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	<title>Knowckers</title>
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	<description>L'information décryptée</description>
	<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:31:50 +0000</pubDate>
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		<title>La guerre de l’information et la Syrie</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les récentes vidéos qui circulent sur Internet à propos d’actes de barbarie commis par des membres de l’opposition syrienne constituent un tournant dans la guerre de l’information par le contenu qui fait rage depuis le début de la guerre civile en Syrie. La guerre en Tchétchénie avait été à l’origine d’une situation comparable. Au début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les <a href="http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15549" target="_blank">récentes vidéos</a> qui circulent sur Internet à propos d’actes de barbarie commis par des membres de l’opposition syrienne constituent un tournant dans la guerre de l’information par le contenu qui fait rage depuis le début de la guerre civile en Syrie. La guerre en Tchétchénie avait été à l’origine d’une situation comparable. <span id="more-2457"></span>Au début du conflit, les rebelles tchétchènes étaient présentés par les médias occidentaux comme les victimes des exactions des troupes russes qui étaient envoyés pour les combattre. Cet avantage informationnel a été perdu par la rébellion après la diffusion d’une vidéo montrant le niveau de barbarie de certains <a href="http://robertlindsay.wordpress.com/2009/06/01/pas-de-pitie-pour-les-russes-les-tchetchenes-sont-des-coupeurs-de-ttete/" target="_blank">groupes de résistants tchétchènes</a>. Le débat qui se développe après la révélation des actes de barbarie commis par les défenseurs de la « juste cause » de l’opposition syrienne risque de provoquer les mêmes ravages en termes d’image. Les déclarations contradictoires sur le recours aux armes chimiques avaient déjà déclenché un doute lorsque Carla del Ponte de la Commission d&#8217;enquête de l&#8217;ONU sur les violations des droits de l&#8217;homme en Syrie, avait affirmé que des <a href="http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Actualite/Les-rebelles-syriens-ont-ils-utilise-des-armes-chimiques-605977" target="_blank">frappes chimiques</a> étaient avérées mais que leurs auteurs appartenaient à l’opposition au régime syrien.  Ce malaise grandissant sur les  faits d’armes de certains groupes de l’opposition syrienne n’est pas atténué par les contrefeux allumés par les pays qui soutiennent leur cause. L’un derniers arguments cités comme quoi c’est la barbarie du régime Hassad qui est la plus révoltante, démontre bien la posture défensive prise par l’opposition syrienne en termes de guerre de l’information. On ne défend pas une « juste cause » en commettant des crimes contre l’humanité.<br />
Dans la guerre civile syrienne, les deux camps ont recours à des pratiques massives d’attaques informationnelles pour dénaturer l’image de l’adversaire. Cette recrudescence de pratiques de la guerre de l’information par le contenu résulte de l’ouverture de ce nouveau champ conflictuel qu’est Internet. La place au débat se réduit d’autant plus que le recours aux images truquées est facile de par l’évolution des technologies de l’information. Dans la guerre civile syrienne, les cas de la guerre informationnelle par images interposées, sont devenus un phénomène  récurrent. La chaîne d’information Qatari Aljazeera a été pionnière en diffusant à maintes reprises, de fausses photos, des images retouchées et même des vidéos montages mettant en scène de faux acteurs. Le casting d&#8217;AlJazeera au début a été très réussi.<br />
Dans la foulée, le célèbre journal autrichien « Die Kronen Zeitung » a mis la patte dans cette guerre informationnelle, sans se faire inviter, publiant le 28 Juillet 2012, un article sur la destruction de la ville syrienne d’Alep, dont la majorité des habitants a trouvé refuge en dehors de la ville. Pour assaisonner son article, le journal a eu l’ingéniosité d’utiliser un des réputés logiciels servant à l’édition et aux retouches d’images pour remettre les habitants à leur place dans le centre ville d’Alep.  Une des photos soigneusement retouchées montre deux parents syriens et leur bébé « proprement  vêtus » au milieu de la fumée qui se dégage des flammes et des bâtiments entièrement soufflés par les explosions. L&#8217;image reprise par plusieurs autres médias, a suscité la curiosité des blogueurs qui en squattant la toile, ont fini par découvrir la vérité et par connaître l’origine des photos retouchées.</p>
<p><a href="http://www.knowckers.org/wp-content/uploads/2013/05/agence-epa-alep-27-07-2012.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2458" title="agence-epa-alep-27-07-2012" src="http://www.knowckers.org/wp-content/uploads/2013/05/agence-epa-alep-27-07-2012.png" alt="" width="500" height="296" /></a></p>
<p>Il s’agissait d’une photo qui provient en réalité du site Reddit qui l’a diffusée deux jours avant sa publication dans l&#8217;article de Krone. Les blogueurs avertis ont immédiatement réagi en accusant le journal autrichien de désinformation. Celui-ci a vite fait de supprimer carrément l&#8217;article incriminé de son site web, mais sans pour autant dire à ses lecteurs, toute la vérité sur le montage et la source des deux photos.<br />
La guerre informationnelle contre la Syrie a pris une ampleur incroyable à tel point que le régime de Bachar Al-Assad a consacré  une émission quotidienne sur la chaîne de télévision nationale, pour démasquer la manipulation des photos et vidéos utilisés par les médias occidentaux pour ternir son image de marque à l’étranger.</p>
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		<title>La polémique sur l&#8217;étude de Séralini sur les OGM</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 08:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Gilles-Eric Séralin]]></category>

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		<category><![CDATA[Stéphane Le Foll]]></category>

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		<description><![CDATA[L’étude du professeur Séralini à la suite de l&#8217;expérimentation sur des rats avec tumeurs causé par l&#8217;OGM Monsanto (CRIIGEN/AFP) suscite la polémique dans les académies des sciences.
