La Chine protège ses grandes entreprises

17 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Selon le Quotidien du Peuple en ligne, « la Loi anti-monopole qui vise à durcir les contrôles sur les OPA inamicales des capitaux d’outre-mer verra bientôt le jour en Chine. C’est ce qu’a révélé Jin Bosheng, directeur du département des capitaux étrangers de l’Institut de recherches relevant du ministère chinois du Commerce lors d’une interview qu’il a accordée le 12 février au Premier quotidien économique (Diyi Caijing Ribao). Cette loi anti-monopole délimitera clairement la responsabilité des institutions de supervision des capitaux étrangers en la matière. »

Cette information est recoupée par la déclaration du directeur du
Bureau d’Etat des Statistiques de Chine Li Deshui qui a alerté les
autorités chinoises le 4 mars dernier sur les OPA inamicales pratiquées
par certaines sociétés d’outre-mer, « soulignant qu’il serait
extrêmement dangereux (pour le pays) de rester les bras croisés ».
M. Jin Bosheng a estimé que, pour faire face aux OPA inamicales, il
faut s’appuyer sur les lois et réglementations et intensifier les
contrôles sur les entreprises importantes et les secteurs clés de
l’économie du pays.

Attaque informationnelle de grande ampleur contre Sanofi aux Etats-Unis

15 mars, 2006 · 1 commentaire 

Le 14 mars, les chaînes de télévision américaines (Fox, CNN : http://www.cnn.com/CNN/anchors_reporters/gupta.sanjay.html, MSNBC) ont révélé les conclusions d’un rapport rédigé par un scientifique Laura Liddicoat, qui est la toxicologiste de l’Etat du Wisconsin. Ce rapport dénonce les méfaits d’un somnifère dénommé Ambien, vendu aux Etats-Unis par le groupe pharmaceutique français SANOFI. Le rapport a été fait à partir de l’observation de 30 personnes dont 6 présenteraient les symptômes de somnambulisme (sleep driving). Ces personnes se lèveraient la nuit, mangeraient en dormant et même prendraient leur voiture toujours en dormant. Sur CNN, une femme déclarait s’être levé pendant la nuit en dormant et avoir allumé sa cuisinière à gaz.

Elle dit avoir été sauvé par son fils. D’autres reportages montraient
des gens mangeant frénétiquement en dormant. Une autre dramatisation
(reconstitution) montrait un conducteur conduisant en dormant sur CNN.
Signalons à ce propos que les deux grandes peurs de la population
américaine sont l’obésité et les accidents de voiture qui sont très mal
couverts par les assurances. Ces peurs sont deux très bons leviers pour
les class action.

L’Ambien est un  médicament est un somnifère utilisé par 26 millions de
consommateurs américains. Voir avec ce propos le lien suivant :
(http://www.google.com/search?hl=fr&q=ambien+sleepwalking&btnG=Recherche+Google&

Le chiffre d’affaires réalisé par Sanofi avec ce médicament est de un
milliard de dollars. En février dernier, Sanofi avait annoncé une
progression de, 30% de son chiffre d’affaires sur ce médicament. Ce
médicament concurrence durement le Nembutal d’Abbot qui est le
principal concurrent  de Sanofi sur le marché américain. Le somnifère
d’Abbot a eu des problèmes et ses ventes ont chuté sur ce segment de
marché (voir le lien : http://www.darksideofsleepingpills.com/ch7.html).

L’attaque sur Ambien semble avoir été très bien orchestrée.
Auparavant une démarche de class action avait été déposée le 6 mars http://www.yourlawyer.com/articles/read/11492/

Le laboratoire de Laura Liddicoat s’appelle Wisconsin State Laboratory
of Hygien dont le site est :
http://www.slh.wisc.edu/ehd/toxicology/alcohol.php. Les présentations
du rapport sont accessibles sur ce site. Notons au passage que le
laboratoire Abbot finance de nombreuses recherches dans ce laboratoire.
Les liens entre ABBOTT et le laboratoire de Liddicoat sont vérifiables
par ce lien Internet :

http://www.google.com/search?hl=fr&q=ABBOTT+WSLH&btnG=Recherche

Le siège social d’Abbot est dans l’Etat de l’Illinois, à la frontière
du Wisconsin Ils viennent d’acheter le 2 mars dernier 2000 hectares de
terrain pour créer un nouveau laboratoire dans Wisconsin où il est
question de créer 2400 emplis et à terme 12000 postes. Ce laboratoire
serait développé en coopération avec le Wisconsin Technology Council
(équivalent de la Datar de l’Etat).Voir le lien :
http://www.wisconsintechnologycouncil.com/.

