8217;un point A à un point B. Cette technologie est intégrée le plus souvent dans une puce électronique qui s&#8217;installe très facilement sur les smartphone dernière génération.
Ainsi le paiement sans contact, devient possible. La téléphonie mobile est donc devenue en quelques années le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La technologie RFID (Radio Frequency IDentification) permet le transfert sans contact d&#8217;informations d&#8217;un point A à un point B. Cette technologie est intégrée le plus souvent dans une puce électronique qui s&#8217;installe très facilement sur les smartphone dernière génération.<span id="more-2137"></span><br />
Ainsi le paiement sans contact, devient possible. La téléphonie mobile est donc devenue en quelques années le cheval de Troie permettant à Google de venir empiéter sur le terrain « réservé » des banques : le paiement.  Chez les commerçants tout d&#8217;abord ou il permet de réduire considérablement les longues files d&#8217;attente, le paiement sans contact permet également d&#8217;effectuer via internet des transferts d&#8217;argent de personne à personne de façon simple, rapide et gratuite. Cette technologie se propose en outre de sécuriser notre mode de vie et dans un futur proche de pouvoir se connecter à Internet pour commander à distance une liste préprogrammée.<br />
On serait alors en droit de penser que ce nouveau moyen de paiement est symbole de liberté, de rapidité et d&#8217;efficacité. Cependant admettre cet état de fait sans essayer d&#8217;anticiper et comprendre les conséquences sociétales d&#8217;une telle technologie serait faire preuve d&#8217;un manque certain de réflexion et de clairvoyance. Passons rapidement sur les risques liés à l&#8217;accroissement de pouvoir des banques et des sociétés comme Google sur les commerçants, aux ondes émises qui en l’état actuel de la recherche ne permette pas de garantir leur non nocivité, à la suppression d&#8217;emploi lié à cette nouvelle technologie, au piratage éventuel des données pour nous intéresser plus particulièrement aux risques concernant notre vie privée.<br />
Effectivement, au delà d&#8217;un nouveau moyen de paiement, ces cartes à haute technologie intégré informeront les banques - contrairement aux cartes de crédit qui elles ne servent qu&#8217;à effectuer un paiement – de nos habitudes, de nos déplacements, de nos lieux d&#8217;achat (magasins) mais également de notre tissu relationnel (transfert d&#8217;argent de personne à personne). Il en sera de même concernant Google, qui aujourd&#8217;hui déjà, par ses services gratuits sur internet, dispose de plus en plus d&#8217;informations sur nos habitudes de consommation et sur notre réseau relationnel. Ils seront alors demain en mesure de « monnayer » et contrôler notre vie privée avec toutes les conséquences que cela peut impliquer.<br />
Mais un autre risque se profile déjà. Par sa simplicité d&#8217;utilisation ce nouveau moyen de paiement va inciter le client à l&#8217;utiliser de façon exclusive renforçant ainsi le pouvoir du prestataire de service qui deviendra rapidement son unique interlocuteur. Connaissant de mieux en mieux son client ce dernier sera à même de lui proposer de façon ciblé et automatique produits et services en fonction de son niveau de vie.<br />
L&#8217;objectif à terme n&#8217;est il pas d’ailleurs de ne plus proposer que ce moyen de paiement ?  C&#8217;est là en fait que se situe le véritable danger pour le citoyen. En effet que se passera-t-il le jour où l’intermédiaire financier décidera de « débrancher » son client et que ce dernier n&#8217;aura plus à sa disposition d&#8217;autre moyen de paiement ? …  Qui plus est quand l&#8217;on passe de la téléphonie mobile à la nanotechnologie sous cutané. Cette technique est déjà opérationnelle depuis quelques années. Il suffit aux candidats d’accepter la greffe, exécutée sous anesthésie locale, d’une petite bandelette de 12 mm qui leur permet par la suite de payer leurs emplettes au comptant ou à crédit. Ainsi depuis 2003 une société américaine, Applied Digital Solution (ADS), spécialisée dans le développement de produits à base de puces RFID, propose « VeryPay », une puce RFID sous-cutanée qui permet de payer ses achats. Pour utiliser VeryPay, les boutiques doivent simplement être équipées d’un lecteur à puce qui permet d’effectuer la transaction. Pour l&#8217;instant seul les États-Unis, le Canada et l&#8217;Espagne semblent adhérer à cette « ultime » technologie.<br />
