Les suites de la désinformation israélienne dans le dossier libanais

27 novembre, 2006 · Poster un commentaire 

Après avoir rendu compte le 20 octobre 2006 d’une rumeur sous le titre Désinformation israélienne dans le dossier libanais, nous faisons un point de situation sur cette affaire qui semble pour l’instant au point mort.

En scannant la presse internationale, on ne trouve que 10 supports qui reprennent l’information diffusée par le site debka.com. Les articles ont été publiés entre le 17 et les 24 octobre : 6 articles italiens sur la période 17-21 octobre et 4 articles anglophones sur la période entre le 18 et 24 octobre, dont un dans le Jerusalem Post paru le 20 octobre.

L’agence italienne ANSA diffuse l’information sur la vente des Aster-15
au Liban le 17 octobre en précisant qu’elle tire cette information du
site debka.com alors que le site en question ne diffuse l’info que le
22 octobre comme la date l’indique sur leur dépêche.

Concernant la presse anglophone, une longue synthèse sur le conflit
libanais d’Asher Abrams publiée le 18 octobre par Newstex (agence
d’information sur Internet) reprend mot pour mot l’information diffusée
par Dekka.

Le 23 octobre, un article du BBC Monitoring International Reports,
rédigé à partir d’un article figurant sur le site internet de Il
Sole-24 Ore, publie le démenti d’une source italienne sur l’affaire
Debka. Cette source proche du gouvernement reconnait tout de même une
demande d’aide dans l’achat d’armes que le gouvernement libanais a
exprimée à l’Italie, à la France et à l’Allemagne.

Enfin, le 24 octobre dernier, l’Aerospace Daily & Defense Report publie le démenti de MDBA sur l’affaire.

Néanmoins, l’article le plus surprenant provient du Jerusalem Post du
20 octobre utilisant l’information du site Debka sans conditionnel.
L’article est une tribune de Caroline B. Glick dont voici un extrait :
« Au Liban, la France et l’Italie prévoient de vendre leur dernier
système anti-aérien Aster 15. La négociation, au même moment de
l’annonce de la France concernant l’emploi de la force par ses troupes
dans la FINUL contre l’aviation israélienne dans le ciel libanais,
montre clairement que les forces de la FINUL protègent le Hezbollah
d’Israël plutôt que de travailler au démantèlement de l’armée illégale
et terroriste d’Iran ».

La résonance de cette rumeur sur Internet1est limitée mais
significative dans le pointage géographique des internautes qui
s’expriment sur le sujet. Sur Google, il y a 145 résultats probants sur
un total de 586 et sur Blogsearch, il y a 32 blogs sur un total de 44
(pages désactivées, doublons, etc). Les sites qui reprennent
l’information sont situés en France, en Italie, en Israël et aux
Etats-Unis.

Pièce complémentaire de ce puzzzle, le journal italien Il Sole-24 Ore
du 21 octobre assimile le site debka.com à une « vitrine du Mossad ».

Pour info : traduction française de la rumeur mise en ligne sur le site de Debka com.

Fichier DEBKA Exclusif : l’Italie va vendre au Liban des missiles
sophistiqués sol-air Aster 15 afin de stopper la surveillance aérienne
israélienne des manœuvres hostiles.