Le professeur Paul Deheuvels, Membre de l&#8217;Académie des Sciences attire l&#8217;attention du public sur le fait que le dit communiqué ne peut engager l&#8217;une ou l&#8217;autre de ces académies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’étude du professeur Séralini à la suite de l&#8217;expérimentation sur des rats avec tumeurs causé par l&#8217;OGM Monsanto (CRIIGEN/AFP) suscite la polémique dans les académies des sciences.<br />
Le professeur Paul Deheuvels, Membre de l&#8217;Académie des Sciences attire l&#8217;attention du public sur le fait que le dit communiqué ne peut engager l&#8217;une ou l&#8217;autre de ces académies dans leur ensemble.  En effet, un groupe d&#8217;experts a été convoqué en urgence dans une absence totale de transparence concernant le choix de ses membres, et sur la base de deux représentants par académie. <span id="more-2452"></span><br />
Ces personnes ont cru bon de rédiger dans un espace de temps très bref un avis très critique sur cette étude.  Elles ne peuvent prétendre à elles seules incarner l&#8217;avis de l&#8217;ensemble du monde scientifique français.  Étant le seul membre de l&#8217;Académie des sciences représentant la discipline des statistiques en tant que telle, le Professeur Paul Deheuvels aurait dû, normalement être consulté, et tel n&#8217;a pas été véritablement le cas.<br />
Paul Deheuvels de mentionner « L&#8217;article du professeur Séralini a l&#8217;immense mérite de mettre en évidence qu&#8217;il n&#8217;y a pas suffisamment d&#8217;études portant sur les effets à long terme des alimentations à base d&#8217;OGM. Au lieu de critiquer dans cette étude ce qui ne peut pas l&#8217;être, tout en omettant de l&#8217;apprécier pour sa composante authentiquement innovatrice, les organismes établis comme l&#8217;INRA ou l&#8217;ANSES, devraient entreprendre des études approfondies sur des échantillons plus nombreux.  Celles-ci permettraient de sortir par le haut d&#8217;une querelle aux paramètres évidemment biaisés. Il faut que le débat d&#8217;idées ait lieu, dans le calme, et sans avoir à subir les pressions des lobbys qui s&#8217;expriment pour ou contre des opinions, sans même prendre le temps de les discuter ».</p>
<p><strong>Les  limites du débat scientifique</strong><br />
Interrogé par l&#8217;AFP, Bernard Meunier, délégué à la communication de l&#8217;Académie des Sciences, a affirmé qu&#8217;&#8221;un groupe de travail (avait) été mis en place par les six Académies&#8221;, et qu&#8217;&#8221;ensuite, cet avis a été validé par les présidents ou secrétaires perpétuels qui engagent la responsabilité des Académies&#8221;. Dans leur avis, les Académies ciblent aussi la stratégie de communication lors de la sortie de l&#8217;étude, avec &#8220;la publication de deux livres, d&#8217;un film et d&#8217;un article scientifique, avec l&#8217;exclusivité de leur contenu accordé à un hebdomadaire&#8221;, en l&#8217;occurrence le Nouvel Observateur. Pour sa part, l&#8217;agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a déjà estimé que l&#8217;étude était &#8220;inadéquate&#8221; et &#8220;insuffisante&#8221; pour remettre en question l&#8217;innocuité du maïs NK603, dont elle a autorisé la commercialisation au sein de l&#8217;UE en 2003.<br />
Le Pr Séralini a estimé que son étude avait &#8220;des limites statistiques comme toutes les études faites avec dix rats&#8221; par groupe étudié.  &#8220;Mais l&#8217;Efsa a autorisé des maïs transgéniques sur la foi d&#8217;études avec cinq ou six rats, des travaux produits par l&#8217;industriel lui-même qui ne communique pas les données brutes de l&#8217;étude&#8221;, a déploré le biologiste.  Cette accusation sur la faiblesse des études réalisées par les industriels est reprise par de nombreux acteurs opposés aux plantes OGM (ONG, Fédération nationale de l&#8217;agriculture bio, Attac, Confédération paysanne, etc).  Dans une lettre publiée vendredi et adressée au Premier ministre et aux ministres concernés, ces organisations arguent que &#8220;les études présentées par les firmes qui ont obtenu des autorisations de commercialisation de plantes transgéniques montrent toutes encore plus de faiblesses que celles qui sont reprochées à l&#8217;étude&#8221; du Pr Séralini.</p>
<p><strong>La carence des études préalables</strong><br />
La députée européenne Corinne Lepage, qui soutient ses travaux, a estimé cette semaine que &#8220;la carence des études préalables pose la question du fonctionnement des agences réglementaires comme l&#8217;EFSA&#8221;. Le ministre de l&#8217;Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué attendre l&#8217;avis de l&#8217;Anses avant de se prononcer. Mais &#8220;quoi qu&#8217;il arrive&#8221; il souhaite &#8220;poser la question globale des protocoles d&#8217;autorisations sur les OGM&#8221;.  Le ministre a assuré que son opinion dépend entièrement des conclusions de l&#8217;Anses, qu&#8217;il a saisie préalablement, et quoi qu&#8217;il arrive il discutera de &#8221; la question globale des protocoles d&#8217;autorisation sur les OGM&#8221;<br />
La conclusion du GECU de l’Anses, après examen critique des publications pertinentes dans le cadre de cette saisine, met en évidence l’absence de publications relatives à des études toxicologiques à long terme sur des produits phytopharmaceutiques formulés et le nombre limité des publications sur les effets à long terme des PGM.  Après examen, les experts du GECU considèrent que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données présentées dans cette publication. Par ailleurs, les hypothèses sur les mécanismes d’action proposées pour expliquer les résultats obtenus par l’équipe de Séralini et al. (2012) ne sont pas confortées par l’analyse réalisée.</p>
<p><strong>L’impasse provisoire sur les effets à long terme</strong><br />
Par conséquent, les experts concluent que les résultats de l’étude tels que publiés aujourd’hui ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions des évaluations précédentes sur le maïs NK603 et sur l&#8217;herbicide Roundup.  En revanche, les experts du GECU soulignent l’absence de travaux étudiant les effets potentiels à long terme de l’exposition à différentes formulations de préparations à base de glyphosate et le nombre limité de ceux portant sur les effets à long terme d’une consommation d’<a href="http://www.anses.fr/" target="_blank">OGM</a>.<br />
Finalement, le travail conséquent et particulièrement courageux du Pr Gilles-Eric Séralini ne pouvait triompher du système européen d’autorisation de mise sur le marché des plantes génétiquement modifiées. La raison en est évidente.  Le procès des « OGM » n’est ni celui des biotechnologies, ni celui de l’américain Monsanto.  Ce qui est mis en cause par les uns et soutenu par les autres sont les pratiques de l’industrie, sa puissance et son rôle dans nos sociétés. En même temps que la remise en question de ses propres méthodes d’évaluation l’Europe doit affronter, le cas échéant, les abus commis en son sein par ses grandes entreprises au nom de la performance économique et du progrès. Critiquer l’ « américain », seul responsable d’une tragédie mondiale, tient d’une gageure essentielle.  Comment se comporte les entreprises européennes en la matière ?  Les stratégies d’influence d’un géant tel que BASF soutenues par le couple « Sarkosy-Merkel » sont-elles aussi dénuées de controverses ?<br />
Au-delà de la moralité et de la légalité, le jour où tous les protagonistes européens porteront sans complexe le débat public sur des sujets concrets tel la  pomme de terre Amflora de BASF, avec autant de verve et de passion qu’ils ne le font pour le Roundup Ready de Monsanto, l’affrontement aura acquis plus de sincérité, plus de crédibilité et plus de chance d’aboutir à une remise en <a href="http://www.audace-ass.com/" target="_blank">question profitable</a>.</p>