Le consommateur qui est le premier concerné ne devrait il pas au moins savoir ce qui est stocké sur sa puce ? Pour les fournisseurs de ce type de service par contre ce ne sont que des avantages : plus de billets, plus de pièces de monnaie, plus de chèques, plus de carte de crédit à faire fabriquer&#8230; Rien que du virtuel&#8230; Il apparaît donc indispensable que les pouvoirs publiques s&#8217;emparent de cette problématique pour légiférer et permettre ainsi aux citoyens de contrôler cet outils de contrôle au risque sinon de basculer dans une société complètement robotisée.</p>
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		<title>Mobilisation politique pour sauver le Skylander</title>
		<link>http://www.knowckers.org/2012/04/mobilisation-politique-pour-sauver-le-skylander/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 09:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La localisation de l’activité industrielle en France est un enjeu majeur pour le développement de notre pays. L’entreprise GECI met tout en œuvre pour ancrer son activité sur le territoire national. C’est le but qu&#8217;elle poursuit en région Lorraine dans le domaine de l’avionique où elle compte faire fabriquer un avion robuste et facile d’entretien,  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La localisation de l’activité industrielle en France est un enjeu majeur pour le développement de notre pays. L’entreprise GECI met tout en œuvre pour ancrer son activité sur le territoire national. C’est le but qu&#8217;elle poursuit en région Lorraine dans le domaine de l’avionique où elle compte faire fabriquer un avion robuste et facile d’entretien,  le Skylander SK-105, un nouveau bi turbopropulseur capable de transporter 19 passagers ou 2,7 tonnes de fret et d’opérer dans des environnements extrêmes, sur des pistes courtes et sommaires destiné notamment aux pays émergents. <span id="more-2132"></span><br />
L’estimation minimale du marché pour ce type d’appareil est estimée à plusieurs centaines d’exemplaires dans les années à venir. La volonté de faire aboutir le projet Skylander dépend aujourd’hui d’une décision du Fond Stratégique d’Investissement qui doit débloquer les aides pour permettre le début de la fabrication des premiers appareils.  Cette décision s’inscrit dans l’application d’un protocole cadre passé entre la Région Lorraine, l’État, et des investisseurs privés pour financer le programme. Cette décision est autant politique qu’économique. Elle s’inscrit dans la perspective d’un processus de reconquête industrielle par l’innovation dont vous soulignez le rôle déterminant pour garantir l’emploi, lutter contre le chômage et contribuer à combler progressivement le déficit de notre commerce extérieur.</p>
<p>Les auditeurs du FSI ont validé la qualité technique et le bien fondé industriel du projet bien que ce fonds de soutien étatique se soit retiré du projet sous des prétextes qui soulèvent un certain nombre d’interrogations, notamment de savoir in fine pour qui roule le FSI.</p>
<p>Lundi 16 avril, <a href="http://www.jeanpierremasseret.fr/le-projet-skylander-sinvite-dans-la-campagne-presidentielle/" target="_blank">le Président du Conseil régional de Lorraine Jean Pierre Masseret</a> a pris une décision forte et courageuse en appelant l’ensemble des candidats politiques à la Présidentielle 2012 à soutenir le  projet industriel Skylander développé par la PME GECI dirigée par Serge Bitboul. La sauvegarde de l’ancrage de GECI en région Lorraine est un cas exemplaire du lien qui doit unir le politique et l’entreprise dans un but commun : sauvegarder les initiatives industrielles qui ne se délocalisent pas ou qui ne passent pas aux mains d’un capital étranger. Le projet Skylander est aussi le pari d’ancrer dans une région qui a été durablement affectée par la disparition de ses principales activités (mines, sidérurgie). Le Skylander participe à cette volonté de redémarrage de l’activité économique sur un territoire qui cherche à trouver d’autres pistes de développement et  à renouer avec la dynamique de son passé industriel.</p>
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		<title>Délocalisation: SAP joue rôle de catalyseur</title>