L’action de Sanofi n’est pas encore affectée mais elle a baissé en une journée de 48 à 44,70 dollars.
Cette affaire peut s’avérer être un cas d’école dans le domaine de la
déstabilisation de l’information. 1639 blogs parlent de l’Ambien.

Les site qui racontent les dernières rumeurs dans l’industrie pharmaceutique son t :
http://www.newsinferno.com/archives/974#more-974
http://www.medpagetoday.com/PrimaryCare/SleepDisorders/tb/2826

Elections présidentielles au Pérou – Guerre de l’information autour du candidat Ollanta Humala.

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Il y a quelques semaines, le commandant Ollanta Humala, qui ambitionnait de devenir le « Hugo Chavez du Pérou », progressait rapidement dans les sondages d’opinion. Le candidat du PNP (Partido Nacionalista Peruano) devançait même sa principale rivale Lourdes Flores, représentante de la coalition conservatrice de l’Unidad Nacional. Aujourd’hui, selon les derniers sondages, Lourdes Flores le dépasse de près de 10 points. Quels évènements ont pu réduire autant les chances du candidat de la gauche nationale à la veille du scrutin présidentiel (le 9 avril) ?

Des témoins accusent ce proche des présidents Chavez (Venezuela) et
Morales (Bolivie) d’avoir été le responsable d’exactions sur la
population civile lors de l’époque du « sentier lumineux » au début des
années 90. Ainsi, sous le pseudonyme de « capitan Carlos », à la tête
d’une section spéciale antiterroriste, Humala se serait rendu coupable
d’enlèvements, d’actes de torture et d’exécutions sommaires sur la base
de Madre Mia. Ce dernier nie l’ensemble des faits qui lui sont
reprochés et accuse la droite conservatrice et certains médias
péruviens d’avoir orchestré cette campagne de dénigrement afin de le
disqualifier de la course à la présidence.

Il semblerait que son désir d’accéder à la magistrature suprême de son
pays soit fortement compromis par ces révélations. Au-delà d’une vérité
nécessaire pour le pays et sa population, la guerre de l’information
(par son contenu, sa médiatisation, et son timing) semble avoir porté
ses fruits.

Alain Minc, un mercenaire des affrontements boursiers ?

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

En 1988, Minc conseille à Carlos De Benedetti de lancer une OPA sur la Société Générale de Belgique par l’intermédiaire de leur société Cerus dont MINC a été placé à la tête par l’Italien. A l’Assemblée générale de la SGB du 14 Avril 1988, Cerus annonce qu’elle détient 47% du capital mais la Compagnie Financière de Suez retoque le duo Minc-De Benedetti en capitalisant 50,1% des actions. Minc a refusé d’acheter les 10% du capital de la Générale que les actionnaires flamands de la SGB lui proposaient au double du prix du cours de bourse du moment, « paquet flamand » sur lequel Suez a porté son dévolu.

Coup de ce Waterloo financier : 4 milliards de francs de pertes pour le
couple Cerus-Banque Duménil-Léblé. Pour éponger la dette abyssale, Minc
convainc Carlo de Benedetti de vendre Buitoni à Nestlé, le géant
agro-alimentaire suisse : malgré cette opération très juteuse, la dette
est évaluée à 2,2 milliards de francs.
Introduite à 449 F, l’action Cerus est tombée à 62 F. Ces résultats
désastreux coûtent son poste à Alain Minc qui est débarqué avec 7
millions de francs d’indemnités ; l’ensemble des pertes est estimé à 6
milliards par  Michel Cicurel (Cie Financière E. de Rothschild)…

De ce jour noir date la disgrâce d’Alain Minc. Lâché par De Benedetti
il devient alors le conseiller de grands chefs d’entreprises et les
conforte dans leurs stratégies agressives à travers le rachat ou la
prise de participation dans des sociétés cibles. Au passage bien
entendu Alain Minc récolte à travers sa nébuleuse d’entreprises
financières et familiales, de confortables commissions calculées
suivant des « succes fees ». En s’assurant un métier beaucoup moins
dangereux et certainement tout aussi lucratif, Minc semble avoir
attendu patiemment avant de pouvoir tenir sa revanche.

Depuis quelques mois des rumeurs d’OPA hostile du groupe Italien Enel à
l’encontre de Suez se font de plus en plus précises. Ceci à tel point
que Suez envisage un rapprochement dans l’urgence avec GDF afin de
contrer la menace potentielle et plaçant du même coup les autorités
françaises dans l’embarras….
Selon "une source proche du dossier" citée par Les Echos, le consultant
français Alain Minc a suggéré il y a plusieurs mois à Enel de prendre
le contrôle de Suez et d’en revendre les activités dans l’eau et le
traitement des déchets.

