Exxon accusé de désinformation par des scientifiques
28 février, 2007 · Poster un commentaire
Le réchauffement climatique sera peut-être le problème majeur de ce début de siècle. La manière dont nous déciderons de réagir face à la situation affectera notre modèle économique et notre mode de vie. Les grands groupes industriels commencent à prendre conscience des conséquences de ces changements sur leurs activités.
Certain d’entres eux ont même anticipé certains de ces changements, à leur tête le groupe Exxon. Un rapport de l’UCS (Union of Concerned Scientist) détaille comment entre 1998 et 2005 Exxon a financé une opération de désinformation sur le sujet du réchauffement climatique.
L’opération se décompose en plusieurs mouvements coordonnés :
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Produire du doute, en opposant incertitudes et complexités devant les faits scientifiques les plus solides.
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Produire de la connaissance « favorable » : Rapports, articles relayant le message ; au travers d’un réseau d’organisations/paravents relayées par les médias.
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Promouvoir des porte-parole scientifiques, utilisant la méconnaissance du public pour le monde scientifique, la surexposition de scientifiques marginaux devant renforcer l’idée qu’il y a toujours débat parmi les scientifiques.
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Utiliser l’accès sans précédent des groupes pétroliers a l’administration Bush pour bloquer toutes initiatives fédérales de régulation et contrôler la politique américaine de l’énergie.
Le rapport détaille comment Exxon a distribué 16 millions de dollars, sur la période 1998-2005, à des think-tanks et à des instituts scientifiques pour implémenter cette stratégie. IL explique aussi comment les porte parole scientifiques indépendants étaient membres d’une mais souvent de plusieurs des ces organisations. Mais au-delà de l’impressionnant travail de documentation et d’analyse réalisé par l’UCD, ce rapport révèle deux informations fondamentales.
Premièrement la reconnaissance dont bénéficie l’expertise des l’industriels du tabac en matière de désinformation. En effet Exxon a réutilisé leurs méthodes, et même une partie de leur réseau (cf. annexe B table 3).
Deuxièmement, pour ceux qui ont encore des doutes sur la réalité du réchauffement climatique. Un groupe énergétique de dimension mondiale en a reconnu la réalité depuis 1998 : Exxon. Il est juste dommage que sa première et unique réaction devant cette révélation fut de vouloir le cacher au reste du monde.
Smoke, Mirrors & Hot Air: How ExxonMobil Uses Big Tobacco’s Tactics to Manufacture Uncertainty on Climate Science
http://www.ucsusa.org/assets/documents/global_warming/exxon_report.pdf
Naissance d’un néo-maccarthysme ?
22 février, 2007 · Poster un commentaire
C’est celui, bien entendu, dirigé contre la Chine, dont le gouvernement est désormais accusé par des rumeurs d’origine anglo-saxonnes d’avoir orchestré l’attaque du début du mois de février contre les serveurs DNS racines. Cette doctrine ayant l’avantage de placer les Etats-Unis en position de victime innocente, agressée sans raison jusque dans ses réseaux informatiques.
Il est d’ailleurs symptomatique que tous les articles qui dénoncent la Chine finissent inlassablement par la même figure de style : malgré l’absence totale de preuve, avouée sans honte par les officiels américains, "il n’y a pas de fumée sans feu".
Sur la nature de l’attaque de février elle-même, on pourrait souligner que la Chine — qui compte 137 millions d’internautes — aurait au moins autant à perdre que les Américains dans l’effondrement d’Internet qui aurait pu résulter, si l’attaque avait été couronnée de succès. C’est l’éternelle image de la Chine rurale et exotique qui tenterait, avec ses cohortes de hackers, de faire régresser l’économie mondiale au niveau du Moyen-Âge. On oublie également que les premières conclusions de l’enquête technique ont montré que 60% des machines à l’origine de l’attaque étaient localisées en Corée du Sud — ce qui ne prouve rien, ni dans un sens ni dans un autre : mais du point de vue du militaire américain moyen, qui a reçu de très sommaires cours de géographie avant d’intégrer l’armée, la Corée du Sud, c’est l’Asie, et l’Asie, c’est la Chine. Ce raisonnement imparable aurait pu s’imposer, n’était-ce un ultime rebondissement : l’enquête a aussi révélé que les machines coréennes qui ont perpétré l’attaque étaient contrôlées par un serveur allemand, localisé à Coburg.