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		<title>La contre attaque informationnelle d’Intermarché pour défendre les activités de pêche en eaux profondes</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 08:56:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Intermarché « seul distributeur à posséder ses propres bateaux » vient de lancer une vaste campagne de communication dans les médias pour sensibiliser l’opinion à son engagement sur les prix, sur la fraîcheur et la traçabilité des produits et pour « défendre les emplois de la filière pêche » en France métropolitaine.  Cette campagne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intermarché « seul distributeur à posséder ses propres bateaux » vient de lancer une vaste campagne de communication dans les médias pour sensibiliser l’opinion à son engagement sur les prix, sur la fraîcheur et la traçabilité des produits et pour « défendre les emplois de la filière pêche » en France métropolitaine. <span id="more-2450"></span> Cette campagne intervient en contre-attaque des nombreuses actions de l’association Bloom menées à l’encontre de la Scapeche, première flotte de pêche en eaux profondes française, créée en 1993 par Intermarché. En France, la première attaque d’envergure sur le sujet vise tous les distributeurs et leurs pêcheries. Cette action commence en 2009 avec le collectif «grands fonds marins » dont font partie Bloom, WWF, la Fondation Nicolas Hulot et Greenpeace. Le collectif dénonce les pratiques ravageuses de la pêche en eaux profondes sur les stocks de poissons et sur l’écosystème et fait pression sur les autorités pour interdire cette pratique. Face à cette attaque, Intermarché, dans la liste des distributeurs visés, rappelle son engagement pour le développement durable, qui s’est traduit en 2006 par la reconnaissance « pêche responsable », décernée par Bureau Veritas, pour sa filiale Scapeche – Comata à l’île de la Réunion et en 2008, pour la Scapeche en France métropolitaine. Bloom recentre alors la problématique posée par la Scapeche, en Atlantique Nord.</p>
<p><strong>La tentative d’encerclement par l’ONU</strong><br />
En septembre 2010, le ministère de l’écologie convoque un groupe de travail dans le cadre du « Grenelle de la Mer» dont les conclusions aboutissent à l’amélioration de la pêche en eaux profondes, sans interdiction. Le collectif « grands fonds marins » publie un nouveau rapport international accablant. L’ONU appelle les Etats à prendre des mesures urgentes pour protéger les écosystèmes. La commission européenne prévoit de publier une proposition de révision de la législation en Europe sur la gestion de la pêche en eaux profondes. Les distributeurs français Auchan, Carrefour, Casino et Leclerc prennent les mesures et retirent de la vente un certain nombre d’espèces profondes. En mai 2011, Bloom dénonce directement  Intermarché pour son utilisation abusive du label « pêche responsable ». Le chalutage profond mettrait en danger des espèces de requins classés « en danger d’extinction » malgré le label. Bloom saisit l&#8217;Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) et accuse Intermarché de publicité mensongère. Intermarché est épinglé en juin 2012. Dans les échanges, la fiabilité du label « pêche responsable » est contestée par rapport à celle du label Marine Stewardship Council (MSC).  Le précédent du cas Intermarché est relayé dans la presse internationale. Les débats font rage entre experts et scientifiques sur l’impact des chalutiers en eaux profondes et sur la qualité des labels et des entités de certification opérantes. L’indépendance du MSC, créée en 1997 par Unilever et WWF, est contestée au Canada pour conflit d&#8217;intérêt avec des pêcheries d&#8217;Alaska. Et partout sont dénoncés des liens étroits du MSC avec l’industrie agro-alimentaire des pays de l’Atlantique Nord.</p>
<p><strong>Le bras de fer au niveau de l’Union Européenne</strong><br />
En Europe, le projet de règlement porté par la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki veut progressivement interdire la pêche au chalut dans les eaux profondes de l&#8217;Atlantique Nord d&#8217;ici 2014. Mais le 30 novembre 2012, une hausse des quotas d’espèces profondes est votée dans l’Union Européenne, sur la base des analyses du conseil international pour l&#8217;exploration de la mer (CIEM). Bloom dénonce le lobbying de l’association nationale des organisations de producteurs sur les décisions de Bruxelles et révèle des conflits d’intérêts de scientifiques intervenant directement pour la Scapeche. Le 15 mars 2013, Bloom récidive et publie une « lettre ouverte » au président de la Scapeche et dénonce l’absence de viabilité économique de la Scapeche sans le recours aux subventions nationales ou européennes. La Scapeche confirme le lendemain dans la presse la conformité de ses activités, réalisées en transparence vis-à-vis des autorités.  Le bras de fer continue. Bloom attaque sur l’impact social de l’arrêt des activités de la Scapeche, qui selon l’association serait bien moindre que les premiers chiffres annoncés (dans le cadre notamment d’une étude de PricewaterhouseCoopers commandité par l’agence de développement économique du Pays de Lorient). Bloom suggère un changement de méthode de pêche en eaux profondes, moins néfaste pour l’environnement et génératrice d’emplois.<br />
En avril 2013, le projet de règlement pour déterminer si l’Union Européenne interdira, ou pas, cette pratique de pêche en eaux profondes d’ici deux ans est retardé par les eurodéputés qui réclament au Parlement de nouvelles auditions.  Pendant ce temps, Intermarché tient le cap et constitue sa défense auprès de l’opinion.</p>
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		<title>L’agressivité informationnelle de Nokia contre Apple</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 11:59:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme aux échecs, le 29 avril 2013 Nokia a lancé sur son compte Youtube une attaque ouverte audiovisuelle contre ses deux concurrents directs : les géants du Smartphone Apple et Samsung. La vidéo a été vue plus d’un million de vue dès sa première journée de mise en ligne. En agissant ainsi, Nokia profite ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme aux échecs, le 29 avril 2013 Nokia a lancé sur son compte Youtube une <a href="http://iphoneaddict.fr/post/news-78683-microsoft-oppose-apple-samsung-vanter-nokia-lumia-920" target="_blank">attaque ouverte audiovisuelle</a> contre ses deux concurrents directs : les géants du Smartphone Apple et Samsung. La vidéo a été vue plus d’un million de vue dès sa première journée de mise en ligne. <span id="more-2448"></span>En agissant ainsi, Nokia profite ainsi de la guerre exacerbée entre Apple et Samsung pour lancer sa publicité provocatrice, conserver l’audience et créer le Buzz.  La riposte ne s’est pas fait attendre par le biais d’un commentaire critique sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0d9CR94hIdI" target="_blank">Bmftv</a>.</p>
<p><strong>Une offensive médiatique à rebond financier</strong><br />
La <a href="http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/microsoft-se-paie-apple-et-samsung-dans-une-pub-hilarante-02-05-2013-1662176_506.php" target="_blank">publicité de Microsoft</a> pour le lancement de son nouveau Smartphone Nokia Lumia 920  met en scène  un mariage qui dégénère. La cause, une partie de l’assistance lors de la cérémonie immortalise cet instant avec un appareil Apple, tandis que l’autre avec un Samsung. Le mariage se transforme rapidement en pugilat entre les deux camps sur un ton ironique. Seul le staff pour la cérémonie, en-dehors des invités est amusé de la scène  …  Et pour cause  ils ont recours, eux, au nouveau Smartphone de chez Nokia (Lumia 920). La qualité du lancement d’un nouveau produit ne joue plus seulement par sa révolution technologique mais aussi par son impact médiatique.<br />
Par le lancement de ce spot publicitaire, au-delà de l’objectif indirect de favoriser les ventes du Nokia Lumia 920, Microsoft affiche un parti pris très offensif. Suite aux différents entre Samsung et Apple, le contexte (un court métrage)  « d’un mariage impossible », place l’auditeur dans un sujet d’actualité « grotesque  ». L’attaque  explicite  « Excusez-moi, vous pouvez décaler votre énorme téléphone » d’un protagoniste utilisant un Iphone contre celui d’un utilisateur de Samsung, insiste sur la médiocrité technologique des acteurs concurrents. L’utilisation des nouveaux Nokia pour immortaliser la bagarre (simulé du mariage),  place Nokia au même niveau technologique que ses deux rivaux.</p>
<p><strong>Du médiatique au juridique</strong><br />
