Contrefaçon : La Chine est passée à la vitesse supérieure.

26 mai, 2006 · Poster un commentaire 

Que la Chine soit le champion toutes catégories de la contrefaçon n’était un secret pour personnes. Du sac Louis Vuitton, en passant par les logiciels et autres biens d’équipement automobiles, aucun secteur n’avait été épargné. Cette fois c’est une marque qui est victime des pirates chinois et il faut avouer que les contrefacteurs ont été particulièrement innovants.

En effet, après une enquête longues de deux années, NEC a découvert que
des "pirates" n’ont pas détourné quelques uns de ses produits
(claviers, graveurs…) mais la société tout entière !

Ainsi 18 fausses usines portant le pavillon NEC et fabricant une
cinquantaine de produits (lecteurs mp3, home cinéma, lecteurs DVD…) ont
été recensées en Chine et à Taiwan. La production était destinée
essentiellement pour l’Europe et le Moyen-Orient.

L’organisation de cette « industrie du faux » était pratiquement sans
faille, les contrefacteurs possédaient des cartes de visite NEC et
leurs produits étaient dûment munis de fausses garanties et de faux
manuels d’utilisations…

Cette affaire soulève deux interrogations : le cas de NEC est-il isolé
ou d’autres entreprises sont-elles déjà victimes de ce nouveau mode de
contrefaçon et le gouvernement chinois met-il tout en œuvre pour que la
propriété intellectuelle soit respectée à l’intérieur de ses frontières
comme il l’annonce officiellement ?

Source :
http://www.iht.com/articles/2006/04/27/business/nec.php

Opérations d’influence contre le Parlement à Strasbourg

15 mai, 2006 · Poster un commentaire 

La campagne pour tenter de repositionner le Parlement européen à Bruxelles est de nouveau lancée. Elle est alimentée par le scandale sur les loyers surévalués du bâtiment qui abrite les locaux actuels du Parlement européen. Cette polémique assombrit la légitimité de Strasbourg comme siège du Parlement. Si Hans Gert Poettering en prend la présidence entre 2007 et 2009), la pression va s’amplifier sut le thème de la rationalisation des dépenses. Hans-Gert Poettering est un juriste, membre du Parlement européen depuis 1979. Il l appartient du groupe du Parti populaire européen (PPE) du Parlement européen. Il a été la tête de liste CDU pour le Land de Basse-Saxe pour les élections européennes du 13 juin 1999.
Les liens Internet pour suivre les détails de cette campagne anti-Strasbourg sont les suivants :

MEPs seek public backing for war on Strasbourg seat
•    http://euobserver.com/9/21561
•    http://www.oneseat.eu
•    http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?numpage=&Cat=GEN&numero=104923&interview=&source=RE
•    http://forums.dna.fr/view.php?bn=dna_strasbourg&key=1144484464&first==last=#A1144484464

Les flous financiers de Mittal

10 mai, 2006 · Poster un commentaire 

Comment trouver l’identité des actionnaires de Mittal Sarl (basée au Luxembourg) qui contrôle 73,5% du groupe Mittal ? Mittal Sarl est détenu à la fois par LNM Global Investments Holdings Limited et The Richmond Investments Holdings Limited. Personne ne sait aujourd’hui par sources ouvertes qui se cache derrière ces sociétés basées dans des paradis fiscaux. Qui pose la question ? Bizarrement, les médias n’ont toujours pas trouvé qui est le réel propriétaire de Mittal ?
Ne serait-ce que pour prévenir un risque de dérapage du type Enron ou
Parmalat. L’opacité des deux sociétés que sont LNM et Richmond
Investments, n’a rien de rassurant. Il serait logique que Mittal fasse
un  effort de communication dans ce sens. Pour l’instant les dirigeants
de Mittal se sont bornés à déclarer qu’il n’y avait aucun risque. Sans
élément plus probant, il est clair qu’une épée de Damoclès pèse
au-dessus de la tête des détenteurs des actions d’Arcelor si Mittal
réussit son OPA hostile. Un sandale financier ferait chuter la valeur
de l’action de manière vertigineuse.

Cette interrogation est-elle prise en compte par François Pinault,
fondateur et ancien président d’Artemis et de PPR, dont le conseil
d’administration de Mittal Steel a recommandé la nomination comme
administrateur indépendant et non-exécutif ? La caution que François
Pinault apporterait à l’OPA hostile du groupe Mittal contre Arcelor
mérite au moins un éclaircissement sur une telle éventualité.

Le financement des retraites françaises sous contrôle étranger?

10 mai, 2006 · Poster un commentaire 

Le Fond de Réserve de Retraite (pour la partie Investissement Socialement Responsable) a publié dernièrement un communiqué sur la liste des fonds retenus pour l’oral de sélection.
 
Il s’agit des entités suivantes :

    * AGF Asset Management (Allemagne)
    * Dexia Asset management  (Belgique)
    * Morley Fund Management (Grande Bretagne)
    * Pictet Asset Management (Suisse)
    * Sarasin Expertise Asset Management (Suisse)

Un seul constat : pas une banque ou société de gestion française n’y figure.