		<link>http://www.knowckers.org/2012/04/delocalisation-sap-joue-role-de-catalyseur/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 09:21:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[SAP]]></category>

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		<description><![CDATA[L’éditeur SAP est connu comme une entreprise allemande rentable et prospère. Symbole de la rigueur et de l’efficacité. Le progiciel phare R3 est utilisé par une bonne majorité de grandes entreprises afin d’optimiser leur processus de gestion et de production. Il s’agit d’un élément clé de l’entreprise. Cet outil fondamentalement complexe est géré par une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’éditeur SAP est connu comme une entreprise allemande rentable et prospère. Symbole de la rigueur et de l’efficacité. Le progiciel phare R3 est utilisé par une bonne majorité de grandes entreprises afin d’optimiser leur processus de gestion et de production. Il s’agit d’un élément clé de l’entreprise. Cet outil fondamentalement complexe est géré par une pléthore d’informaticien multi-casquette. <span id="more-2130"></span>On demande aux “consultants SAP” de bien connaître la comptabilité, les ressources humaines ou la logistique ainsi que la technique d’intégration car le progiciel est capable de s’adapter à l’environnement de l’entreprise. Ces ressources “transverses” sont rares et coûtent relativement chers.<br />
Le progiciel SAP R3 plait aux entreprises. Nombreux étaient les grands groupes à s’y lancer. Le retour sur investissement était attendu, car le coût s’avérait exorbitant. Il s’agissait de grand projet lancé à long terme, souvent budgété aux alentour des centaines de millions d’euros. Des dizaines voire des centaines de consultants doivent intervenir pour paramétrer le progiciel. Cependant, de nombreux projets tournent au cauchemar. Le coût de mise en œuvre est trop élevé.<br />
Ces difficultés obligèrent SAP à optimiser le coût. Une solution venant de l’industrie classique leur est venue à l’esprit: il s’agit de la délocalisation de la main d’œuvre. Des milliers de consultants à faible coût sont nécessaires et doivent être formé. SAP commença à installer son centre de support en Inde en 2002 puis s’ensuivirent d’autres centres de développements. Ce phénomène entraina l’essor de la main d’œuvre Indienne autour de progiciel SAP, d’autres partenaires de SAP s’y sont engouffrés et n’hésitent pas à investir des millions d’euros pour créer un centre de compétence en Inde.<br />
Pourquoi, cet engouement ? La main d’œuvre Indienne est moins chère et plus souple que son homologue occidental. Il s’agissait donc non seulement d’une histoire de coût mais aussi d’une véritable politique de management de l’entreprise. L’impact dans le pays de l’OCDE est très fort car elle entraina parfois une réorganisation profonde de l’entreprise, des pertes d’emplois, des pertes de revenus.<br />
Les multinationales comme SAP gagnaient une marge bénéficiaire colossale due à une réduction drastique de coûts de développement. La délocalisation a crée des laisser pour compte dans les pays occidentaux.<br />
On pensait à tort que certains obstacles comme la barrière de la langue seraient un frein pour ces délocalisations. Ils en ressortent qu’il n’en est rien. De grosses entreprises du CAC40 Français n’ont pas hésité à confier leur centre de compétence en Inde. En effet, l’investissement colossal de SAP dans ce pays a fortement influencé un certain nombre de décisions car il ne s’agit uniquement pas de coût mais d’une certaine manière de confiance. “Oui l’éditeur la fait nous pouvons le faire”. Voila comment une multinationale arrive à influencer d’autres multinationales à délocaliser.</p>
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		<title>La firme Gibson en accusation</title>
		<link>http://www.knowckers.org/2012/04/la-firme-gibson-en-accusation-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 08:08:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Jon Cooper]]></category>

		<category><![CDATA[Laceyact]]></category>

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		<category><![CDATA[Tea Party]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 2009, Gibson a subi plusieurs attaques informationnelles sur la conception de ses instruments.