Espérons pour que les Américains n’en déduisent pas l’implication "évidente" du gouvernement allemand.
Pierre Caron
Sources :
http://www.computerworld.com.au/index.php/id;1857853637;fp;16;fpid;1
http://times.hankooki.com/lpage/tech/200702/kt2007021916025512350.htm
Les terroristes islamistes se professionnalisent dans la guerre de l’information
14 février, 2007 · Poster un commentaire
Un logiciel uniquement utilisable en langue arabe et nommé par ses créateurs « secret cybermoujahine » a été mis en ligne en janvier 2007 sur les forums clandestins réservés à l’idéologie Al Qaïda. Ce logiciel élaboré permet aux éléments extrémistes de sécuriser leurs échanges en arabe sur les réseaux électroniques.
Il s’agit d’un programme mixte de chiffrement et déchiffrement qui a été développé par les spécialistes internes en « djihad électronique ». Il dispose des cinq meilleurs algorithmes existant en matière de cryptographie, dont l’AES (Advanced Encryption Standart). Il repose sur un système hybride, combinant cryptage symétrique (256 bit) et asymétrique (2 048 bit) avec un jeu de double clé, publique et privée (RSA), ce qui permet de cloisonner les échanges entre l’émetteur et le destinataire. Il est transportable sur une clé USB.
Focus de Knowckers.org
14 février, 2007 · Poster un commentaire
AREVA, l’uranium nigérien et l’altermondialisme
La campagne présidentielle française commence à prendre de l’ampleur en France, et les candidats sont désormais très présent sur les écrans de télévision. Chaque candidat lorsqu’il doit intervenir dans les medias prépare un certain nombre d’arguments et d’exemple qui construise son discours, il est inévitablement amené à les répéter dans chacune de ces interventions puisque cela constitue son « message ».
Olivier Besancenot qui fait campagne sur une ligne très à gauche et proche des mouvements alter mondialistes n’échappe pas à cette règle. Mais un élément de son message est une attaque assez brutale sur le groupe français AREVA et sa politique au Niger, cette attaque a eu lieu au moins à deux reprises à télévision (dimanche 11 dans France Europe express, France 3 ; lundi 12 dans j’ai une question à vous poser TF1), elle est également présente dans le journal de la LCR.
« Je me souviens notamment d’une discussion avec un militant du Niger. Il m’a décrit minutieusement le monopole exercé par Areva, société française, sur l’extraction de l’uranium. Ce qui prouve, au passage, que les grands discours sur le thème : « Le nucléaire, c’est l’indépendance énergétique » sont du grand pipeau, puisque la France dépend donc du Niger, par exemple pour obtenir la fabrication du nucléaire civil comme militaire. Sauf à penser que l’uranium du Niger, c’est à la France. C’est très exactement ce que pense Areva. Les dégâts sur l’environnement sont catastrophiques sans parler de la santé de population locale irradiée. Les maladies professionnelles ne sont là-bas pas reconnues et les hôpitaux à proximité des sites d’extraction sont administrés sous l’influence de la société nucléaire française. Comme ça la boucle est bouclée. » (cf. Rouge du 24 janvier 2007)
Ces quelques lignes contiennent de multiples griefs contre le groupe nucléaire français, les arguments d’ordre général contre la filière nucléaire, qui font partie d’un débat en cours qui a son mérite, mais on trouve des arguments plus spécifiques au cas du Niger : Dégâts sur l’environnement, population irradiée. Areva a déjà fait l’objet d’attaques sur ce dossier en 2005 notamment de la part de la CRII-Rad, relayé par l’émission 90 minutes de Canal + du 25 avril 2005. Areva accusé d’appliquer des standards sanitaires insuffisants parce qu’elle opérait dans un pays en développement a réagi faisant certifier iso 14 001 ses installations nigériennes, soit la norme la plus contraignantes appliqué à l’environnement.
