Les étrangetés du nouveau gouvernement marocain

9 janvier, 2012

“Il y a eu d’abord une reconnaissance, ou plutôt une allégeance au Roi, seul sésame permettant l’accès à l’arène politique marocaine puis le choix du nom en forme de programme “justice et développement”. Le vent des révoltes tourbillonna entre Tunisie, Égypte et Libye et arriva le 20 février sur les côtes atlantiques du Maghreb.
On observa alors dans les rues de Casa, hommes et femmes, côte à côte, ils demandaient plus de liberté et de probité, l’on n’entendit pas alors parler d’islam… Le Roi, qui en dix ans, avait déjà permis des élections libres fit adopter une nouvelle constitution. Le Parti autoproclamé de la justice et du développement s’opposa déjà à la liberté de conscience proposée par le souverain.
Les élections suivirent en novembre et virent la victoire des islamistes. Ils leur appartenaient dès lors de distribuer les portefeuilles. De la gauche virulente à la droite traditionnelle, tous ou presque ont accepté de partager les fruits de la victoire.  Seules perdantes les femmes, car là où le dernier gouvernement comptait 7 femmes, il n’en reste plus qu’une, à qui on a aimablement demandé de s’occuper de…la famille. Précision et cela n’est pas choquant dans le monde arabe, elle porte le voile.
La justice dont se targuaient ces gens là n’était donc pas l’égalité des sexes, quant au développement, il ne semble pas aller dans le sens couramment admis.  Alors à nous qui paniquons, on nous rassure en nous disant le Roi veille, tout le monde peut se rendormir…”

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