La  guerre sans fin des brevets entre Apple et Samsung stimule l’audience en début d’année 2013. Après six mois d’étude des dossiers, la juge Lucky Koh officialise le 2 mars 2013 l’amende de  600 millions de dollars que devra verser Samsung à Apple pour l’utilisation de brevets Apple sur 14 produits. L’audience de cette affaire croît d’autant plus le 21 mars 2013 lorsqu’Apple dépose une requête afin que la firme coréenne lui verse sans tarder les 600 millions de dollars auxquels elle a été condamnée. Un mois plus tard, le Pdg d’Apple Tim Cook annonce sur son site des chiffres record au premier trimestre 2013. Malgré une comparaison ambiguë du premier trimestre 2012 sur 14 semaines avec celui du premier trimestre 2013 sur 13 semaines, l’annonce a une répercussion contraire dans la presse internationale : « Recul du bénéfice d’Apple, une première en dix ans» (cf. Le monde, Le Figaro, CNN). La bataille des résultats financiers se poursuit le 26 avril lorsque Samsung annonce pour la sortie de son nouveau Smartphone Galaxy S4 un bénéfice trimestriel record en hausse de 41% par rapport à 2012. Les médias relayent rapidement l’information, cette annonce marque un point psychologique très important pour la firme coréenne qui travaille sa notoriété en même temps que le lancement opérationnel de son nouveau produit.</p>
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		<title>La déstabilisation informationnelle d’Euralis</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 11:57:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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Or c’est précisément sur cette partie de son activité qu’une attaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le reste de ces activités restent en croissance sur 2012, Euralis enregistre des difficulté dans son pôle agroalimentaire qui l’ont obligée ces dernières années à restructurer une partie de son outil de production, et à réorganiser la structure dirigeante de ce pôle. <span id="more-2446"></span><br />
Or c’est précisément sur cette partie de son activité qu’une attaque informationnelle vient d’être lancée. Lors d’une émission de radio sur France Bleue Gascogne le 2 mai dernier, cinq anciens gaveurs ayant travaillé avec cette coopérative ont témoigné à charge contre Euralis. Ils accusent cette société de de ne pas respecter certaines conditions sanitaires obligatoires inscrites dans la base de données « qualité IGP Sud-Ouest » pour la production de foie gras. La société Euralis a porté plainte le 3 mai 2013 pour diffamation contre les cinq anciens producteurs de canard.</p>
<p><strong>Une attaque à retardement</strong><br />
En premier lieu, les cinq anciens gaveurs, ayant porté plainte en justice pour les mêmes raisons il y a un an, ont été déboutés par le tribunal de Pau quelques jours avant cette émission sur France Bleue. Le parquet a indiqué après une enquête préliminaire, qu’aucun élément probant n’avait été retrouvé et que l’affaire avait été classée. Le principal détracteur, Philippe Lapaque, avait déjà fait parler de lui dès 2003 contre une branche d’Euralis (Grimaud-Monfort), pour les mêmes motifs qui l’avaient forcé à arrêter son activité de gavage, à la suite de quoi Euralis l’avait attaqué en justice pour des pertes d’exploitation. Ce procès gagné par la coopérative avait entraîné la fermeture de l’exploitation de Philippe Lapaque qui avait néanmoins gagné en appel en 2008. C’est au même moment que son combat est fortement relayé, non sur les critères économiques, mais sur les critères de défense des animaux par une association très active, l’association L214, qui milite sur l’arrêt de la consommation des animaux. Cette association est en relation avec le mouvement Vegan de David Olivier qui possède de forts soutiens d’associations d’autres pays, et a aussi une certaine résonance dans les médias français par sa principale porte-parole, Brigitte Gothière. Cette association L214 a d’ailleurs publié un communiqué de presse le lendemain de l’émission de France invitant les journalistes à regarder une enquête réalisée en 2008 et qui incriminait les marques Montfort, Rougié, Bizac et Pierre Champion, toutes détenues par Euralis.</p>
<p><strong>Les contradictions internes d’Euralis</strong><br />
En toile de fond de cette affaire, on peut citer en 2012 le départ de nombreux cadres dirigeants de sa branche agroalimentaire, dont son ancien dirigeant des foies gras haut de gamme, Brieuc Fruchon passé chez Pomona. Cette société distribue certaines marques d’Euralis. Or Pomona affiche clairement une volonté de développement de ce pôle spécialisé qui distribue la marque de prestige d’Euralis, Rougié, et souhaite faire de la croissance interne et externe. Elle pourrait donc être très intéressée par le rachat de cette branche de l’activité d’Euralis en difficulté et néanmoins rentable en cas d’une restructuration réussie. Ce serait alors pour Pomona une occasion unique d’effectuer une concentration verticale d’une branche de son activité.<br />
D’autre part, Euralis, via sa branche semences, a annoncé son retour dans les semences de maïs. Ce marché de plus de 25 milliards d’euro est très concurrentiel. L’arrivée d’Euralis peut  avoir des effets négatifs sur la vente des produits que ces concurrents tant européens qu’américains étaient jusqu’à présent les seuls à développer et à vendre. Il est sûr qu’un affaiblissement d’Euralis dans son activité sur le foie gras peut avoir des conséquences indirectes sur son projet de développement dans sa branche semences.</p>
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		<title>La stratégie des lobbyistes antinucléaires contre Edf dans le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 11:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le 16 janvier 2013, sept associations de la protection de l’environnement ont saisi le Conseil d’Etat pour réclamer la suspension du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, en Bretagne. Aujourd’hui en France, 10 réacteurs sont en cours de démantèlement. L’opération sur le site de Brennilis en Bretagne est la plus ancienne et la plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 janvier 2013, sept associations de la protection de l’environnement ont saisi le Conseil d’Etat pour réclamer la suspension du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, en Bretagne. Aujourd’hui en France, 10 réacteurs sont en cours de démantèlement. L’opération sur le site de Brennilis en Bretagne est la plus ancienne et la plus symbolique. Mise à l’arrêt en 1985, cette centrale est engagée dans un processus de démantèlement depuis presque 20 ans. <span id="more-2444"></span>Mais les opérations techniques ne cessent d’être interrompues par des batailles juridiques livrées par les associations d’écologistes. Une durée de 17 ans pour des travaux de démantèlement parsemés ; des coûts estimés par la Cour des Comptes en 2005 à 482 millions d’euros et revus à la hausse de nos jours : il serait logique de se demander si la principale menace pour l’environnement ne viendrait pas plutôt du retard pris dans le démantèlement de la centrale. Cependant, la bataille informationnelle semble déjà perdue par Edf.</p>
<p><strong>Les lobbyistes antinucléaires sur tous les fronts </strong><br />
A lire les articles de presse et les documentaires filmés sur Brennilis, l’accusation majeure qui rend les opérations de démantèlement susceptibles de porter atteinte à la sécurité humaine, est continuellement endossée par Edf. Le groupe est en effet à chaque fois rabroué dans ses demandes d’autorisation de démantèlement complet de la centrale. Face au groupe, les associations écologistes sont très actives. Il y a, entre autres, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Eau et rivières de Bretagne, Brennilis doit dire non à la centrale ici et ailleurs d’EELV…<br />
En 2010, le premier motif invoqué par la commission d’enquête indépendante pour suspendre le démantèlement des installations a été de dire que l’étude d’impact relative aux travaux de démantèlement n’avait pas fait l’objet d’une information suffisante auprès du public, ce qui est contraire au droit européen (cf. la Convention d’Aarhus du 25-06-98 signée par la France et la directive européenne n°85/337). La stratégie de communication des ONG antinucléaires consiste à répandre l’idée qu’il existe des pressions d’ordre financier au niveau des directions (cf. les difficultés à estimer le véritable coût du démantèlement) et d’ordre informationnel. Il s’agirait de ne pas mettre à disposition du grand public toutes les informations du dossier et de lui cacher la compréhension de la technologie. Car déconstruire n’est pas résoudre le problème de la radioactivité. Par exemple, voici le discours d’un riverain : « on n&#8217;ouvre pas ce débat parce qu&#8217;on ne veut pas que les citoyens prennent conscience de ce que c&#8217;est que le démantèlement des centrales nucléaires» (cf. note 1). Une commission locale d&#8217;information (CLI) a été créée et regroupe les différentes parties prenantes mais elle ne satisfait pas les associations environnementales. L’association Sortir du nucléaire s’en est même retirée.<br />