Cependant l’attaque la plus grave, est la dernière, Olivier Besancenot accuse les professionnels de santé nigériens d’être sous l’influence d’Areva. Que la compagnie contribue au financement des infrastructures de santé de la région, ne devrait pas être utilisé contre elle. Ces insinuations sont graves et portent atteintes à la fiabilité professionnelle des médecins travaillant dans les hôpitaux incriminés. L’éthique médicale n’est pas inexistante dans les pays du sud, surtout pour une firme multinationale qui se sait de plus en plus observée par les acteurs locaux.
Mais Areva doit soutenir le fau d’autres critiques comme celle de Mamane Sani Adamou au forum de Nairobi. Le grief mis en avant est la répartition des richesses produites par l’exploitation de l’uranium nigérien entre Areva et le pays d’où est extrait le minerai.
« Quelque 2.500 milliards de FCFA ont été encaissés par Areva au titre de la vente d’uranium produit par les mines nigériennes. Sur ce montant, le Niger n’a eu que des miettes", a-t-il déclaré. "Pour un kilogramme d’uranium vendu à 100 euros, mon pays n’a droit qu’à 30 euros", a affirmé M. Adamou qui participe à Nairobi au septième Forum social mondial consacré "au pillage des ressources minières en Afrique". Représentant l’ONG nigérienne Alternatives Espaces citoyens, il a regretté la perte de la souveraineté de son pays sur son uranium. "L’uranium est produit dans les mines du Niger, mais c’est Areva qui choisit exclusivement les acheteurs. Le groupe français, qui achète au Niger l’uranium à un prix fixe, peut le revendre au cours du marché mondial sans ajuster la part qui revient à la partie nigérienne", a-t-il déploré. "Nous sommes à l’évidence dans un type de rapport néocoloniale", a ajouté M. Adamou, dénonçant la "connivence" des dirigeants politiques nigériens avec les intérêts français. "Tous savent que le Niger est lésé dans la répartition des revenus de l’uranium, mais personne ne peut lever petit doigt pour interpeller Areva", a- t-il affirmé. » (cf. Jeunesafriques.com 25 janvier 2007)
Ces attaques sur la santé et la répartition des richesses ne doivent pas rester sans réponse. Si les propos d’Olivier Besancenot sont contestables dans les faits et par l’argumentation scientifique, la problématique de la répartition des bénéfices de l’uranium extrait du sous sol africain fait partie des nouveaux débats sur le rôle des puissances occidentales et asiatiques opérant en Afrique. Les Chinois déploient dans cette région du monde une action concertée entre leurs opérateurs publics et « privés ». Cette approche concertée les rend plus cohérent et assez imperméable pour l’instant à la critique des ONG ou des mouvements alter mondialistes. En créant une dynamique globale entre leur approche diplomatique du continent africain et l’action de leurs entreprises sur zone, les Chinois sont plus efficaces que les entités économiques occidentales qui opèrent en ordre dispersé sans être corrélées automatiquement à une stratégie de puissance guidée par le pouvoir politique de leur pays d’origine. La France est devenu un cas d’école dans ce domaine. Combien de fois la question « Que dit Paris ? » a été posée par des expatriés qui étaient confrontés à ce problème. Et combien de fois la réponse est tombée de manière laconique « Paris ne dit rien ! ». La faiblesse d’Areva est d’opérer de plus en plus comme une firme multinationale classique sans réelle vision stratégique de long terme avec le pouvoir politique français. Que ce soit dans le domaine nucléaire ou du pétrole, une approche fondée sur les seuls critères de rentabilité d’une firme multinationale est suicidaire en termes de gestion des intérêts d’un pays comme la France. Il ne s’agit pas de réhabiliter la « Francafrique » mais simplement d’avoir une pensée stratégique en adéquation avec nos besoins vitaux. N’oublions pas que dans les deux cas de figure du pétrole et du nucléaire, l’Etat et donc le contribuable français ont joué pendant près d’un demi siècle un rôle prépondérant pour assurer le développement de ces deux secteurs énergétiques. Dans le nucléaire, Areva est née de la fusion d’entreprises publiques. Quant au pétrole, la dynamique privée dont se targuent les défenseurs de la culture d’entreprise de Total n’avait pas réussi à s’imposer devant les 7 grandes compagnies anglo-saxonnes qui contrôlaient le marché mondial à la fin des années 50. Il a fallu la création d’Elf Aquitaine dans le cadre de la politique énergétique défendue par le général de Gaulle pour que la France ait enfin une véritable politique pétrolière digne de ce nom et réduise la dépendance énergétique de la France à l’égard des compagnies anglo-saxonnes.
