Focus de Knowckers.org : La diaspora chinoise et l’expansion économique de la Chine
30 juin, 2008 · Poster un commentaire
Les principales recherches sur la diaspora chinoise se sont centrées sur l’Europe de l’Ouest et les États-Unis, analysant les processus de sa transformation (Ma Mung, 2000) prenant en compte ses dimensions historiques (Pina-Guerassimoff, 2003 ; Poisson, 2004) et économiques (Waldinger et Tseng, 1992 ; Campani, 1994), s’interrogeant sur les répercussions de son installation dans les sociétés d’accueil (Guillon et Taboada Leonetti, 1986) et sur ses modalités d’intégration (Trolliet, 1999). Lire la suite
Focus de Knowckers.org : L’enjeu de la réciprocité dans les échanges
26 juin, 2008 · Poster un commentaire
Les grandes puissances économiques mondiales semblent depuis quelques années avoir pris la mesure de l’importance du patriotisme économique. En effet, que ce soit des pays développés comme les Etats-Unis ou le Japon ou des pays en voie de développement comme la Chine, tous paraissent d’accord sur un point : la nécessité d’une certaine forme de protectionnisme pour garder sa place dans l’affrontement économique mondialisé. Protéger son économie des attaques extérieures, conserver ses emplois ou défendre les acquis de ses travailleurs est une fierté et un impératif pour bon nombre de pays. Lire la suite
Infiltration d’Attac Suisse par Nestlé
23 juin, 2008 · 1 commentaire
La multinationale Nestlé dont la réputation offensive n’est plus à faire est malmenée par certains médias suisses à la suite d’une opération d’infiltration au sein d’une association d’extrême gauche. L’émission « Temps présent » de la Télévision suisse romande diffusée jeudi 12 juin 2008 a révélé que la multinationale Nestlé avait mandaté une agente privée de la société Securitas pour surveiller plusieurs membres d’un groupe de travail au sein de la branche d’Attac en Suisse. Ce dernier rédigeait un livre sur Nestlé (Attac contre l’Empire Nestlé, 2004). Securitas a tenu au courant la police cantonale vaudoise de cette infiltration et des informations dont elle disposait. Notons que la police cantonale vaudoise n’a pas estimé nécessaire d’informer les personnes victimes de cette surveillante scandaleuse. Nestlé communique peu sur cette affaire. Une des raisons évoquées était la prévention contre le risque terroriste. Cette déclaration n’a pas convaincue grand-monde localement. Dans le passé certaines affaires ont laissé traîner quelques doutes sur ce mode de pratique. L’ancien directeur financier de Perrier avait remarqué que sa direction avait été infiltrée par une recrue qui avait organisé des fuites quelques mois avant l’OPA lancée par Nestlé. Dans le même ordre d’idées, les attaques dont a été victime la Firme Lindt en France à la fin des années 90 ont fait peser le soupçon sur une autre firme de chocolat. L’affaire Nestlé/Securitas a incité Attac Suisse à organiser le 24 juin à 20h un meeting à Lausanne.
Réaction de Susan Seorge
Depuis que j’ai commencé a suivre les activités de Nestlé dans les années 1970, j’ai pu constater que cette entreprise ne peut souffrir la moindre critique et qu’elle est prête a tout pour faire triompher son point de vue et, quand elle le peut, pour étouffer les analyses qui lui sont défavorables. Je ne connais pas la loi suisse applicable en l’occurrence, mais je sais que la Suisse est un pays démocratique et cette fois, Nestlé va trop loin. (…) En tant que préfacière du livre d’Attac Vaud *Attac Contre l’Empire Nestlé, j’imagine que j’ai été espionnée au même titre que mes collègues. En conséquence je tiens à être associée à toute plainte en justice ou autre action que Attac-Vaud et Attac-Suisse jugeront bon d’entreprendre a l’encontre de Nestlé et je tiens aussi a exprimer mon entière solidarité avec eux, ainsi qu’avec l’équipe de Temps Présent en ce moment pénible. Je suis d’ailleurs certaine que le peuple Suisse jugera le comportement abject de Nestlé comme il convient.