La célèbre marque étatsunienne de guitares est soupçonnée, par son gouvernement, d’utiliser des bois rares importés illégalement. Au titre du Laceyact (2008), les autorités fédérales ont mené plusieurs perquisitions dans les usines de la marque qui ont mis en évidence des lots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2009, Gibson a subi plusieurs attaques informationnelles sur la conception de ses instruments.<br />
La célèbre marque étatsunienne de guitares est soupçonnée, par son gouvernement, d’utiliser des bois rares importés illégalement. Au titre du Laceyact (2008), les autorités fédérales ont mené plusieurs perquisitions dans les usines de la marque qui ont mis en évidence des lots de bois rares suspects.<span id="more-2128"></span><br />
C’est bien le cœur d’image de la marque du Tennessee qui est visé. Celle-ci  mise sur l’authenticité de produits haut de gamme, réalisés par des artisans confirmés, comme en témoignent les rééditions de modèles « classiques» ou la recherche de modèles anciens sur les forums spécialisés.<br />
La dernière perquisition en date remonte à aout 2011. De nombreux matériaux ont été saisis, portant préjudice à la société. Les actions sont régulièrement relayées par des écologistes, par le biais d’articles et de pétitions. En janvier 2012, c’est une artiste malgache vivant à N.Y., Razia Saïd,   qui monte en première ligne, ciblant les utilisateurs de la marque, lors de la National Association of Musical Merchants. Soutenue par l’ONG Friends of the Earth, son message est également relayé par la préparation d’une tournée aux Etats Unis et en Europe.<br />
Le président de Gibson, Henry Juszkiewicz, réagit ardemment en dénonçant des actions disproportionnées (notamment sur CNN) et affirme que les productions sont certifiées.<br />
Il en appelle aux utilisateurs de la marque, en émettant un risque de confiscation des instruments aux douanes durant les tournées mondiales.<br />
Enfin, Gibson se lie aux contradicteurs du LaceyAct, comme le groupe indonésien, AsiaPulp&amp;Paper, le plus gros producteur de papier au monde. Ils sont soutenus indirectement par le Tea Party, et le démocrate Jon Cooper, qui militent également pour une réforme de la loi.<br />
Avec une production de 700 pièces par jour, la firme n’est pourtant pas un acteur majeur de la déforestation. Aussi, ces régulières attaques informationnelles, visant le cœur d’image de la marque, peuvent laisser dubitatifs : n’y a-t-il pas des secteurs plus néfastes pour la préservation des forêts, et donc stratégiquement plus intéressants pour les structures écologistes à attaquer, que Gibson ?<br />
L’enquête est en cours, mais l’image de l’entreprise est fortement touchée par les institutions fédérales de son propre pays. Au-delà de la marque, c’est un  produit culturel purement étatsunien qui est mis à mal, menaçant une industrie nationale historique, leader de son marché.</p>
<p>Brice PLANTAGENEST</p>
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		<title>Le dessous des cartes du malaise de la poste</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 10:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Editos]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez peut-être lu dans le blog du Nouvel Obs, un « article » bouleversant sur une des entreprises fétiche des Français : « La Poste ». Il est servi par l’excellente plume de Louise Pothier – pigiste au Nouvel Obs et à Psychologie Magazine– où elle met en scène les propos du « facteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez peut-être lu dans le blog du Nouvel Obs, un « article » bouleversant sur une des entreprises fétiche des Français : « La Poste ». Il est servi par l’excellente plume de Louise Pothier –<a href="http://www.doyoubuzz.com/louise-pothier" target="_blank"> pigiste au Nouvel Obs et à Psychologie Magazine</a>– où elle met en scène les propos du « <a href="http://leplus.nouvelobs.com/Barad19" target="_blank">facteur Stéphane Jarque</a> ». En réel porte-parole des 240.000 postiers, il interpelle la société civile sur le suicide encore inexpliqué d’un jeune postier rennais. Il le présente comme le  symbole d’une « corporation » poussée à bout par un employeur mercantile. Son réquisitoire est implacable et s’appuie sur une multitude de faits et il est illustré par une vidéo choc. <span id="more-2121"></span><br />