« 22 octobre 2006, 22h03

L’aviation israélienne surveille les mouvements illégaux du Hezbollah
et la contrebande d’armes, en l’absence de toute action préventive de
l’armée libanaise et de la FINUL pour mettre en œuvre la résolution
1701 des Nations Unies. Selon les sources à Rome de DEBKA, le premier
ministre Romano Prodi a donné des directives à son ministre de la
défense pour négocier avec le gouvernement de Fouad Signora la vente
rapide d’une batterie Aster 15, le seul missile sol-air occidental avec
un système actif de guidage capable de correction de dernière minute au
moment de l’interception. Etant un produit franco-italien, la vente a
aussi nécessité, et obtenu, l’approbation du président français Jacques
Chirac. Nos sources rapportent que le Aster 15 sera accompagné
d’instructeurs italiens pour apprendre aux troupes libanaises à s’en
servir. Puisque 50 % de ces officiers sont des chiites loyaux au
Hezbollah ou à Amal (détachements libanais de résistance, milices
chiites proches de Téhéran, NDT), les terroristes chiites attendent
avec impatience d’avoir accès pour la première fois à ce qui se fait de
mieux dans  la technologie occidentale concernant les missiles
antiaériens. Le 13 octobre, le commandant des forces armées libanaise
(chief of staff), le Général Michel Suleiman informait ses officiers
postés sur la frontière libano-israélienne des « infatigables efforts »
(en guillemets dans le texte, NDT) du gouvernement libanais pour
obtenir des missiles antiaériens afin de frapper l’aviation de
surveillance israélienne. Il a ajouté que très bientôt, le Liban aurait
des fusées anti chars de longue portée pour empêcher les tanks
israélien de traverser encore la frontière. Les commandants du
contingent français de la FINUL ont menacé de faire feu sur les avions
de guerre israéliens dans le ciel libanais, selon le ministre israélien
de la défense, Amir Peretz, dans une discussion avec un panel de
députés de la Knesset, lundi 16 octobre. Israël s’est abstenu jusqu’ici
de protester contre Rome au sujet de la vente des Aster 15, tout comme
à Washington, au Conseil de Sécurité des Nations Unies ou à la FINUL
concernant les manœuvres illégales du Hezbollah ou la contrebande
d’armes. Le missile Aster 15 est fabriqué par Aérospatiale et
Thomson-CSF, le système de guidage par Alenia/finmeccanica. Lancé
depuis la mer ou le sol terrestre, il est conçu pour frapper les «
cibles en mouvement » (en guillemets dans le texte, NDT) : avion,
hélicoptère, drone ou missile. Avec une ogive de 3,2 kilos d’explosifs,
le missile a une portée de 30 kilomètres et une vitesse de 3 600 km/h.
Les deux étages de l’Aster 15 sont un solide propulseur et une  flèche
(en guillemets dans le texte, NDT) équipée d’une tête chercheuse, un
moteur d’appoint, un fusible réagissant à proximité de la cible et
déclenchant une ogive à fragmentation (termes techniques militaires
difficile à traduire, NDT). Plus significatif, le projectile
franco-italien est le seul missile sol-air occidental avec un système
actif de guidage capable de correction de dernière minute au moment de
l’interception. Dans les mains de l’armée libanaise (et de sa
composante, le Hezbollah), l’Aster 15 va directement compromettre la
surveillance aérienne israélienne du Hezbollah et d’autres mouvements
hostiles au Liban. Les sources politiques de DEBKA notent une nouvelle
fois la dissimulation par le gouvernement Olmert d’une menace
imminente, son aveuglement devant l’impuissance de la FINUL et son
échec à soulever un tollé concernant la livraison imminente des
missiles à Beyrouth. Les leaders d’Israël sont fortement motivés par
leur besoin de s’accrocher à la vantardise vide des gains militaires de
la guerre du Liban et de présenter le déploiement de la force
internationale dans le sud du Liban comme un triomphe diplomatique. Par
contraste, les équipes d’investigations concernant les performances du
déploiement des troupes pendant la guerre viennent chaque jour avec les
preuves de mauvais management. Les causes concernant l’attaque du
navire israélien, touché par un missile de croisière anti-navire
iranien C-208 le 14 juillet, causant la mort de 4 marins, étaient
mentionnées dans le dernier rapport. Les marins ont omis d’activer le
système de défense du navire composé de 4 missiles, notamment les
missiles anti-missiles Barak. Le bateau a navigué dangereusement près
de la côte vers Beyrouth avec aucun des 80 officiers et équipage aux
postes de surveillance ou d’attaques. Le panel conclu qu’il n’y avait
rien pour stopper le Hezbollah coulant la frégate avec un bateau chargé
d’explosifs. »
 

Environnement et délocalisation

22 novembre, 2006 · Poster un commentaire 

L’évolution de l’environnement en Chine et les conséquences écologique de son mode de développement économique et industriel deviennent un sujet de préoccupation mondiale. Les méthodes et des objectifs de croissances chinois font craindre une aggravation dramatique d’une situation déjà préoccupante.