L’entreprise Altadis en mal d’intelligence économique ?

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Le début d’année pour la société de tabac Altadis, fusion de la Seita et de Tabacalera en 1999, fut des plus mouvementé. Tout commence en Janvier, l’Etat espagnol adopte une nouvelle loi anti-tabac, qui prévoit une hausse des taxes proportionnelles. Cette loi a pour conséquence le déclenchement d’une guerre des prix.
Altadis répond par une augmentation tarifaire de ses produits. Première erreur, son concurrent principal sur le marché espagnol, Philip Morris filiale du groupe Altria, décide pour sa part de diminuer ses marges soit en baissant le prix de ses marques soit en le laissant inchangé. Afin de ne pas refléter l’augmentation sur les consommateurs, cette action lui permet d’accroître ses parts de marchés.

Face au repositionnement de prix des concurrents, Altadis décide de
baisser le tarif de ses produits afin de préserver sa compétitivité sur
le marché et maintenir son activité industrielle. Deuxième erreur, les
analystes financiers constatent qu’avec cette politique, le fabricant
de cigarettes franco-espagnol, n’assurera pas ses résultats sur la
période. Altadis commet alors, une troisième erreur, en rehaussant ses
prix, désorientant les habitudes de ses clients, et troublant les
marchés financiers sur sa stratégie à court et moyen terme. L’image
d’Altadis n’avait nul besoin d’une telle histoire, car le groupe se
débat depuis plusieurs mois dans un flot de mauvaises nouvelles, qui
ont entraîné une baisse du cours de l’action : interdiction de fumer
dans les lieux publics, relèvements de taxes, restructurations
coûteuses, rumeur d’OPA de la part du groupe britannique Imperial
Tobacco.
Altadis montre l’absence totale du maintien de sa stratégie, préférant
subir la politique de ses concurrents plutôt que d’imposer la sienne.
Ses revers auraient pu être évités par une connaissance du marché, de
ses rivaux, de leur stratégie, et de leurs faiblesses.

Nike attaque Adidas

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Le 16 février dernier, Nike lançait une action en justice aux Etats-Unis contre Adidas pour violation de brevet. La firme américaine estime que les nouvelles baskets d’Adidas ainsi que la gamme Adidas 1 utilisent une technologie semblable à la sienne. Nike réclame donc des dommages et intérêts ainsi que le retrait immédiat des produits en cause.
Toutes les chaussures haut de gamme de la marque aux trois bandes sont
touchées, ce qui ne manque pas de porter un sérieux coup à son image.
Et c’est un coup ingénieux que vient de jouer Nike. Si un magazine
économique allemand, Manager Magazin, comparait encore il y a peu de
temps la lutte entre Nike et Adidas à «une course entre un lièvre et un
hérisson», le fait est qu’aujourd’hui la firme allemande Adidas-Salomon
est bien en train de rattraper son retard. En effet, depuis le rachat
de Reebok qui s’est finalisé fin janvier (au prix de 3,1 milliards
d’euros), la marque aux trois bandes pèse dorénavant près de 11,1
milliards de dollars. Un chiffre d’affaire très proche de celui de Nike
(13,7 milliards de dollars). Or, le choix de Reebok est bien
stratégique. Adidas peine depuis des années à s’implanter sur le marché
américain, où elle réalise seulement un cinquième de ses ventes.
Pourtant les Etats Unis représentent un marché beaucoup plus dynamique
que l’Europe pour les équipementiers sportifs. Avec Reebok, qui réalise
plus de 58% de son chiffre d’affaire aux USA, Adidas s’offre une
véritable opportunité de concurrencer Nike « sur son propre terrain ».
Mais le numéro un mondial semble bien décidé à conserver sa suprématie.
Nike a d’ailleurs choisi de porter plainte devant un tribunal Texan,
qui sera sûrement en faveur du plaignant… Quelques mois avant la coupe
du monde de football, la guerre entre Nike et Adidas démarre fort. Et
si l’allemand n’a pas encore communiqué sur cette affaire de brevet, ne
doutons pas qu’il prépare sa riposte. Des précisions seront
certainement apportées le 2 mars prochain, lorsqu’ Adidas tiendra sa
conférence de presse sur ses résultats annuels.