L’arbitrage viendra en 2011 de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui réitère ses nuances au dossier, comme en 2009 : si Edf a justifié la stratégie de démantèlement retenue, l’exploitant devra néanmoins justifier le caractère immédiat de sa stratégie de démantèlement ainsi qu’apporter des éléments de réponse quant à la gestion des déchets à vie longue issus des opérations de démantèlement. C’est sur ce deuxième paramètre, plus en amont du démantèlement mais extérieur à l’enceinte de la centrale de Brennilis, que les associations écologistes s’appuieront pour affaiblir le positionnement de l’exploitant. On retrouve donc certains des mêmes acteurs que pour le site de Brennilis, avec en plus les composantes locales de ces associations. Ils sont regroupés dans le « collectif Stop-Bugey » destiné à faire fermer le centre de gestion. Citons le Réseau Sortir du nucléaire (inclus, les associations actives d’échelle locale comme Contratom et le Collectif des irradiés de Bourg-en-Bresse), Greenpeace, les Amis de la Terre, Syndicat Solid, le nouveau parti anti-capitaliste, EELV, en partenariat avec l’association très locale La Roche Fendue. L’entreposage des déchets activés lors du démantèlement de Brennilis était rendu possible par l’Installation de Conditionnement et d&#8217;Entreposage des Déchets Activés (ICEDA) qui est en construction. Or, bien que largement engagée à Bugey dans l’Ain, celle-ci est désormais à l’arrêt du fait de l’annulation de son permis de construire, confirmée par la cour administrative de Lyon le 19 juin 2012. C’est pourquoi, l’ASN a considéré que le dossier de demande d’autorisation de démantèlement complet déposé par Edf le 29 décembre 2011 n’est pas recevable en l’état. Le démantèlement de la centrale est donc à nouveau ajourné…</p>
<p><strong>Le leitmotiv des lobbyistes antinucléaires</strong><br />
La centrale de Brennilis est la première centrale nucléaire en France où a été engagée une procédure de démantèlement. Brennilis était censé être le « laboratoire » d&#8217;un démantèlement rapide et d&#8217;un « retour à l&#8217;herbe » du site. La centrale doit servir de test pour Edf avant les prochains autres démantèlements de centrale en France. Il n’existait donc pas de précédent en France mais d’autres cas sont subvenus depuis, notamment les ateliers d’ATPU de Cadarache. Certains chez Edf voient dans le démantèlement de Brennilis un enjeu financier et de compétitivité internationale, un savoir-faire français qui pourrait être exporté à l’étranger. Dans l’autre camp, on semble refuser le principe même de démanteler une centrale nucléaire car accepter le fait qu’un démantèlement de centrale puisse arriver à son terme reviendrait à accepter la capacité d’interrompre un cycle de centrale nucléaire, et donc à l’accepter. Aussi des ONG, comme Les amis de la Terre ou Réseau Sortir du nucléaire, se sont-ils opposés, dès le début, aux activités de démantèlement. Le chantier pourra-t-il être terminé d’ici 2020-2025 ? C’est ce que certains espèrent. Mais la véritable question demeure ouverte : Pourquoi Edf n’a pas été en mesure de remporter une victoire informationnelle dans cette affaire au bout de 30 ans ?</p>
<p>Note :<br />
« Des associations réclament la suspension du démantèlement de la centrale de Brennilis », Le Monde, 17/01/2013.</p>
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		<title>Une entreprise allemande déstabilisée au Cameroun</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 15:19:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L’entreprise allemande Giesecke und Drievent (G&#38;D) a été récemment au centre de vives controverses au sujet du contrat relatif à la mise en place d’un fichier électoral biométrique au Cameroun. L’entreprise d’envergure familiale à sa création en 1852 par Hermann Giesecke et Alphonse Devrient fut d’abord spécialisée dans l’impression de billets de banque et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’entreprise allemande <a href="http://www.giesecke&amp;drievent.com/" target="_blank">Giesecke und Drievent</a> (G&amp;D) a été récemment au centre de vives controverses au sujet du contrat relatif à la mise en place d’un fichier électoral biométrique au Cameroun. L’entreprise d’envergure familiale à sa création en 1852 par Hermann Giesecke et Alphonse Devrient fut d’abord spécialisée dans l’impression de billets de banque et la fourniture de papier de sécurité et des machines du même type.<span id="more-2442"></span> Grâce à  son ambition et à son dynamisme notamment dans le secteur de l’innovation, G&amp;D a élargi son champ de compétence au domaine des cartes à puces, du paiement électronique, de  l’identification des personnes et de la sécurité sur internet. Elle a également mis au point des solutions spécifiques pour les technologies mobiles. Aujourd’hui cette entreprise occupe un rang admirable sur la scène européenne et même internationale du marché de la biométrie, tutoyant presque les géants traditionnels du domaine tels que le leader mondial de ce secteur, l’Américain Sophran Morpho sans oublier le franco américain <a href="http://www.gemalto.com/" target="_blank">Gemalto</a>. En effet, si Gemalto a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’Euros en 2011, G&amp;D le talonne avec un chiffre d’affaires d’1,8 Milliards d’Euros en 2012, affichant une croissance sans cesse en hausse.<br />
Par ailleurs, G&amp;D  est parmi les entreprises européennes retenues pour le projet « Bio-Pass », projet relatif à l’établissement de la Carte d’Identité Européenne. Bien plus, en 2012, cette entreprise allemande a reçu le trophée Sésame en e-transactions, confirmant ainsi sa présence sur le marché de produits électroniques et biométriques à haute sécurité.<br />
Seulement, cette ascension  sur l’échelle de la notoriété  devient de plus en plus difficile à gérer pour l’entreprise qui se trouve désormais confrontée à une kyrielle d’obstacles qui surgissent pour édulcorer sa réputation encore en construction.</p>
<p><strong>Controverse autour de l’attribution du marché du fichier électoral camerounais</strong><br />
Le contrat entre Elections Cameroon (Elecam) et G&amp;D a été paraphé le 18 avril 2012 à Yaoundé pour un montant de 7,8 Milliards de CFA. La conclusion de ce contrat a suscité au lendemain de sa signature, de nombreuses  et vives réactions dans lesquelles G&amp;D a été accusée de corruption et favoritisme. Plusieurs  critiques ont inondé les médias, qualifiant l’attribution du contrat à cette entreprise allemande d’irrégulière et de non transparente. Dans certains des articles, G&amp;D a tout simplement été décrite comme une entreprise qui ne pouvait pas être à la hauteur de la mission qui lui a été confiée.<br />
En réalité, suite au lancement de l’appel d’offres relatif à ce marché, 05 entreprises étaient en lice. Il s’agit du canadien Code Inc, de l’allemand Safe If, du sud africain Waymak Info Tech, du franco américain Gemalto et d’un collectif d’ingénieurs camerounais ; Après une première sélection, seuls Code Inc et Safe If ont été retenues mais,  devaient franchir une ultime étape, : celle de la démonstration devant le jury d’attribution du marché. Lors de l’annonce de l’adjudicataire dudit contrat, l’opinion publique découvre qu’il s’agit de G&amp;D, une entreprise allemande qui ne figurait pas parmi les soumissionnaires d’où le scandale et les réactions. Seulement, force est de constater qu’à regarder de près, la procédure d’attribution de ce contrat est bel et bien régulière et respecte les termes des articles 29 et 128 du code des marchés publics camerounais. En l’occurrence le calendrier électoral exigeant des brefs délais, il ne pouvait plus être question pour Elecam de lancer un nouvel appel d’offres d’où l’attribution de gré à gré de ce marché en raison de l’urgence du calendrier électoral. En tout état de cause, « cette compagnie est celle qui a satisfait aux exigences du cahier des charges lié à cette opération »  a, avoué M. Mohamadou Tanimou, Directeur Général d’Elections Cameroon.<br />