Cette vidéo montre la compagne du jeune Rennais lisant des extraits de sa lettre d’adieu. Ces images font partager une douleur insoutenable et plusieurs visionnages successifs sont nécessaires pour saisir les motivations sous-terraines de cet acte désespéré. Il est plus aisé par contre de comprendre, vers 1’07’’, lorsque le champ de la caméra se resserre sur un visage empreint de larmes,  le message très explicite de « J’adhère CFDT » inscrit sur une affiche placée au second plan en haut à gauche de l’image. C’est surement un hasard, bien que ce soit à une conférence de presse et non à un reportage à laquelle nous assistons bel et bien. Si les raisons du geste resteront obscures jusqu’à la fin des 3 enquêtes, de quel malaise rend compte l’article ?</p>
<p>Stéphane y évoque pudiquement « <a href="http://www.postiers.net/f6-luttes" target="_blank">le forum des postiers</a> » et le décrit comme le lieu des appels au secours et du recensement des suicides qu’il estime à « une centaine en deux ans ». Il est en fait  modérateur de ce forum où il est connu sous le nom de Barad19. C’est l’auteur de 700 billets (post) depuis son inscription en mai 2009. Lorsqu’on analyse le contenu éditorial de ce site, il contribue principalement à médiatiser et à fédérer les luttes syndicales postales sur le territoire. En cherchant bien on trouve effectivement <a href="http://www.postiers.net/t9245-suicides-a-la-poste-et-si-on-se-mettait-a-compter" target="_blank">une liste de tentatives de suicide</a> et de décès comportant bien 70 noms, mais recensés de 2006 à 2012 , soit 10 par ans. Ils sont heureusement moins fréquents que les statistiques françaises, toute population confondues pour une ville de  200 à 300.000 habitants ne l’indiquent. Le chiffre  «d’au moins de quatre suicides… ont endeuillé notre entreprise ce mois-ci.» est aussi fort heureusement erroné, 2 sont recensés dans cette liste.</p>
<p>L’objectif final de l’article attire aussi l’attention, il nous invite à signer une pétition pour dénoncer  « les suicides à la poste, brisons le tabou ». Sur le forum, on découvre qu’elle a été lancée plusieurs mois auparavant auprès des 11.000 postiers inscrits, sensés l’être pour exprimer leurs difficultés et leurs souffrances. 1. 550 d’entre eux l’ont bien signée, « seulement » s’en émeut  Barad19 et les autres animateurs du forum ; ils en espéraient 50.000. Depuis la publication de la vidéo déchirante, la barre des 2.000 signatures a été franchie sous les vivat des principaux membres actifs du forum. Stéphane a alors vécu un moment de gloire pour son « <a href="http://www.postiers.net/t12419-nouvel-obs-suicides-a-la-poste" target="_blank">coup médiatique  sur le Nouvel Obs</a> ». Comme une forme d’apothéose, il incite d’ailleurs les autres à transmettre l’article de Louise Pothier à « Marianne ».</p>
<p>D’autres recherches mettent pourtant en lumière la triste véracité des faits concernant :<br />
-    le suicide en décembre 2011, par défenestration d’une employée de 52 ans à Paris chèques, à son retour d’un arrêt de travail pour longue maladie.<br />
-    le suicide d’un cadre postier du Finistère, en arrêt maladie, qui est retourné sur son lieu de travail pour se pendre, au lendemain de la marche silencieuse en mémoire du jeune Rennais à laquelle il avait assistée (et de visites de « camarades » à son domicile).<br />
-    <a href="http://q.liberation.fr/pdf/20100603/26056_la-lettre-des-medecins-de-la-poste.pdf" target="_blank">la lettre du président des Médecin de Prévention existe bel et bien</a> et elle a été envoyée aux destinataires cités. Elle se compose de six pages  et son contenu est plus détaillé que l’extrait évoqué par Stéphane. On y découvre à la fin un passage qui parle de la tentative de suicide de deux médecins de prévention. Si l’on réalise que l’auteur de cette lettre aussi est aussi le président qui en a la charge, il devient alors difficile de distinguer dans les motivations de son auteur la prise de conscience d’un malaise professionnel plus large ou le choix délibéré de rendre responsable l’entreprise d’un drame qui le touche personnellement.</p>