La guerre politique américaine autour du contrat des avions ravitailleurs
19 juin, 2008 · Poster un commentaire
L’appel d’offres de lancé par l’US Force et remporté par Airbus Military Air transport en association avec le groupe américain Northrop Grumman (contrat portant sur 179 ravitailleurs en vol), a été retoqué par l’organisme fédéral Government Accounting Office (GAO), qui est une sorte de Cour des comptes américaine et un des bras armés du Congrès américain. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une revanche remportée par les lobbyistes pourtant très actifs de Boeing mais plutôt d’un épisode politique de la vie intérieure américaine. Lire la suite
Focus de knowckers.org : Quelle est la stratégie de la Chine en Afrique dans le domaine des technologies de l’information ?
19 juin, 2008 · Poster un commentaire
Le marché des TIC en Afrique
Les télécommunications sont un des atouts majeurs de développement de l’activité économique d’un continent. Mais en Afrique, elles souffrent du manque de développement général de l’Afrique. Le capital investi par habitant est de 2,2% pour l’Afrique contre 3,87% pour le monde, ce qui fait apparaître l’une des causes principales de ce retard du continent Africain dans ce domaine, coûteux d’un point de vue développement. Lire la suite
Les trous noirs du livre blanc sur la Défense
19 juin, 2008 · Poster un commentaire
La guerre de l’information n’existe pas ou seulement dans les campagnes électorales, c’est l’impression qui ressort de la lecture du livre blanc rendu public cette semaine par les autorités françaises. Les déstabilisations informationnelles de l’armée française sur des théâtres d’opération extérieurs (Rwanda, Côte d’Ivoire, Afghanistan), la démonstration de cyber warfare contre le gouvernement estonien, les multiples attaques informationnelles qui touchent le monde de l’entreprise, le rapport du SGDN sur la manipulation de l‘information semblent être des non-évènements. La France cultive-t-elle l’art d’avoir une guerre de retard ? Il est inquiétant de constater que le niveau de perception des enjeux de la guerre de l’information se situe encore au niveau de la guerre informatique à laquelle on rajoute quelques thématiques supplémentaires de manière anecdotique. Qui se lèvera pour dire ce que chaque homme politique sait parfaitement en cherchant à déstabiliser un rival lors d’une élection majeure à savoir que celui attaque a toutes les chances de l’emporter dans cette nouvelle forme de conflit (les diamants de Giscard, l’appartement d’Alain Juppé, le passé trotskiste de Jospin). Les affrontements économiques liés à l’évolution du monde ne sont pas mieux lotis dans ce livre blanc. Ils sont visiblement considérés par la haute fonction publique comme des épiphénomènes qui doivent rester dans la culture du secret alors que les stratégies de puissance reposent de plus en plus sur des actions concertées fondées sur un usage offensif du renseignement et des opérations d’influence de long terme. Combien de défaites exemplaires devrons-nous accumuler pour entendre raison sur des sujets aussi cruciaux ?
Les oligarchies russes
18 juin, 2008 · Poster un commentaire
Les bouleversements provoqués par la chute du mur de Berlin sont nombreux, profonds et, à moins d’assister à l’éclosion inopinée d’un nouveau contre-système - peu probable -, pérennes. L’histoire est en quelque sorte repartie, sur un autre chemin, après rupture de la digue …
Parmi ces phénomènes nouveaux, un me semble particulièrement puissant et sournois : l’émergence des oligarques russes. Dans un premier temps, en Russie. Mais désormais et de plus en plus, à l’étranger également.