Comment Microsoft essaie de contourner la justice européenne

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Dans un article publié le 4 mars 2006 sur dowjones .com, Adam Cohen nous apprend que Microsoft se retourne vers une cour de justice américaine, pour régler ses différents avec les tribunaux européens. Microsoft prend le prétexte qu’aucun des plaignants contre Microsoft à Bruxelles (à part Nokia, qui n’est pas cité) n’est européen.
En allant jusqu’au bout du raisonnement des avocats de Microsoft, la
décision de la cour européenne de justice pourrait être contrée, voire
affaiblie dans sa portée par la justice américaine si celle-ci estime
que les plaintes déposées à Bruxelles contre Microsoft ne sont pas
fondées. Il s’agit là d’une nouvelle dimension des luttes d’influence
par l’art de la polémique. La capacité d’innovation de Microsoft dans
le domaine est pour l’instant inégalée. N’oublions pas que Microsoft a
déjà introduit subrepticement une nouvelle méthode de combat économique
pour venir à bout de ses adversaires : la société de Bill Gates
provisionne des sommes importantes pour indemniser les entreprises qui
portent plainte contre elle, afin de ne pas être atteinte dans son
image par une sanction judiciaire.  Microsoft pratique aussi la guerre
d’usure en se payant les services des meilleurs avocats américains afin
d’épuiser ses adversaires les plus déterminés dans d’interminables
combats juridiques.

Extrait de l’article d’Adam Cohen
Microsoft Turns to U.S. Courts
For Help in EU Antitrust Case
By ADAM COHEN
Microsoft Corp. opened a new front in its legal war with the European Union — in U.S. courts.
The software giant is asking federal district courts in California, New
York and Massachusetts to order four rival U.S. companies to hand over
documents from the European antitrust case against Microsoft, in which
it faces new fines on top of a record €497 million ($598 million)
penalty handed down in 2004.
Microsoft has complained EU regulators are colluding with the rival
firms and not giving Microsoft a fair chance to review proceedings. The
four companies — International Business Machines Corp., Oracle Corp.,
Sun Microsystems Inc. and Novell Inc. — have given the EU evidence for
the regulators’ contention that Microsoft isn’t doing enough to comply
with the 2004 orders. The EU ordered Microsoft to help rivals make
their products mesh with servers running its ubiquitous Windows
operating system.
Microsoft claims limited access to the evidence is hurting its ability
to defend itself in Europe. EU regulators have declined to give
Microsoft all of the documents, citing confidentiality concerns.
(…) In the Friday filings, Microsoft cited correspondence between the
commission and rival companies, claiming it has found signs of
collusion. The correspondence includes an email in which a Sun
Microsystems lawyer told the commission an independent computer
scientist monitoring the antitrust case shouldn’t attend a meeting
between the rival companies at Microsoft’s headquarters in Redmond,
Wash. "There is fear at Sun that this will expose too much to
Microsoft. It is an appearance issue," Jeffrey Kingston wrote.

La qualité de certains produits chinois soulève bien des interrogations

10 mars, 2006 · Poster un commentaire 

Une dépêche de l’Agence France Presse nous apprenait le 11 mai 2004 qu’à la suite des analyses effectuées par les services du Ministère de la santé malgache, des bactéries inquiétantes avaient été trouvées dans des yoyos chinois vendus à Madagascar.

Le liquide contenu dans des yoyos fabriqués en Chine avait provoqué l’hospitalisation d’une dizaine enfants. Le bureau malgache de Veritas International précisait que le "yoyo chino" comme un yoyo en forme de boule hérissée de piquants et rempli d’un liquide. Il avait alerté les autorités de la Grande Ile sur la dangerosité de ce jouet qui se fissure facilement et peut se casser en cas de choc, libérant ainsi le liquide toxique susceptible de contaminer l’enfant lorsque, par exemple, celui-ci porte ses doigts à la bouche. Cet incident un peu exceptionnel rappelle un autre incident détecté par l’administration française sur un chargement de sucre en provenance de Chine, destiné à un fabricant de confitures. Des traces importantes d’urine humaine avaient été relevées par les autorités sanitaires françaises dans ce chargement. La qualité des produits chinois est un sujet qui commence à soulever quelques interrogations sur le marché mondial. C’est le cas notamment dans les pays du Sud, notamment africains. Des malfaçons sont relevées aujourd’hui dans des travaux routiers et des constructions immobilières réalisées par certains groupes du BTP chinois.

http://www.mada.mg/flash_article.php?id=436

http://www.lexpress.mu/display_article_sup.php?news_id=19120

http://www.afrik.com/breves2004-05-11.html