L’affrontement entre Chavez et les Etats-Unis

15 octobre, 2008

Les pays occidentaux tentent de contrer le mouvement bolivarien qui fait tache d’huile dans la zone andine (Venezuela, Bolivie, Equateur). Les pays l’isthme centre-américain (du Panama au Guatemala), considérés comme des verrous par les Etats-Unis, basculent à gauche les uns après les autres : Nicaragua, Honduras, peut être Salvador en mai prochain. A ‘approche des élections régionales, le Président vénézuélien Hugo a tout entrepris pour rappeler ses alliés a l’ordre dans sa sphère d’influence. Ces derniers ayant tendance dernièrement à se laisser tenter par les sirènes du capitalisme (au travers des investissements de multinationales pétrolières et gazières). Le but poursuivi par Hugo Chavez est d’auto-alimenter financièrement la révolution bolivarienne par le soutien financier et idéologique de ses alliés. Il pense s’appuyer sur la coopération massive  découlant des accords économiques de l’ Alternativa Bolivariana para la América (ALBA) qui est en quelque sorte un anti Traité Libre Echange. Les pays membres  de l’ALBA sont la Bolivie Cuba et le Venezuela. Hugo Chavez résume l’esprit de ce traité de la manière suivante :  « Il est temps de repenser et de réinventer les processus affaiblis et agonisants d’intégration sous-régionale et régionale dont la crise constitue la plus évidente manifestation d’un manque de projet politique commun. Heureusement, en Amérique latine et dans les Caraïbes, il souffle un vent favorable au lancement de l’ALBA en tant que nouveau schéma intégrateur qui ne se limite pas au simple commerce mais qui se fonde sur nos bases historiques et culturelles communes et qui vise à l’intégrationpolitique, sociale, culturelle, scientifique, technologique et physique » .
Afin de renforcer sa doctrine, Hugo Chavez a égalemment décidé de lancer de grands travaux doctrinaux à l’université comme “la médecine socialiste sur le modèle des médecins cubains. Pour atteindre cet objectif, il s’appuie entre autre sur une Plateforme baptisée “la continentale bolivarienne”. Cette plateforme qui se définit comme une plateforme de “lutte” a des antennes dans toute les universités de la région. Selon certaines sources, elle servirait a l’occasion d’antichambre pour le recrutement de la guérilla. Lors du bombardement qui a éliminé Raul Reyes, ex leader du mouvement, plusieurs corps d’étudiants mexicains ont été retrouvé par l’armée colombienne dans le campement des guérilleros. Ils n’étaient ni otages, ni prisonniers. D’autre part, trois attentats perpétrés au mois d’août dernier par le front urbain de la guérilla à Bogota ?. Ces attentats auraient été commis par des étudiants. La récente polémique sur l’infiltration de la guérilla dans les universités colombiennesa rebondi sur Youtube : http://www.youtube.com/results?search_query=encapuchados+bogota&search_type=&aq=f.
L’instrumentalisation des étudiants vise pour Hugo à préparer la prochaine génération destinée à prendre le relais et surtout a évangéliser dans la région. Pour la guérilla, il s’agit de recruter de nouveaux éléments qui se fondent plus facilement dans le paysage. L’idée d’infiltrer les universités vient d’alfonso Cano, le nouveau leader de la guérilla, qui avait fondé le parti communiste clandestin lorsqu’il était étudiant. Il reproduit le modèle à plus grande échelle et surtout à un niveau international et s’assure ainsi une présence en ville afin d’impacter plus directement la politique.
Le combat est en train de se cristalliser autour de deux blocs :
•    Le bloc contitué par les Etats-Unis et leurs alliés.
•    Le bloc constitué par le Venezuela et zone andine (Bolivie / Equateur), au sein duquel des pays comme la Russie, l’Iran, la Lybie et la Chine opérent régulièrement par l’intemédiaire de leur diplomatie et de leurs groupes industriels. La Russie passe des accords militaires (un exercice aéronavale entre les Russes et le Venezuela est prévu en novembre 2008) et vend des armes ( 500 millions USD de contrats ont été signés entre les deux pays depuis deux ans) sans oublier les accords gaziers et pétroliers (installation de Gazprom et de Yukoil). Idem pour la Chine (Pétrole) et l’Iran qui sont en négoiation pour des accords énergétiques. De son côté, la Russie vient de donner son accord de principe pour la construction d’un reacteur nucléaire civil au Venezuela). Rappelons enfin qu’il existe une présence d’officiers iraniens dans cetaines casernes venezueliennes.

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