Après des années de chaos, le Russie effectue son retour sur la scène économique : par l’exportation, voulue ou non, de ses oligarques. Lire la suite
Les conséquences du référendum irlandais
10 juin, 2008 · Poster un commentaire
Si les Irlandais votent non à la nouvelle mouture du Traité simplifié, il est nécessaire d’en tirer dès maintenant les enseignements qui sautent aux yeux. Après avoir pris (subventions européennes), les Irlandais ne veulent pas donner (subventions aux nouveaux entrants dans l’Union). Cette attitude n’est pas propre aux Irlandais, elle est commune à l’ensemble des peuples qui composent l’Europe. Si le communisme a échoué, ce n’est pas seulement un problème d’erreur stratégique de la part de ses promoteurs, c’est surtout une incompatibilité fondamentale entre les aspirations suscitées par l’individualisme et les contraintes imposées par la recherche de l’intérêt collectif. Cette vérité se vérifie aujourd’hui au niveau de l’Europe à 27. Aux lendemains de la seconde guerre mondiale, les fondateurs de l’Europe comme Jean Monnet ont voulu initié une démarche de prospérité économique qui garantirait les assises d’une paix durable dans cette région du monde. La pérennité de cette stratégie était conditionnée par le maintien et l’accroissement du niveau de vie des Européens. Jean Monnet n’avait prévu les bouleversements qui sapent actuellement les bases de son projet. Les enjeux autour du pétrole (contrôle géopolitique des gisements, spéculations sur les prix, les retombées sur le pouvoir d’achat et le mode de vie des citoyens), les hausses du cours des matières premières et les conséquences des délocalisations fragilisent le statu quo qui prévalait jusqu’à présent dans la construction d’un marché commun. La real politik économique appliquée par le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) à ‘égard de l’Union européenne réduit d’autant plus ses marges de manœuvre dans les tentatives de relance de la croissance dans les pays en difficulté du vieux continent. Les accords bilatéraux signés par l’Allemagne avec la Russie et la Suisse avec l’Iran sont les signaux faibles d’une politique du chacun pour soi. D’autres pays se préparent à faire de même malgré la pression des Etats-Unis qui cherchent à susciter une coalition européenne face à la Russie et l’Iran. La future Présidence française se présente sous des auspices plutôt peu encourageants dans un tel contexte. Il est clair que l’opinion publique française n’est pas dupe de cette situation préoccupante pour son avenir. Elle attend du pouvoir politique français autre chose que de la poudre aux yeux. Si le peuple irlandais dit non, il faudra revoir les objectifs de la politique française à moyen et long terme. Ce n’est pas pour l’instant le chemin sur lequel s’est engagée la classe politique. Tout autisme de sa part sur une question aussi cruciale la conduira au désastre.
La France est en train de devenir un maillon faible
5 juin, 2008 · Poster un commentaire
Un cadre d’entreprise s’étonnait dernièrement que c’était la France qui était visée par la Chine après l’affaire de la flamme olympique alors qu’il y avait eu des manifestations aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Pourquoi la France ? D’abord les faits : C’est une ONG française Reporters Sans Frontières (RSF) qui s’est mise en avant pour manifester non seulement à Paris mais précédemment à Athènes. Autrement dit, une voix française ne s’est pas contentée de manifester à Paris. Elle a pris les devants et l’a fait dans le pays symbole des jeux olympiques, la Grèce, point de départ du voyage de la flamme olympique dans son périple à travers le monde. Cette arrogance n’a pas échappé aux Chinois qui ne sont pas dupes dans cette affaire. Ils savent bien que les Etats-Unis jouent un double jeu et les soupçonnent d’être à l’origine de l’agitation internationale autour de l’affaire du Tibet bien que Washington insiste sur les relations cordiales avec la Chine compte tenu des intérêts économiques entre les deux pays. C’est la raison pour laquelle, Pékin ne riposte pas frontalement contre les manœuvres souterraines des services américains sur la question du Tibet. N’oublions pas que ces derniers sont assez intelligents pour ne pas mettre de l’huile sur le feu en prenant appui sur le levier des ONG américaines. Ils préfèrent activer des forces non américaines qu’ils aident en sous-main. La France est exactement dans le cas inverse. Ses services n’ont strictement rien à voir avec la démarche de l’ONG RSF. Mais c’est elle qui est sur la sellette à travers la réaction officielle et officieuse de la Chine (manifestations « spontanées » contre les implantations de Carrefour en Chine, campagnes de dénigrement sur Internet). Comment expliquer ce paradoxe ?
L’explication la plus simple est l’état du rapport de force entre la Chine et les Etats-Unis. Pékin a plus à perdre qu’à gagner en attaquant frontalement la diplomatie américaine sur la question du Tibet. Si on limite l’analyse à l’enjeu d’image lié à Pékin 2008 de cet été et sur les gains à tirer de l’économie des Jeux olympiques qui s’appuie principalement sur les grands networks anglo-saxons, il est évident que les autorités doivent s’accommoder de l’attitude américaine. Rappelons pour mémoire que les royalties publicitaires sur les anneaux olympiques ont été perçues à partir des années 80 par le Comité olympique américain. Dans ce cas, pourquoi la Chine n’exerce-t-elle pas des mesures de rétorsion à l’égard de la Grande Bretagne ? Londres dispose d’arguments que la France n’a pas. Un petit rappel s’avère nécessaire : un an après avoir rétrocédé Hong Kong à la Chine, la Royal Navy a fait un exercice militaire d’envergure dans les eaux internationales aux larges des côtes chinoises pour rappeler à Pékin que le Foreign Office tenait aux respects des engagements pris par la République populaire chinoise. Aucun pouvoir politique français n’aurait eu l’audace d’exercer un tel moyen de pression dans des circonstances analogues depuis la sortie de la France de l’OTAN sous la présidence de la République exercée par le général de Gaulle.