Focus de knowckers.org
6 février, 2007 · Poster un commentaire
Le paradoxe commercial des médicaments génériques.
Les pays développés font face ces dernières années à une augmentation importante de leurs dépenses de santé. Dans une économie mondiale globalisée, le coup financier du système de santé est parfois perçu par certains comme un handicap à la compétitivité d’une économie nationale.
Au-delà de la dérive éthique que représenterait une analyse risque bénéfice appliqué à la santé publique, il est important de garder à l’esprit qu’un système de santé efficace est un facteur de stabilité et de performance pour une économie en maintenant la force de travail opérationnelle et en offrant à la population une protection efficace contre les crises de santé majeures (risques alimentaires, pandémies, etc.…). Cependant il est légitime de vouloir améliorer l’efficience du système et de vouloir en réduire les coûts, si cela ne dégrade pas le service rendu et ne crée pas d’effet indirect néfaste dans les secteurs économiques associés.
Ainsi si l’on regarde les efforts en cours en France pour réduire les dépenses de santé, un des éléments phares des multiples plans de réduction des dépenses est le développement des médicaments dit génériques. Cela permet aux médecins ou aux pharmaciens de prescrire aux patients des copies de médicaments princeps (molécules originales, développé à très hauts coûts par des entreprises privées), ces copies dites génériques offrent un effet thérapeutique identique, mais elles sont vendues moins cher parce que le génériqueur n’a pas a supporter les coûts très élevés de recherche et développement ou les coûts marketings du produit princeps. Le même service thérapeutique pour un coût moindre, on a donc amélioré l’efficience du système.
Cette stratégie remplit donc assurément deux des trois objectifs, réduire la dépense et ne pas dégrader la qualité du service médical, mais est-elle sans conséquences sur le secteur pharmaceutique ? Les dépenses pharmaceutiques représentent un peu moins de 20% du budget de la santé, est-il efficace de concentrer autant d’efforts de réduction de dépenses sur seulement un cinquième du problème global ? Les entreprises du médicament représentent 100 000 emplois en France, et le secteur pharmaceutique est un des secteurs les plus compétitifs de l’économie mondiale. Il n’est peut-être pas stratégiquement habile pour une économie nationale de concentrer ses efforts de réduction de dépenses sur la seule part d’un budget soumis à la compétition internationale.
Une autre conséquence de la promotion des génériques est de financer de nouveaux concurrents dans les pays émergents, par exemple en l’Inde avec Ranbaxy ou DrReddy, qui profitent du faible coût de la main d’œuvre locale pour concurrencer les producteurs des pays développés, ainsi réalisent-ils 80% de leurs chiffres d’affaires sur les trois marchés classiques Amérique du nord, Europe, Japon.
Ces industriels profitent du marché du générique pour financer des capacités de production. En effet, la production de générique permet une meilleure visibilité des retours sur investissement et n’expose pas aux risques et aux aléas des investissements en recherche et développement. Cependant ces producteurs déclarent vouloir rejoindrent le marché du princeps le plus rapidement possible, car c’est là que réside la vraie rentabilité de l’industrie pharmaceutique.
Dans un contexte où le discours politique base la compétitivité d’une économie sur sa capacité à investir dans le développement de la connaissance, il y a quelque chose de paradoxal à promouvoir la copie légale d’un produit dont la création réclame de très lourds investissements dans l’intelligence.
