La Chine exprimera sa puissance par la force économique
30 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Lors d’une conférence organisée à Metz le 20 janvier 2006 par l’association ID-Lorraine, le vice-amiral d’escadre (2s) a relaté une conversation qu’il a eue au début des années 2000 le Ministre de la Défense chinois. Ce dernier lui a déclaré que la Chine ne commettrait pas la même erreur que l’URSS en se faisant piéger par les Etats-Unis dans une course aux armements. La Chine, ajouta-t-il exprimera sa puissance par ses capacités de conquête économique sur le marché mondial.
Le Clemenceau : les omissions de Greenpeace
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Le 30 décembre 2005, le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait déjà rejeté les requêtes de Greenpeace qui demandait la suspension du départ du Clemenceau pour l’inde afin d’achever son désamiantage. Cela n’a pas empêché le 14 janvier 2006, deux militants de l’ONG Greenpeace de monter à bord du Clemenceau pour une opération "coup de poing" en pleine mer. Selon le Monde, Greenpeace avait indiqué que, par cette action, elle entendait "remettre en lumière le caractère illégal de ce transport" et "faire pression" sur l’Egypte pour obtenir que ce pays refuse l’accès du porte-avions au canal de Suez.
Depuis, l’affaire du Clemenceau est exposée à une forte médiatisation
entraînant par la même une attaque directe sur l’image de la France.
Pourtant, lors de son combat, l’ONG a oublié que de nombreux éléments
jouaient en faveur de la France sur l’affaire Clemenceau. Selon Michèle
Alliot-Marie, c’est la première fois qu’une marine nationale procède à
un désamiantage avant retraitement d’un navire. Aujourd’hui l’Etat
assure que 90% de l’amiante a été retiré et qu’il n’en resterait que 45
tonnes à bord, quantité jugée marginale (0,2% du poids total du navire).
Le contrat de cession du Clemenceau a été signé de gré à gré entre
l’Etat et Ship Decomissioning Corporation. La société atteste du
retrait des pièces amiantées dans le respect de la réglementation
européenne et du transfert de technologie et de savoir faire mis en
œuvre au cours de ce chantier. La France n’est pas le seul pays
concerné par les problématiques de démantèlement de ces navires moins
médiatisés, les US ont eux-mêmes 150 navires qui doivent être envoyés à
la casse à l’étranger. On peut s’interroger sur le silence de
Greenpeace concernant les deux navires de l’US Navy, le Caloosahatchee
et le Canisteo, contenant des produits toxiques et actuellement
stationnés dans les eaux territoriales britanniques.
Projet de loi sur les OGM : les lobbyings malsains
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Le projet de loi sur les cultures génétiques que le gouvernement vient de transmettre au Conseil d’Etat risque fort d’attiser la polémique sur leur innocuité et sur les responsabilités à porter par chacune des parties prenantes.
En effet, le projet prévoit la mise en place d’un fond d’indemnisation en cas de cultures contaminées par les OGM utilisées par un agriculteur voisin. Une décision apparemment sage, si le financement de ce fond n’était pas assuré exclusivement par les agriculteurs en question, au moyen d’une taxe de 100 € l’hectare, montant que les experts jugent d’ailleurs prohibitif (à comparer avec les 13 € proposés au Danemark).
Sans sombrer dans la psychose, typiquement française, des risques liés
aux OGM, on peut regretter que les semenciers se trouvent exonérés de
fait de toute responsabilité en cas de « contamination » : les
organisations écologistes ne manqueront pas de dénoncer une fois plus
la collusion entre les multinationales de l’agro alimentaire et les
pouvoirs publics français, sur le dos des paysans.
Une victoire à court terme des industriels, qui pourrait rapidement attiser de nouvelles tensions sur ce sujet.
Bové face à Monsanto, un étrange silence
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Le 13 janvier 2006, la Commission européenne a autorisé l’importation de trois types de maïs génétiquement modifiés de la firme Monsanto, dont deux seraient destinés à l’alimentation humaine, les GA21 et Mon 863 . La surprise ne vient pas tant de cette décision que de l’assourdissante absence de réaction de José Bové et de la Confédération Paysanne, pourtant habituellement si prompts à dénoncer les méfaits conjoints de la mondialisation libérale et des Organismes Génétiquement modifiés (OGM).
La destruction de parcelles de maïs transgénique en France, si elle
représente une gène pour Monsanto, en occasionne une plus grande encore
pour les laboratoires français et européens qui ne bénéficient pas d’un
même soutien en terme de lobbying . Les attaques répétées handicapent
davantage la recherche française que les multinationales américaines.