Hormis l’accusation de corruption et de favoritisme, G&amp;D a également été qualifiée de profane dans le domaine de la biométrie alors même que cette entreprise œuvre pour 50 gouvernements dans le monde. En l’occurrence,  G&amp;D a réalisé la confection des cartes d’identité biométriques au Brésil, en Egypte, des passeports biométriques au Botswana, et  la sécurisation des permis de conduire dans les Baltiques.<br />
Face aux multiples accusations et  réactions négatives, G&amp;D s’est contenté de quelques timides sorties médiatiques, laissant le champ libre aux conjectures de toutes sortes. « Nous ferons le travail dans les délais »a déclaré Hans Kunz, Vice Président de G&amp;D. Ce déficit de communication ne contribue pas à accroitre la notoriété de cette entreprise. Il est à craindre qu’à l’avenir, si G&amp;D ne révise pas sa vision et sa stratégie de communication, son image risque d’être fortement entamée par des attaques similaires qui au fond ne sont pas fondées mais, semblent avoir comme seul objectif : déstabiliser G&amp;D et freiner son élan.</p>
<p>Notes :<br />
www.cameroon-info.net<br />
www.cio-mag.com<br />
www.newsebenehebdo.africanewstand.com</p>
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		<title>La guerre informationnelle prolongée entre ONG et la firme APP</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 15:07:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Depuis une dizaine d&#8217;année, différentes organisations non gouvernementales (ONG), en particulier Greenpeace, se sont relayées pour dénoncer les pratiques de l&#8217;entreprise Asia Pulp &#38; Paper (APP) en Indonésie, concernant la déforestation tropicale massive et ses conséquences, provoquée par ses activités de fabrication de pâte à papier et carton.
APP est une filiale de Sinar Mas Group, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une dizaine d&#8217;année, différentes <a href="http://environmentalpaper.org/our-network/member-organizations/" target="_blank">organisations non gouvernementales</a> (ONG), en particulier Greenpeace, se sont relayées pour dénoncer les pratiques de l&#8217;entreprise Asia Pulp &amp; Paper (APP) en Indonésie, concernant la déforestation tropicale massive et ses conséquences, provoquée par ses activités de fabrication de pâte à <a href="http://www.foe.co.uk/resource/briefings/asia_pulp_and_paper.pdf" target="_blank">papier et carton</a>.<span id="more-2438"></span><br />
APP est une filiale de Sinar Mas Group, dont les activités très variées touchent aussi bien la pâte à papier, les télécommunications ou encore les <a href="http://www.sinarmas.com/en/business-units/" target="_blank">services financiers</a>. APP et ses sept filiales, est le troisième producteur mondial de pâte a papier. Ce secteur représentait plus de 4 milliard de dollars des exportations indonésienne en <a href="http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/337635" target="_blank">2011</a>.<br />
Pour fabriquer de la pâte à papier, l&#8217;entreprise à besoin de bois, matière première incontournable pour ce genre de production et surtout de concessions accordées par le gouvernement indonésien pour exploiter des parcelles de forêt. C&#8217;est là que le bas blesse, car la communication d&#8217;APP est totalement contradictoire avec son comportement sur le terrain.</p>
<p><strong>Terrain de jeu :</strong><br />
Les ONG ont identifiées plusieurs problématiques liées à l&#8217;activité d&#8217;APP en <a href="C:\Users\Admin1\AppData\Local\Microsoft\Windows\Temporary Internet Files\Content.Outlook\VJ7R3Y7N\presentation-eepn-indonesia-2012-121211075622-phpapp02.ppt" target="_blank">Indonésie</a> :<br />
1.    Destruction de la forêt tropicale (environ 2 million d&#8217;hectare / an)<br />
2.    Destruction de la biodiversité (destruction de l&#8217;habitat de Tigres, Eléphants, Orang-outan&#8230;)<br />
3.    Problèmes lié au changement climatique (la forêt tropicale absorbe une grande partie des émissions de CO2)<br />
4.    Négation de droits humains (certaines concessions légales ou illégales se situent sur des zones d&#8217;habitations d&#8217;indigènes, qui en sont expulsés parfois par la force)</p>
<p>On ne compte plus les actions menées par Greenpeace ou WWF sur et hors du territoire indonésien pour lutter contre les agissements d&#8217;APP et protéger la faune et la flore.  Cependant, ces dernières années, quelques actions ont été davantage remarquées et efficaces pour faire pression sur APP. Le 6 Juillet 2010, les ONG ne se confrontent pas directement à APP. Elles vont adresser une lettre à l&#8217;ensemble des acheteurs de la filière papier/carton afin de stopper leur approvisionnement chez APP pour la forcer à changer de comportement.<br />
Les entreprises européennes communiquant largement sur leur comportement éco-responsable, les ONG touchent donc la corde sensible.  Les résultats ne se font pas attendre, dès le lendemain, 7 Juillet 2010, Carrefour renonce à se fournir chez <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/carrefour-renonce-a-se-fournir-aupres-du-papetier-indonesien-app.N135299" target="_blank">APP</a>, et de nombreuses autres entreprises vont faire de même aux États-Unis, et en Europe (<a href="http://www.thekrogerco.com/docs/statements-policies/kroger-statement-on-asia-pulp-and-paper.pdf?sfvrsn=0" target="_blank">Kroger</a>, Lego, Unilever…). Face au comportement d&#8217;APP qui ne change pas, une deuxième lettre va être adressée en Novembre 2012, cette fois-ci aux banques et institutions financières pour attirer leur attention sur les risques financiers qu&#8217;elles auraient à travailler avec APP, étant donné que cette dernière serait en défaut de paiement à hauteur de 900 millions de dollars auprès de créditeurs américains.</p>
<p><strong>Contre attaque d’APP</strong> :<br />
Pour lutter contre ces critiques, APP communique aussi bien sur son site internet qu&#8217;au travers de fondations ou blogs créés par ses <a href="http://www.rainforestrealities.com/author/aidag/" target="_blank">soins</a>, sur ses actions respectueuses de l&#8217;environnement et la protection des populations et espèces en danger.<br />
C&#8217;est en 2010, justement, qu&#8217;arrive une nouvelle directrice de la communication chez APP, et que l&#8217;on voit la marque &#8216;<a href="http://www.asiapulppaper.com/" target="_blank">App Cares</a>&#8216;  (enregistrée aux USA en <a href="http://www.trademarkia.com/app-cares-wwwasiapulppapercom-77947823.html" target="_blank">2010</a>) promouvoir les valeurs et actions du groupe sur le plan environnemental. La communication s&#8217;étend au travers de l&#8217;utilisation d&#8217;audits et de rapports permettant à APP de prouver sa bonne foi concernant ses pratiques. Ces nombreuses certifications et rapports sont vus comme du <a href="http://www.novethic.fr/novethic/entreprises/pratiques_commerciales/marketing/deforestation_en_indonesie_riposte_asia_pulp_paper/132706.jsp" target="_blank">Greenwashing</a>, tout est fait pour donner bonne conscience aux acheteurs d&#8217;APP.<br />
Mais APP ne s&#8217;arrête pas en si bon chemin et va plus loin, en employant un consultant américain (Mr. Oxley) qui, grâce à ses liens avec &#8220;Frontiers of freedom&#8221; va permettre le montage de &#8220;Consumers Alliance for Global Prosperity&#8221; pour mener une campagne de dénigrement des ONG et <a href="http://pulpwars.com/" target="_blank">anciens clients d&#8217;APP</a>.<br />
Après plus de deux ans d&#8217;actions impitoyables, il faut croire que la lettre adressée aux institutions financières à dû &#8220;un peu&#8221; effrayer APP, puisque le <a href="http://www.euflegt.efi.int/files/attachments/euflegt/publications_2013/130205_-_app_february_5_announcement_-_press_release_english.pdf" target="_blank">5 février dernier</a>, <a href="http://www.rainforestrealities.com/newsroom/press-releases/approadmap-forestpolicy/" target="_blank">elle</a> annonce officiellement la fin de ses activités de déforestation. Pourtant, l&#8217;histoire ne semble pas terminée, puisque fin mars, de nouvelles <a href="http://www.greenomics.org/docs/APP%27s_artful_deception_with_new_policy_201303.pdf" target="_blank">allégations</a> sont portées contre APP et ses fournisseurs qui ne respecteraient pas la décision du 5 février 2013.</p>