Le défi de la connaissance
6 février, 2007 · Poster un commentaire
Ce qui est pénible quand on travaille dans des domaines comme celui de la défense, c’est de voir à quel point les sources francophones d’information sont inexistantes, mis à part quelques centres de réflexion stratégique dont l’influence est très faible sur le plan international. A titre d’exemple, les contrats d’armement sont présentés dans une base de données payante, Military Procurement International, qui est une société nord américaine. La variété des sources est donc très limitée…
Pour améliorer la compétitivité des industries d’armement françaises dans le domaine de la production de connaissances, il devient vital pour elles de relever le défi de la connaissance par l’émergence de think-tanks aussi dynamiques que les structures anglo-saxonnes et dotés de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Sans l’implication des sociétés de défense française dans ce travail collectif, utile à tous, sans que cela ne les spolie en rien, un tel challenge sera voué à l’échec. Pour vendre, il faut désormais occuper le terrain en fournissant le maximum d’informations globales aux futurs acheteurs. L’activité de ces think-tanks n’est pas à confondre avec le travail des journalistes dont la fonction est de commenter l’actualité et d’évaluer de manière critique la production de la connaissance émise par les milieux professionnels. En France l’analyse critique des journalistes est d’autant plus limitée par le fait qu’ils n’ont accès qu’à de la connaissance étrangère ou sont tenus à respecter la ligne éditoriale de journaux détenus par des grands groupes industriels ou militaires vivants plus ou moins des commandes de l’Etat.
La Chine officiellement n°1 de la cybercriminalité
2 février, 2007 · Poster un commentaire
Tandis que la presse n’en finit plus de colporter les dernières rumeurs sur la mafia russe qui investirait nos ordinateurs, deux documents récents ayant reçu assez peu d’attention désignent la Chine et le Brésil comme étant les principales sources de menaces sur Internet. Le premier est le rapport annuel de l’éditeur Sophos ; le deuxième est l’interview des fondateurs de l’entreprise Kaspersky.
A eux seuls, la Chine et le Brésil seraient ainsi responsables de la conception de près 45% des virus et chevaux de troie ayant été observés en 2006. Ces malware diffèrent toutefois dans leurs objectifs : si les brésiliens ciblent le vol d’informations bancaires afin de dérober des fonds sur les comptes de leurs victimes, en revanche les chevaux de Troie chinois ciblent plutôt les plateformes de jeu en ligne. D’ailleurs, victime de son rapide développement économique, la Chine serait également le pays au monde le plus infecté par des chevaux de Troie, et le plus grand diffuseur de courriels de phishing, détrônant pour la première fois les Etats-Unis.
Les chinois étaient notamment parmi les premiers à exploiter à grande échelle les failles de Microsoft Office à l’aide de chevaux de troie. Selon les estimations les plus réalistes, près de 10% des quelques 650 millions d’ordinateurs sur la planète seraient aujourd’hui infectés par un cheval de troie sous le contrôle d’un pirate ; Vint Cerf, père spirituel d’Internet, que l’on ne savait pas si sensible aux thèses catastrophistes, avance même le chiffre de 25%. Dans tous les cas, il s’agit d’un grave constat d’échec pour l’industrie de la sécurité au sens large, qui se retrouve aujourd’hui face à un problème planétaire, susceptible de remettre en cause la pérennité même d’Internet et de son modèle économique
Une base de connaissances anti-activistes
2 février, 2007 · Poster un commentaire
Les activistes de Greenpeace, Peta et autre Freedom Earth sont étudiés par The Center for Consumer Freedom (http://www.consumerfreedom.com/) qui est une sorte de contre lobby financé par les restaurants et des industriels de l’alimentaire. Les fonds de lancement du site proviennent de Philip Morris selon Wikipedia.
The Center for Consumer Freedom renvoie vers une série de sites Internet dont le site web (http://www.activistcash.com/) qui est une base de donnée interactive très impressionnante, recensant les ONG, les fondations, les célébrités, les personnages clefs, tous les "ennemis" potentiels des firmes multinationales du tabac, de l’agroalimentaire et d’autres secteurs avec un historique, des citations, les sources de financement, les interactions entre les acteurs et les organisations activistes.

