Les risques informationnels de la SNCF
2 novembre, 2009
Le risque principal est la sécurité. Les statistiques sont significatives même si elles ne sont pas encore alarmistes selon les responsables : 1200 incidents journaliers, 500 morts par an (suicides, accidents, cadavres retrouvés le long des voies ferrées). Mais des augmentations de certains délits sont inquiétantes comme celle du nombre de viols commis sur les lignes du RER A et D de la région parisienne. La direction de la SNCF ne pourra pas maintenir longtemps dans le secret ce sujet tabou. Une des parades trouvées est l’équipement de vidéosurveillance qui sera généralisé aux nouvelles rames prévues sur le réseau Ile de France. Cette innovation qui mettra du temps à être opérationnelle (le changement des rames prend plusieurs années) devient une priorité à cause de l’aggravation du phénomène des bandes qui est une des explications de cette montée de la violence, en particulier en Ile de France. Les vols de matériaux qui paralysent parfois le trafic comme ce fut le cas dernièrement, oblique la SNCF à équiper ces matériels de puces électroniques pour tracer les équipements dérobés comme c’est le cas aujourd’hui pour un certain nombre de véhicules automobiles. Le risque informationnel est aussi de nature environnementale. Les abords des voies (RER C en particulier) sont mal entretenues (jet d’ordure ménagère). Cet état d’abandon est une mauvaise image qui s’accumule à d’autres. Les dégradations commises à l’intérieur des wagons et notamment sur les nouvelles rames démontrent l’incapacité des pouvoirs publics et de la direction de la SNCF à trouver des parades adéquates aux actions d’une infime minorité qui agit pratiquement en toute impunité.



Le sujet mériterait une analyse plus fouillée et moins partisane. L’article, pourtant court, contient nombre de contradictions qui décrédibilisent le propos.
Je cite : « La direction de SNCF ne pourra pas maintenir longtemps dans le secret ce sujet tabou. »… Quand on voit le battage des médias dès que se produit le moindre évènement dans un train de banlieue, l’argument est totalement dénué de sens.
Quand à la mise en place de la vidéosurveillance dans les trains, elle fait l’objet d’un programme de déploiement qui a débuté il y a déjà plusieurs années (plus de 5000 caméras déjà installées dans les trains régionaux et de banlieue), sous l’impulsion des pouvoirs publics. Qui plus est, ce déploiement n’est aucunement lié à l’âge du matériel, la vidéosurveillance pouvant très bien être adaptée à du matériel ancien. Il ne s’agit donc en rien d’une « innovation ».
Quand à mettre les viols, les suicides, et autres vols de câbles… sur le “dos” de la SNCF, c’est une provocation un peu facile qui ne fait que s’inscrire dans le discours dominant des médias sur cette entreprise.
Question police, est-il besoin de rappeler que le ministre de l’intérieur avait lui-même créé une Police Ferroviaire fin 2006, dotée d’un effectif de 2500 agents (en sus des 2000 agents de la Surveillance Générale SNCF)… est-il besoin là encore de préciser que ces moyens ne sont pas gratuits.
Question environnement et propreté des abords des voies, je rappelle que depuis 1997, le réseau ferroviaire appartient à RFF (Réseau Ferré de France) qui en délègue l’entretien (et les budgets correspondants) à SNCF.
Conclusions :
1/ Plus de police dans les trains, plus de personnel pour entretenir les abords des voies (et on pourrait en rajouter…)… toutes ces questions sont bien loin de relever de la seule volonté de SNCF… et bien souvent le choix des solutions n’est pas laissé à son initiative.
2/ Alors, risques informationnels ou provocation ?
Teobul