L’étude réalisée par des stagiaires de la formation continue de l’Ecole
de guerre économique (téléchargeable gratuitement sur le site
www.ege.fr) semble indiquer que le problème ne touche pas que la partie
ISR mais bien l’ensemble du système mis en place à l’époque du
gouvernement Jospin. Il s’agit là d’un dossier particulièrement
inquiétant qui n’a pas encore été abordé sur le fond par les médias
mais qui peut très vite avoir des incidences électorales majeures quand
il viendra aux oreilles de l’opinion publique.

Trois constatations simples mais très audibles sont soulevées dans cette étude :

    * Le financement des retraites par capitalisation importé des
Etats-Unis est aujourd’hui n’est pas fiable car il génère une spirale
d’endettement sans issue possible.
    * Le futur retraité va payer  beaucoup plus qu’il ne recevra au moment de sa retraite.
    * Le marché du financement des retraites est capté par des structures étrangères qui échappent à notre contrôle.

Comment expliquer l’absence de stratégie du pouvoir politique et des
acteurs du monde financier français dans un domaine aussi crucial pour
la vie des citoyennes et des citoyens de ce pays ?

Inquiétudes allemandes sur l’intégration de la population d’origine turque

9 mai, 2006 · Poster un commentaire 

Une femme d’origine turque a été assassinée d’une balle dans la tête par un membre de sa famille qui ne supportait pas la relation amoureuse qu’elle entretenait avec un citoyen allemand. Une trentaine de femmes ont été tuées dans des circonstances similaires en Allemagne depuis 15 ans.
Il s’agit là des statistiques officielles qui ne tiennent pas compte
des meurtres impunis et non déclarés ainsi que des blessées.
L’intolérance culturelle et religieuse manifestée par des membres de la
communauté turque en Allemagne inquiète les autorités qui n’arrivent
pas pour l’instant à stopper ce type d’agression meurtrière. A l’heure
où la Turquie rappelle temporairement ses ambassadeurs en France et au
Canada à cause de la position de ces deux pays dans la dénonciation du
génocide arménien par les Turcs, on est en droit de s’interroger sur la
capacité de la Turquie à intégrer l’Union européenne en respectant ses
valeurs élémentaires : respect des droits de l’homme et de la femme,
tolérance religieuse, laïcité.

Forte poussée des délocalisations françaises vers l’Asie

4 mai, 2006 · Poster un commentaire 

Un haut fonctionnaire français faisait remarquer récemment dans un de ses courriers que « le phénomène de délocalisations s’accélère dans tous les secteurs et pas seulement dans le secteur industriel. Il touche désormais aussi les « cols blancs », notamment les emplois qualifiés, allant de la programmation informatique au design industriel, en passant par la gestion de données administratives comme la comptabilité ou la surveillance de comptes de dépenses. Car le développement d’Internet et du commerce électronique facilite en effet, encore plus que pour les emplois industriels, le transfert d’emplois de services vers les pays émergents. Contrairement aux produits manufacturiers, les coûts de transport sont pratiquement inexistants. Il suffit par exemple d’un clic de souris pour transférer un dossier de New York, Londres ou Paris vers Shanghaï, l’île Maurice, Bratislava (en Slovaquie) ou Bangalore (Inde). Or les différentiels de coûts (d’un agent qui répond au téléphone comme d’un ingénieur informaticien) entre les différents pays du monde fait voler en éclat la vraisemblance de voir des emplois de nouvelles technologies se substituer massivement aux emplois industriels classiques dans les pays riches ».

Une importante banque en réseau et une caisse de retraite française
sont en train de délocaliser vers l’Asie des centaines de postes
d’ingénieurs informatiques. Ces deux structures le font dans la plus
grande discrétion de peur d’avoir une image négative dans l’opinion
publique si l’information sortait dans un média. La pratique de la
délocalisation systématique pour bénéficier des réductions de coûts
salariaux (un informaticien indien gagne 400 euros par mois) peut
devenir dangereuse, voire irresponsable. C’est le cas des entreprises
pharmaceutiques suisses qui n’ont plus aujourd’hui la capacité de
fabriquer sur place les vaccins en quantité suffisante pour lutter
conte une pandémie du type grippe aviaire. Les fonctions externalisées
par les banques et les caisses de retraite méritent d’être regardées à
la loupe par les pouvoirs publics pour des raisons de sécurité et de
fiabilité en cas de crise internationale majeure. Les entreprises étant
pour l’instant sous la coupe des coast killer, il est nécessaire
d’analyser avec le plus grand soin les mouvements de délocalisation.
Ceci est d’autant plus vrai que des délocalisations d’entreprise sont
effectuées dans des conditions de recherche de rentabilité très
contestables. Dans le domaine des équipementiers automobiles, des
entreprises ont été délocalisées alors qu’elles étaient rentables. La
marge gagnée est calculée selon des critères financiers qui n’ont rien
à voir avec la compétition industrielle mondiale.

Les délocalisations aboutissent aussi à des échecs flagrants. Le
service très médiocre rendu par les call center implantés dans des pays
éloignés obligent aujourd’hui certains opérateurs téléphoniques à
relocaliser en France leurs activités.

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