Devant les réactions de plus inquiètes des autres nations, le
gouvernement de Pekin semble du moins en apparence s’être décidé
traiter cette question. Les menaces, même diffuses de rétorsions
commerciales, ne sont sans doute pas étrangères à ce regain d’intérêt
pour la nature. Le parti communiste chinois a donc inclus dans son plan
quinquennal les concepts d’écologie et de développement durable, ce qui
est très louable. Pékin a également créé des instances de contrôle et
d’orientation pour appliquer ce virage stratégique. Parmi ces instances
on notera le Conseil chinois pour la coopération internationale sur
l’environnement et le développement (CCICED) : Composé de hauts
fonctionnaires chinois et d’experts étrangers
, ayant pour but de
conseiller la Chine sur la manière de concilier croissance et
environnement. Malheureusement cette prise de conscience semble avoir
des difficultés à se traduire dans les faits. La turbo croissance
chinoise ecrase tout sur son passage y compris la nature.  

Si l’on peut, peut être, comprendre les difficultés de l’administration
centrale à imposer des normes environnementales contraignantes aux
industries dans un environnement économique en croissance rapide, et
cela même si elle parvient tout de même très bien à contrôler les modes
de financement et la structures capitaux des projets industriels, ou
encore l’exercice des libertés individuelles des citoyens. Par contre
il difficile de comprendre les déclarations de Shen Guofang numéro un
du CCICED qui déclare dans le china daily : «  les médias occidentaux
ont tendance à mettre l’accent sur la grave situation environnementale
chez le géant asiatique, tout en oubliant la part de responsabilité des
pays occidentaux.
La situation de l’environnement, considérée comme « critique » par le
gouvernement chinois, se détériore avec la délocalisation d’Europe, des
Etats-Unis et du Japon vers la Chine d’industries hautement polluantes,
comme la sidérurgie, la fabrication de ciment et celle des matériaux de
construction ».   

Est-ce cela la seule explication retenue pour justifier la part
croissante de la chine dans la pollution mondiale. Il est évident que
le développement de la production est lié à une augmentation de la
pollution, et que la délocalisation d’activité entraîne mécaniquement
la délocalisation de certains inconvénients. Mais cela est loin d’être
suffisant pour expliquer la situation actuelle de la chine. La volonté
de compétitivité chinoise a poussé dans ces derniers retranchements le
productivisme, avec pour conséquence un mépris pour les conséquences
environnementales.

La stratégie de puissance industrielle de la Chine la conduite à
développer des capacités de productions dans des industries lourdes (
métallurgie, pétrochimie, chimie , fibres textiles etc…) qui sont a
l’origine de la majeure partie de la pollution qui la frappe. Il est
important de noter que dans de tels secteurs l’avantage lié à la
compétitivité de la main d’œuvre chinoise ne joue pas (cf. l’étude
publie sur le site infoguerre.com
). Il serait intéressant de
déterminer qui pilote de tels investissements, et si les fonds
proviennent vraiment des pays occidentaux. On pourrait légitimement
douter de leurs volontés à se créer des compétiteurs. De plus si le
critère de main d’œuvre n’est pas suffisant pour expliquer la
compétitivité des industries lourdes chinoises, la « souplesse » des
normes environnementales pourrait faire pencher la balance. L’exemple
même de la filière du charbon chinois en est la parfaite illustration.
Les accidents dans les mines chinoises sont tellement fréquents qu’ils
ne font plus l’actualité. La moitié des trains circulant en chinois
sont des trains miniers. Le charbon est la source d’énergie la plus
polluante, en termes d’émission de CO2, de soufre (qui provoque les
pluies acides) de mercure etc…et pourtant c’est la principale source
d’énergie de l’économie chinoise (plus de 60% de la consommation).
L’objectif de la chine est de dépassé les États-Unis, à l’horizon 2010,
elle les aura dépassé et sera devenue le plus gros pollueur de la
planète.  