<p>Mais revenons à la question posée initialement,  quel malaise ou quel message exprime donc Stéphane Jarque? Penchons nous sur sa personnalité de cet internaute:<br />
-    sur « Ebay » un acheteur le qualifie de « vendeur  pas sérieux qui se désiste le lendemain de sa vente »,<br />
-    sur « <a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/2618988/8223993183/stephane_jarque/" target="_blank">Copain d’Avant</a> » c’est un gars qui se dit « satisfait de son job et qu’il ne souhaite pas en changer ».</p>
<p>Si rien ne nous renseigne sur le malaise, on peut quand même en déduire que Stéphane navigue comme tout être humain entre ses qualités, ses défauts  et ses contradictions. Pour mieux le cerner, intéressons-nous à son travail. Est-il toujours le facteur que vous voyez passer devant chez vous tous les matins qu’il pleuve ou qu’il vente ou bien est-ce le postier qui vous accueille au bureau de poste avec le sourire?</p>
<p>Après quelques recherches, on déniche Stéphane sur FO.com. Il est <a href="http://www.facebook.com/pages/FO-Com-19/181580675220811" target="_blank">secrétaire départemental de ce syndicat pour la Corrèze</a> (05 55 74 02 28 fs.fo.ptt@wanadoo.fr pour les incrédules) mais pas seulement, il est aussi un <a href="http://focombra.free.fr/Files/profession_de_foi_p.pdf" target="_blank">candidat national à l’élection professionnelle</a> des représentants au comité technique de La Poste en 2011. On le découvre en 2009 et plus récemment en 2011 <a href="http://cgtfapt83.blogspot.fr/2010_04_01_archive.html" target="_blank">leader dans des grèves jusque-boutiste</a>s (en étroite proximité avec des élus de Corrèze sur la bonne ville de Brive). Son extrémisme lui vaut le commentaire suivant d’un de ses pairs (toujours sur le forum des postiers) : « Barrad19, <a href="http://www.postiers.net/t10551-conflit-de-salon-la-tour-19-le-siege-veut-faire-payer-la-correze" target="_blank">pousser les facteurs de Brive au conflit sans solution de sortie de crise</a> est inconscient, certains combats sont voués à l’échec, à une perte de salaire, de confiance&#8230; » Surtout « quand l’ entreprise a dépensé plusieurs milliards d’euros (accessoirement prêtés par l’Etat) pour automatiser le traitement du courrier, diminuer le tri manuel des facteurs le matin avant leur départ en tournée mais aussi pour élever le statut d’un facteur sur 3 au moyen de promotions et de formations sur la qualité et le management d’équipe : cette entreprise (…et les Français) sont en droit d’attendre un retour sur leurs investissements ».</p>
<p>Quels sont donc les intérêts en jeu autour de « La Poste » pour qu’une telle médiatisation soit si bien orchestrée? Hier, pendant la campagne des  législatives (et avec un certain succès d’ailleurs)  puis lors des primaires, ce furent Ségolène, François et Martine qui s’intéressèrent aux postes de province. Leur discours s’adressait aux élus locaux sur le thème fédérateur d’alors : « la critique de l’aménagement du territoire du gouvernent Fillon ». Aujourd’hui c’est le Front de Gauche qui appelle en visite à la Poste à la « lutte finale » afin que « rien ne change à La Poste ». Mais plus récemment encore c’est  le FN qui a le dernier mot et qui propose de « revenir au service public postal». Le « service public postal », quel symbole universel et surtout quelle unanimité autour d’une volonté d’immobilisme et de sanctuarisation. Sauf que, « service public », implique les notions de  « service et de public »… Encore faut-il que l’entreprise soit encore là demain pour offrir  un « service » au « public » et que le « public » utilise toujours le « service » en question.</p>