Est-ce la cécité ou la duplicité qui incite ces chevaliers blancs de
l’alter mondialisme à faire le lit de la stratégie américaine de
conquête du marché agroalimentaire européen ?
Etrange accouplement de la carpe et du lapin dont la principale victime
est la recherche française et européenne, pourtant seule capable de
rivaliser durablement avec la stratégie de puissance américaine dans ce
domaine.
1/ Le Figaro, 16/01/06 et Libération, 14/01/06
2/ En Europe, Monsanto est notamment représenté par le comité européen
des Chambres américaines sur le commerce (AMCHAM). En 1998, ce groupe a
publié 10 ouvrages, plus de 60 rapports sur les politiques européennes
et a pris part à environ 350 réunions avec la Commission et le
Parlement. Il a ses entrées au Comité des représentants permanents
(COREPER), groupe d’ambassadeurs des pays détenteur de la présidence de
l’Union qui prépare les décisions pour le Conseil des ministres. (pour
aller plus loin : http://www.amcham.be/)
3/ En novembre 2005, Monsanto a annoncé à ses investisseurs que la
firme voyait l’Europe comme « la prochaine opportunité » : 59 millions
d’hectares pour son maïs RoundUp Ready et 32 millions d’hectares pour
son maïs YieldGard. La firme compte aussi introduire 1 million
d’hectares de ses sojas génétiquement modifiés. (source :
www.hns-info.net)
La polémique autour du désamiantage du Clemenceau
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Depuis deux mois déjà, pas moins de quatre ONGs (Greenpeace, Ban Asbestos, Andeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu) dénoncent la présence de plus de 100 tonnes d’amiante (entre 140 et 180 tonnes) sur le Clemenceau contre 45 tonnes annoncées officiellement par le ministère de la défense (minimum dont le navire a besoin pour assurer sa flottaison en direction d’Alang, chantiers indiens où il doit finir d’être désamianté puis démanteler). Les chiffres des ONGs, dont la source reste inconnue, restent
incontestés bien que non fondés (aucun expert mandaté coté ONG
contrairement à ceux envoyés par les tribunaux).
Les contradictions du discours de Gbagbo en Côte d’Ivoire
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Depuis quelques jours Abidjan est secouée par les émeutes des « patriotes », partisans du président Laurent Gbagbo. Ils souhaitent ainsi apporter leur soutien à leur chef, qui vient de dénoncer l’intolérable ingérence de l’ONU dans les affaires de l’Etat ivoirien. M.Gbagbo s’est fait le porte-parole des déshérités d’Abidjan. Il a su mettre en cause la « tutelle » de l’ancienne puissance coloniale et briser la main mise des intérêts français sur le pays. Poursuivi par la vindicte française, Laurent Gbagbo est désormais le dernier rempart du peuple ivoirien, seul contre tous ! Seul ? Sans doute pas si seul, les compagnies américaines et néerlandaises sauront sûrement être redevables des immenses profits engendrés par la libéralisation de la filière du cacao, orchestrée par M.Gbagbo qui est d’ailleurs accusé de détournement de fonds dans cette affaire.
Libéralisation qui a poussé à l’exode des milliers de paysans vers les
bidonvilles d’Abidjan. Ce sont ces victimes de sa politique qu’il
courtise aujourd’hui pour s’accrocher tant bien que mal au pouvoir.
Cependant, une autre lecture est possible : celle d’un auto coup d’état
afin de paralyser l’activité du gouvernement, et celle d’une éventuelle
diversion concernant les accusations de la filière cacao par le
président de la république, portant atteinte à sa légitimité.
La désorganisation informationnelle de la bourse de Tokyo
23 janvier, 2006 · Poster un commentaire
Le Tokyo Stock Exchange est-il vraiment fiable ? Le 19 Janvier, son système de cotations a disjoncté, abrégeant la séance. Déjà, le 1er Novembre dernier, le même système s’était effondré sous le poids des transactions. La direction du TSE a elle-même reconnu que le système était au bord de l’asphyxie et a demandé aux opérateurs de restreindre leurs ordres, provoquant un début de panique menant au collapsus redouté. Non seulement ces dirigeants ont avoué leur faiblesse, mais de plus leur inconséquence a affolé la communauté financière. En cas de rechute, c’est la stabilité même du système financier mondial qui serait menacée.
De plus, le TSE n’est plus un marché fluide : non seulement il mène à
des erreurs de valorisation dommageables à chacun, mais en cas de
baisse, les positions des opérateurs pourraient se retrouver gelées,
forçant ces derniers à perdre de l’argent sans rien pouvoir y faire.