Focus de Knowckers.org

14 novembre, 2006 · Poster un commentaire 

Une crise dans l’électricité.

Dans la nuit du samedi au dimanche 05/11, l’Europe a frôlé le « black out » la grille de distribution d’électricité a menacé de s’effondrer comme un « château de carte » cette expression imagée est également le terme technique. Si le désastre a été évité, il a néanmoins révélé la grande fragilité du réseau de distribution électrique européen. 

Si les raisons exactes de la panne ne sont pas encore clairement établies, les premiers éléments disponibles révèlent une situation embarrassante : la cause du black-out n’est pas un déficit de production, mais un incident dans le réseau de répartition/redistribution. Un problème technique dans le nord de l’Allemagne a conduit l’interruption de deux lignes à très haute tension, avec comme conséquence immédiate l’arrêt des exportations vers les pays voisins, dont la France. Le déséquilibre entre la consommation et la production menaçant la stabilité du réseau, les réseaux locaux déficitaires, ont du  réduire leurs consommations pour restaurer l’équilibre et maintenir leurs contrôles. Ils pratiquèrent donc des délestages sélectifs, dans les secteurs non prioritaires. Une fois l’équilibre rétabli, une relance de la production permis de réalimenter tous les secteurs.

L’incident initial c’est produit dans le nord de l’Allemagne, et le haut degré d’interconnexion, l’a répercuté jusqu’au sud de l’Espagne, la propagation s’est faite en moins d’une heure. Le groupe à l’origine de l’incident, est E.ON, numéro un européen de l’énergie, deuxième producteur d’électricité derrière EDF, E.ON un des fers-de-lance de libéralisation de l’énergie en Europe. Le problème n’est donc pas un problème de compétences techniques, ou de capacités de production, mais d’organisation du réseau lié à des choix stratégiques effectués très en amont.

La bonne nouvelle, c’est que les systèmes de sécurité ont fonctionné, selon le patron de la filiale d’EDF responsable de la gestion du réseau haute tension en France : « Si l’on n’avait pas fait ces coupures sélectives, ce ne sont pas 10 millions de personnes qui auraient été privés de courant pendant une heure, mais 100 à 200 millions d’Européens qui se seraient retrouvés sans électricité pendant plusieurs heures et peut-être plusieurs jours pour certains". La mauvaise c’est que la stratégie actuelle nous conduit vers la multiplication de ce type d’incident. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), chargée du bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz, l’instance européenne compétente, a d’ailleurs déclaré qu’elle allait demander "une enquête européenne afin de déterminer la chaîne des responsabilités". Mais ce qui est mis en cause par de nombreux acteurs, c’est la politique de libéralisation de l’énergie impulsée actuellement par Bruxelles.

La commission applique le credo libéral qui affirme que les entreprises privées sont plus efficaces que le secteur public et que la libre concurrence permettra d’établir un marché de l’énergie plus dynamique et compétitif, et cela au profit de tous : de l’industriel au consommateur individuel. Sans ce débat, il ne s’agit pas de discuter la réalité des bienfaits du marché régulateur, mais plutôt de savoir si la nature de l’énergie électrique lui permet de bénéficier de l’apport du marché.

D’abord une réflexion sur la nature de l’électricité, on peut la définir comme un flux de particules chargées au travers d’un milieu conducteur. Le terme important est : flux, cette particularité a des conséquences, une très grande mobilité : elle peut donc être produite très loin de son lieu d’utilisation, par contre il est quasiment impossible de la stocker. En simplifiant, la production doit donc être en adéquation permanente avec la consommation, sinon il y a rupture du flux.