Ce manque de crédibilité de la France est la conséquence directe du déficit d’expression de sa politique de puissance. La gesticulation ne remplace pas la stratégie. Telle est la leçon à tirer de cette affaire. La Chine communiste tirera tous les avantages possibles de cette faille de la politique française en soufflant tantôt le chaud (remerciements pour l’aide apportée par les entreprises françaises implantées en Chine lors du dernier tremblement terre) puis le froid (déclarations des organismes de tourisme chinois sur un boycott éventuel de la France). Dans ce jeu « très asiatique », la France n’aura de cesse d’essayer d’amadouer Pékin. C’est justement-là son point faible. Celle leçon de choses en termes de stratégie d’influence n’est pas anecdotique. Elle souligne notre déficit sur un point crucial : « comment se faire craindre par le fort quand on est faible ». Contrairement aux apparences, la France ne manque pas d’arguments. Encore faudrait-il que son pouvoir exécutif ait la capacité intellectuelle et le courage politique pour missionner les services compétents afin de nous sortir de ce coin du ring.
Les critiques se multiplient au sein des armées
3 juin, 2008 · Poster un commentaire
L’analyse des commentaires sur le site Secret Défense ainsi que les tribunes libres du parues dans quotidien Le Monde (en particulier celle du général Jean-Claude Thomann) en disent long sur la montée en puissance des critiques concernant les décisions gouvernementales en matière de Défense. Cette situation n’est pas courante. Il y eut dans le passé des officiers généraux du cadre de réserve qui ont exprimé leur hostilité à certaines mesures prises lors des précédentes Présidences de la République. Mais il n’y eu jamais autant de signaux faibles dans la Marine, l’Armée de terre et la Gendarmerie. Cette situation est préoccupante surtout quand se rajoutent des épisodes malencontreux comme cette cérémonie du 21 mai 2008 aux Invalides comme en témoignage cet extrait de Secret Défense : « Le chef de l’Etat devait ensuite remettre des décorations à d’anciens combattants. Il expédia la chose, sans un mot de sympathie. L’un d’eux - dont nous avons eu le témoignage - se demanda sur le moment "pourquoi le président lui en voulait personnellement… Je n’ai jamais croisé son regard." Il était enfin prévu que le Président aille voir les familles de morts ou de blessés dans les Opex, qui étaient regroupées à l’angle Nord-Est de la cour. Las ! "D’un pas pressé vers la sortie", raconte un témoin, "il est passé devant elles sans un regard". Certaines familles étaient venues de province, à leur frais. Un officier de haut rang, qui assistait à cette prise d’armes avoue en est reparti "déçu et consterné". » Pour l’instant les critiques fusent mais ne touchent pas l’opinion publique. La faiblesse de la résonance du site Secret Défense est liée à son contenu qui est incompréhensible pour les gens de la rue. Les commentaires sont très techniques et ne s’adressent qu’aux militaires. On se demande ce que fait ce site dans le giron du quotidien Libération dont le lectorat ne s’intéresse guère aux questions de Défense excepté sous des angles plutôt antimilitaristes ou lorsque l’armée est accusée comme dans l’affaire du Rwanda. . Son animateur Jean-Dominique Merchet fait penser à un ancien journaliste de libération, Jean-Michel Caradec qui s’était spécialisée dans les années 80 sur les questions de Défense pour rejoindre ensuite la rédaction de Paris Match.
Sources :
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/06/03/la-justice-fait-droit-a-une-demande-du-forum-gendarmes-et-citoyens_1052934_3224.html#ens_id
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/13/menace-sur-notre-capacite-militaire-par-jean-claude-thomann_1044295_3232.html