<p>Regardons donc outre Atlantique, là où les syndicats ont réussi,  en terre ultra-libéraliste, le tour de force de préserver quelques années l’US Postal et de conserver bec et ongle tous les avantages acquis lors des différentes luttes à la Poste Canada:<br />
-    Aux USA en raison de la baisse de trafic du courrier et à  cause de l’incapacité statutaire d’évoluer,  les postiers sont licenciés en 2011 par vagues de 100 à 120.000. Ils étaient 600.000 initialement, soit à peine deux fois plus que le nombre de postiers Français il y a 10 ans pour un territoire 20 fois plus grand. Les conséquences sur la qualité du service sont les suivantes : la durée d’acheminement d’une lettre est passée à plus de dix jours, certains points du territoire ne sont plus distribués qu’une fois par semaine voire même, le courrier est  laissé en instance à la poste, charge à l’usager de venir le chercher. Obama (himself) a aussi mis deux fois « au pot » en un an pour éviter la faillite.<br />
-    Au Canada, forts de grèves tournantes dans les centres de tri, 20% du courrier a été transféré en quelques mois et de manière durable vers des échanges informatiques. L’ancien directeur et les analystes économiques disent là bas que le dépôt de bilan ne saurait tarder…</p>
<p>Pourquoi l’acharnement syndical a-t-il conduit ces entreprises à leur perte et leurs employés au chômage au lieu de les aider dans leur difficile adaptation à la modernité? On peut l’expliquer par l’incapacité historique des syndicats à négocier plusieurs virages mais aussi par la perte graduelle du  sens profond de leurs luttes qui se manifeste dans l’érosion de leur base, du style de luttes que l’on voit émerger localement et leur radicalisation à défaut de projet de société réaliste.</p>
<p>-    Les syndicats ont raté le virage du chômage apparu dans les années 70 car ils ont toujours conservé leur crédo d’amélioration des conditions de travail ou de maintien des avantages acquis (de ceux qui possèdent encore un emploi, leurs adhérant et les leaders locaux eux-mêmes). L’enjeu était et aurait du rester l’emploi du plus grand nombre.<br />
-    L’autre virage raté est celui de la mondialisation où l’avenir devrait s’envisager autour de la mise en œuvre de conditions de travail et de vies équivalentes entre pays industrialisés et pays émergeants : les syndicats n’ont pas su dépasser leurs divergences et s’internationaliser pour contribuer à tirer vers le haut les différences salariales et de couverture sociale. Les entreprises multinationales dans lesquelles ils étaient pourtant bien implantés en Occident sont des chevaux de Troie idéaux pour le faire. Cette tactique aurait limité de fait l’intérêt financier des délocalisations.<br />
-    Pire encore,  leurs luttes et leurs blocages d’arrière garde ont été un prétexte majeur pour recourir à des transferts massif d’activités, d’où les pertes d’emploi associés dans nos pays industrialisés.</p>
<p>Et pour revenir à La Poste c’est le virage de la société numérique et de l’internet, que leur aveuglement les empêche d’accepter: Le courrier sera à l’internet ce que le moine copiste fut à l’imprimerie, une belle pièce de musée !</p>
<p>Cette entreprise séculaire comme La Poste doit donc faire face au plus grand défi de son histoire. Ce défi ne pourra être relevé qu’avec l’union des forces vives de l’entreprise et non dans le déni  et la défiance mutuelle.</p>
<p>Tel est le vrai malaise de La Poste d’aujourd’hui où des collaborateurs en souffrance sont tiraillés entre une vision surannée de leurs missions, de l’attente de leurs usagers, de la nostalgie de leurs acquis et surtout de l’appréhension du dur chemin qui reste à accomplir pour que l’entreprise survive. Accroitre les angoisses par une instrumentalisation médiatique  profite aux extrémistes et aux concurrents supra-nationaux. C’est dans une doctrine renouvelée que les organisations syndicales pourront retrouver une dynamique et œuvrer pour le XXIème siècle de l’emploi et de l’équité.</p>
<p class="MsoNormal">Thierry Lafon<br />
<span style="font-size: 10pt;">Un postier, choqué par la situation et qui parle en son nom personnel</span></p>
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