Ensuite une évidence, l’électricité est une ressource vitale des sociétés modernes, elle nous procure de la lumière, active la quasi-totalité de nos appareils et de nos moyens de communication ; elle tellement présente dans notre mode de vie, que son absence est paralysante. D’ailleurs pendant une panne d’électricité, notre comportement est assez standard :

  • Première phase : panique, 

  • Deuxième phase : constat d’impuissance, 

  • Troisième phase : attente résignée du rétablissement du courant.

Cette dépendance énorme, qui est la nôtre, devrait à elle seule nous interroger sur le statut que l’on doit donner à l’électricité. Ces éléments établis, il apparaît que l’électricité n’est pas une commodité banale, comme l’eau, le gaz ou le pétrole. Aussi il serait opportun de se demander si la libéralisation de ce secteur peut être menée de la même manière que celle des autres énergies, ou même des services. Prenons le principe de l’équilibre entre l’offre et la demande qui est la base d’un marché harmonieux, il est aussi nécessaire à une grille d’approvisionnement électrique équilibré. Cependant, la demande en électricité peut varier très rapidement, les pics de consommation sont fréquents, nécessitant des fournisseurs qu’ils entretiennent des capacités excédentaires. Pour le marché un tel déséquilibre entraîne simplement une hausse des prix, pour l’énergie électrique cela provoque une rupture de service locale ou générale. On s’écarte donc de la logique d’équilibre. On voit donc la contradiction entre la logique du marché pour qui les excédants sont néfastes en termes de rentabilités et celle de la sécurité d’approvisionnement à qui ils sont nécessaires. 

L’importance du sujet devrait interpeller les dirigeants de l’Union européenne. Ils ont là un sujet qui relève de leurs compétences qui pourraient permettre à l’institution de se relever. Au lieu de s’enfermer dans une logique de marché qui une approche minimaliste voire inefficace de l’union. En considérant le sujet dans son ensemble car la distribution de l’électricité n’est qu’un maillon d’un problème, qui comprend la stratégie d’indépendance énergétique, mais également l’environnement et l’innovation puisque la manière dont produira et consommera de l’électricité dans le futur fait également parti de ces enjeux.

Notamment en formulant des exigences sur les capacités de productions, dont la croissance ne suit plus celle de la consommation, par manque d’investissement. En engageant une réflexion, sur les modes de production, la place des différentes sources énergies fossiles, renouvelables, nucléaires. Une réflexion sur les modes de consommations. Il ne s’agit en aucun cas de réclamer un retour aux monopoles historiques, mais de mener une réflexion réelle et approfondie sur les enjeux stratégiques de la production et de la distribution d’électricité.

Le pressing de Mittal sur Arcelor

6 novembre, 2006 · Poster un commentaire 

La famille Mittal a décidé d’accélérer sa prise de contrôle de l’entreprise en faisant nommer Lakshmi Mittal comme P-DG d`Arcelor Mittal en conseil d`administration dimanche, alors que ce dernier avait déclaré qu’il ne souhaitait pas exercer aucune fonction exécutive.

Rappelons à ce propos le témoignage recueilli par des proches de www.knowckers.org auprès de cadres d’Arcelor lorsqu’ils ont vu débarquer le staff de Mittal : « ce sont pratiquement tous des Américains ! »
L’hypothèse d’une alliance indo-américaine est intéressante lorsqu’on mesure la pression de la demande chinoise sur le marché mondial. Mais l’enjeu de l’acier mondial a une dimension encore plus stratégique. En prenant le contrôle d’Arcelor, Mittal met la main sur des brevets très précieux et particulièrement utiles pour l’industrie d’armement et l’industrie automobile. Dans ces deux domaines, les Etats-Unis cherchent à contenir la progression de l’économie chinoise à la fois pour des raisons géopolitiques (cf. la modernisation de l’armée chinoise et ses conséquences dans la zone asiatique dans un premier temps) mais aussi pour des raisons géoéconomiques. L’effondrement du secteur automobile américain provoqué par un dumping des véhicules exportés par la Chine serait une défaite trop grave pour être acceptée par la superpuissance américaine.