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		<title>Guerre de l’information sur l’utilisation d’un insecticide pour colza ou maïs</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 09:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Depuis le 02 Juillet 2012 le produit phytosanitaire Cruiser OSM de Syngenta est interdit en France. C’est un enjeu économique en milliards d’euros remis en question sur fond de considérations écologiques et sanitaires. Cette remise en question s’étaye sur un soupçon controversé de nuisances pour des abeilles (désorientation et surmortalité de nombreuses espèces d’abeilles). C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 02 Juillet 2012 le produit phytosanitaire Cruiser OSM de Syngenta est interdit en France. C’est un enjeu économique en milliards d’euros remis en question sur fond de considérations écologiques et sanitaires. Cette remise en question s’étaye sur un soupçon controversé de nuisances pour des abeilles (désorientation et surmortalité de nombreuses espèces d’abeilles). <span id="more-2434"></span>C’est le bien-fondé d’un mal pour un bien soit une mortalité incontestable pour les abeilles provoquée par un progrès indéniable pour la productivité agricole.</p>
<p><strong>Un conflit scientifique, sociétal, économique et politique</strong><br />
Le produit phytosanitaire Cruiser OSM de Syngenta qualifié de systémique ayant pour matière active le thiaméthoxam, essentiellement utilisé contre les insectes suceurs de sève pour  les semences de maïs et colza est très apprécié par les agriculteurs pour ses performances contre les pucerons et taupins. D’après les résultats d’une étude de la revue science de l’ANSES (Agence National de la Sécurité Sanitaire de l’Alimentation) le thiaméthoxam est retrouvé parfois à des taux significatifs dans le pollen qui conduirait à une désorientation et une surmortalité de nombreuses espèces d’abeilles. Syngenta réfute vivement cet avis de l’ANSES par la nature même des mesures de l’étude (quantité absorbable par les abeilles).<br />
En 2007 l’ANSES émet un  avis favorable signé de son directeur Marc Mortureux « pour l’utilisation de mise sur le marché de la préparation cruiser OSR ». Dès 2008 de nombreuses associations et fédérations mettent en cause officiellement cet insecticide et cela porte ses fruits. Le 12/01/2008 le site de Greenpeace met en avant cette incohérence au sein même du gouvernement : « on est face à une hypocrisie fantastique. Le gouvernement se moque du monde ». Également en 2008 une pétition orchestrée par l’association FNE (France Nature Environnement) est lancée contre l’utilisation du Cruiser.<br />
Le 09/12/2010 l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française) dénonce l’autorisation de l’ANSES comme arbitraire : «  le ministère de l’agriculture a inventé de toutes pièces un système d’autorisation » quant à l’utilisation du Cruiser sur maïs. Le 28 juin 2012 le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll annonce « je retire l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR sur le colza aujourd’hui » il s’appuie sur cette même étude de l’ANSES pour clôturer : « Donc je confirme l’interdiction ». Le 10 juillet 2012 Marc Mortureux envoie un courrier à Monsieur Patrick Dehaumont alors directeur général de l’alimentation (DGAL), stipulant que l’interdiction « d’utilisation sur le marché du CRUISER OSM ne nécessite pas de commentaire de l’agence » (ANSES). Bien que l’étude ait été réalisée par l’ANSES, ce n’est pas cette agence qui a pris la décision d’interdiction mais bien le ministre de l’agriculture.<br />
Alors que le 29/06/2012 le ministre a retiré l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser en France et afin d’aller chercher l’appui d’un organe européen, l’Etat français « engage la procédure européenne afin que des mesures adaptées soient prises au niveau communautaire ». Le rapport de la commission européenne du 12 et 13 Juillet 2012 stipule (page 8 ) : « les Etats membres jugent qu’il est inapproprié d’employer de telles mesures. » Ils suggèrent d’attendre le rapport de l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire) avant de prendre une décision. Les conclusions du rapport de l’EFSA de Janvier 2013 imputent aux produits phytosanitaires comportant les trois néonicotinoides : clothianide, imidaclopride et thiaméthoxam, un impact létal sur les abeilles. Ce rapport doit être voté en commission européenne. Cependant le moratoire de la commission européenne du 1 mars 2013 n’a pas abouti : 13 Etats dont la France ont voté pour l’interdiction, 9 ont voté contre et 5 se sont abstenus (Allemagne, Royaume Uni, Finlande, Bulgarie et Estonie). Les Etats sont à nouveau appelés à voter le Lundi 29 Avril 2013. Le positionnement de l’Allemagne et du Royaume Uni suffit à interdire en Europe l’utilisation des néonicotinoides incriminés… Quelques jours avant cette prise décisive de position les acteurs pour ou contre se livrent à une véritable bataille informationnelle. En Europe, trois firmes utilisent du néonicotinoide pour des insecticides : il s’agit des puissants groupes pharmaceutiques Syngenta le suisse et des allemands Bayer et Basf.</p>
<p><strong>Les batailles informationnelles entre les acteurs s’emballent </strong><br />
Même si la solution repose aujourd’hui sur une décision politique, les « anti-néonicotinoides » lancent une campagne informationnelle visant à influencer les acteurs décisionnels européens.<br />
Greenpeace publie un rapport en avril 2013 « Le déclin des abeilles : Analyse des facteurs qui mettent en péril les pollinisateurs et l’agriculture en Europe ». Le rapport nomme et incrimine les insecticides et fabricants (Bayer-Syngenta-Basf&#8230;). Le 17 avril 2013, des militants de Greenpeace escaladent le siège de Syngenta en Suisse avec une bannière de 20 mètres de haut et qui stipule : « Syngenta pesticides Kills-bees ». Des méthodes identiques sont utilisées par Greenpeace le 26 avril au siège de Bayer. Avec le double objectif d’influencer la ministre fédérale de l’agriculture (Allemande) Madame Aigner en passant par la pression de l’opinion publique. L’organisation cybermilitante AVAAZ appelle le 19 avril sur son site à signer une pétition « Europe : Bannir les tueurs d’abeilles ». Le CEO (Corporate Europe Observatery) publie le 11 avril 2013 un article visant à démontrer les méthodes agressives de lobbying de Syngenta. L’association des apiculteurs allemands DBIB (représenté par Deutscher Berufs) lance une pétition via le site change.org à destination toujours de Madame Aigner prise en étau entre les protecteurs des abeilles et les puissances industrielles.</p>
<p><strong>La riposte des puissances industrielles</strong><br />
Pour les deux géants de l’agrochimie, Bayer et Syngenta, l’enjeu économique d’une interdiction des insecticides utilisant des néonicotinoides  se chiffre en milliard d’euros. Quelques années après la remise en question du bien-fondé des études de l’EFSA, les deux firmes se fédèrent pour contrer les attaques et donc une possible interdiction.<br />
Syngenta répond à l’opération de Greenpeace du 17 avril 2013 par un communiqué : « la démonstration de Greenpeace sur le site de Rosental ne sauvera pas les abeilles ». La firme en profite pour énumérer les actions passées : « l’opération pollinisateur » il y a une dizaine d’années, puis la création du site plightofthebees.com. Les deux géants passent de la défensive à l’offensive avec la proposition récente du « Plan d’action pour la santé des Abeilles ». Ce projet vise à aider à débloquer l’impasse de l’UE sur la santé des abeilles, suite à l’échec d’un accord de la commission Européenne. Les firmes lancent une campagne de communication le 13 avril 2013 « les pollinisateurs et les pesticides jouent un rôle important à la ferme…tous deux aident à produire plus d’aliments par hectare ». En effet pour pallier la performance du Cruiser, les agriculteurs doivent compenser avec plusieurs passages d’insecticides foliaires pulvérisés.</p>
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		<title>La stratégie de conquête d’Apple remise en cause en Chine</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 09:14:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Knowckers</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Alors que le derniers procès contre Samsung n’a pas permis de les départager, Apple se voit à nouveau plongé au cœur d’une tempête médiatique chinoise au moment même où ses résultats déçoivent les analystes  et le cours de son action ne cesse de baisser depuis plusieurs  mois.
