Le défi de la connaissance

6 février, 2007

Ce qui est pénible quand on travaille dans des domaines comme celui de la défense, c’est de voir à quel point les sources francophones d’information sont inexistantes, mis à part quelques centres de réflexion stratégique dont l’influence est très faible sur le plan international. A titre d’exemple, les contrats d’armement sont présentés dans une base de données payante, Military Procurement International, qui est une société nord américaine. La variété des sources est donc très limitée…

Pour améliorer la compétitivité des industries d’armement françaises dans le domaine de la production de connaissances, il devient vital pour elles de relever le défi de la connaissance par l’émergence de think-tanks aussi dynamiques que les structures anglo-saxonnes et dotés de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Sans l’implication des sociétés de défense française dans ce travail collectif, utile à tous, sans que cela ne les spolie en rien, un tel challenge sera voué à l’échec. Pour vendre, il faut désormais occuper le terrain en fournissant le maximum d’informations globales aux futurs acheteurs. L’activité de ces think-tanks n’est pas à confondre avec le travail des journalistes dont la fonction est de commenter l’actualité et d’évaluer de manière critique la production de la connaissance émise par les milieux professionnels. En France l’analyse critique des journalistes est d’autant plus limitée par le fait qu’ils n’ont accès qu’à de la connaissance étrangère ou sont tenus à respecter la ligne éditoriale de journaux détenus par des grands groupes industriels ou militaires vivants plus ou moins des commandes de l’Etat.

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