Mauvais résultats d’Apple
Depuis plusieurs semaines, le cours de l’action [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le derniers procès contre Samsung n’a pas permis de les départager, Apple se voit à nouveau plongé au cœur d’une tempête médiatique chinoise au moment même où ses résultats déçoivent les analystes  et le cours de son action ne cesse de baisser depuis plusieurs  mois.<span id="more-2431"></span></p>
<p><strong>Mauvais résultats d’Apple</strong><br />
Depuis plusieurs semaines, le cours de l’action Apple n’arrête pas de chuter (autour des 700 dollars en octobre 2012 versus 402 dollars le 18 avril 2013), traduisant l’anxiété des marchés sur la capacité d’innovation de l’entreprise de Cupertino depuis la disparition en octobre 2011 de son fondateur Steve Jobs. L’annonce faite le 24 avril 2013 d’une baisse de 18% du bénéfice net trimestriel ne va pas renverser la tendance tant cette situation est inédite depuis dix ans. Il est vrai que l’Iphone 5 est loin d’avoir conquis les fans de la marque : trop cher et pas suffisamment innovant par rapport à l’Iphone 4. Du coup, même s’il s’est écoulé 37,4 millions d’exemplaires d’Iphones dans le monde sur ce premier trimestre 2013, les ventes sont en-deçà des prévisions.<br />
Et ce n’est pas l’annonce faite par Tom Cook qui promet des « surprises » et de « nouveaux produits très excitants » pour l’automne qui rassure les experts du marché car le doute subsiste quant à une réelle rupture technologique des futurs produits. A contrario, Samsung, son principal concurrent, profite pleinement  de cette situation en lançant des smartphones haut de gamme de plus en plus innovants et à des prix plus abordables.</p>
<p><strong>L’enjeu chinois</strong><br />
Le marché des smartphones arrivant à maturité dans les pays occidentaux, la Chine représente un enjeu de taille pour Apple. Actuellement le deuxième marché après les Etats-Unis, Tom Cook ambitionne d’intensifier la présence de ses produits pour faire de la Chine son premier marché. Mais cela ne risque pas de se faire sans mal. En effet, depuis plusieurs semaines, Apple est régulièrement victime d’attaques venant de Chine.<br />
Dans une émission diffusée le 15 mars (journée internationale des droits des consommateurs) sur la chaîne publique CCTV, le service après-vente d’Apple est sévèrement critiqué en démontrant que les clients chinois ne bénéficient pas des mêmes garanties que les consommateurs occidentaux. De nombreuses stars chinoises ont également posté des messages sur les réseaux sociaux comme Weibo (twitter local) pour dénoncer l’arrogance d’Apple. Après avoir tenté de se défendre, Tom Cook s’est excusé publiquement le 2 avril en publiant une lettre en chinois sur le site internet local d’Apple, texte dans lequel il reconnaît que la marque à la pomme a encore beaucoup à apprendre sur la façon d’opérer en Chine et que la satisfaction des consommateurs chinois est l’une de ses priorités.<br />
En parallèle, Apple est impliqué dans deux affaires de violation de la propriété intellectuelle. Zhizhen Network Technology l’accuse d’avoir copié son logiciel de reconnaissance vocale (Xiao iRobot) pour mettre au point son propre assistant personnel Siri et Shanghai Animated Film Studio, société de production cinématographique, demande des dommages et intérêts pour la vente de ses films sans autorisation.<br />
Dernière attaque en date, le gouvernement chinois estime que l’App Store contient des applications aux contenus X et demande au géant américain de faire le ménage dans son catalogue. Cette accusation a de quoi surprendre quand on connaît le contrôle exercé par Apple sur tous les contenus présents sur l’App Store. Et dans le même temps, la firme américaine doit lutter contre un groupe de hackers chinois (KuaiYong) qui proposent une copie de l’App Store permettant de télécharger des applications sans payer.</p>
<p><strong>Apple dans l’œil du cyclone ?</strong><br />
Les consommateurs chinois plébiscitent les produits d’Apple (allant même jusqu’à vendre certains de leurs organes pour s’acheter un Ipad !), ce qui permet à la firme américaine d’accroître régulièrement ses parts de marché dans cette zone. Mais depuis son siège de Séoul, Samsung veut reconquérir cette partie du monde en pleine croissance où il est chez lui. Les procès coûtant cher et leur issue étant aléatoire, il est plus subtil de chercher à ternir l’image d’Apple en Chine.<br />
Ces attaques permettent aussi de mettre la pression sur Apple pour que le géant américain se plie à certaines règles de filtrage, comme, par exemple, supprimer de son catalogue des œuvres littéraires censurées par le gouvernement chinois.<br />
Mais ces provocations sont autant de mesures de rétorsion contre le gouvernement américain. En effet, le Congrès américain fait barrage à l’expansion de Huawei (qui a annoncé récemment sa sortie du marché américain) et de ZTE sur leur territoire en avançant des problèmes de sécurité pour les entreprises américaines et de cyber-espionnage. Et l’influence des Etats-Unis est telle en Europe que certains Européens (dont la France) adopte la même réserve face à l’industriel chinois. Apple se retrouve donc pris entre le marteau et l’enclume et tente de se montrer sous son meilleur jour en faisant, par exemple, un don de 50 millions de yuans à la province du Sichuan (sud-ouest du pays) touchée par un tremblement de terre le 20 avril. Il n’est pas sûr que cela suffise à éteindre le feu.</p>
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