Le Ministère de l’Intérieur communique sur les attaques subies par les entreprises françaises

30 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

Jusqu’à aujourd’hui, les services de sécurité chargés de la surveillance des menées étrangères contre les entreprises françaises ne communiquaient pas le résultat de leurs analyses. Le journaliste Hervé Brusini organisa une émission de télévision à la fin des années 90 à partir du rapport annuel rédigé par la sous-direction B chargée de la protection du patrimoine au sein de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Mais ce fut un cas exceptionnel à l’époque. L’article publié le 29 novembre 2005 sur le site www.lexpansion.com s’appuie sur un travail établi par la Direction Centrale des Renseignements Généraux en collaboration avec la DST (fait nouveau à noter, suite à l’application d’une circulaire datée d’avril 2005) donne un aperçu des ingérences étrangères contre les entreprises françaises.

Les quelques dizaines d’agressions identifiées ne peuvent être interprétées comme une statistique car il s’agit du fruit d’enquêtes policières.  La DST et la DCRG ne peuvent opérer que des coups de sonde compte tenu de la faiblesse des effectifs affectés à ce genre de mission. Les ingérences de nature chinoise sont d’autant plus difficiles à identifier que les services de sécurité français n’ont pas les crédits suffisants pour intégrer à leurs équipes des personnes maîtrisant les langues asiatiques. Ils font donc ce qu’ils peuvent. Mais cette communication a une valeur symbolique très importante. L’administration brise enfin le silence entretenu habituellement sur ce genre d’affaires. Notons au passage que cette sensibilisation aux menaces fait partie du travail élémentaire pour faire comprendre l’importance stratégique du patriotisme économique. Peu de décideurs se posent cette question qui tombe sous le sens : Que se passera-t-il lorsque la Chine nous aura rejoint sur le plan technologique ? Les deux coudées d’avance que nous sommes censés conserver vis-à-vis de la Chine dans le domaine de l’innovation technologique afin de résister à sa compétitivité auront alors disparues. Et les belles thèses défendues par le MEDEF qui n’a toujours rien compris à l’importance de cette notion défendue par le gouvernement actuel, risquent alors de voler en éclat. Avec les conséquences que l’on imagine pour l’emploi et de l’avenir de notre économie.

Les omissions de la presse française sur le Québec

30 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

La démission du gouvernement canadien est liée à un scandale particulièrement grave qui a un lien direct avec le débat sur l’avenir de la province du Québec. Le point de départ de cette crise politique est la manière dont les autorités fédérales canadiennes ont agi pour empêcher que le Québec ne devienne indépendant lors du référendum de 1995. Différentes techniques de pression sur l’opinion publique du Québec ont été utilisées cette année-là pour obtenir la victoire du non au référendum sur l’indépendance : des opérations de manipulation de l’information dans les médias du pays, une mobilisation de dizaines de Canadiens anglophones pour les amener au Québec afin qu’ils manifestent leur attachement au Canada, une pluie de passeports canadiens offerts aux nouveaux migrants… Le non passa avec 51% des voix.

La justesse du vote incita le gouvernement fédéral à investir d’énormes sommes d’argent (un fonds de 725 millions de dollars a été dépensé en 10 ans au nom de l’unité nationale sans contrôle du Parlement). Mais la goutte qui fait déborder le vase est qu’une partie importante de cette somme a été détournée dans des affaires de communication crapuleuses. Pour en savoir plus sur ce scandale que les journalistes français n’osent pas traiter sur le fond : l’ouvrage de Jacques Keable, Le dossier noir des commandites, Lanctôt, éditeur, 2004  ainsi que les sites www.ledevoir.com ; www.lapresse.com. ; www.lesaffaires.com

Pour info : ci-dessous cet extrait de l’article du Figaro sur la démission du gouvernement Martin

Canada : chute du gouvernement de Paul Martin
(Avec AFP.)
[29 novembre 2005]
Le gouvernement minoritaire de Paul Martin, poursuivi par les effets d’un scandale de détournement de fonds, a été renversé lundi par une motion de censure de l’opposition, plongeant le Canada dans une campagne électorale en plein hiver.

Les députés ont adopté par 171 voix contre 133 une motion de censure, soutenue par les trois partis d’opposition et proclamant simplement «la Chambre a perdu confiance dans le gouvernement».
Ces partis estiment que le parti libéral, au pouvoir depuis 12 ans, a «perdu l’autorité morale pour gouverner» en raison d’un scandale de corruption remis à la une de l’actualité au début du mois par le rapport d’une commission d’enquête.

M. Martin était arrivé au pouvoir en décembre 2003 succédant à Jean Chrétien. Peu de temps après, il avait dû faire face à des révélations sur un scandale de corruption, datant de son prédécesseur.

Cela lui avait valu de perdre sa majorité et de se retrouver à la tête d’un gouvernement minoritaire lors des élections de juin 2004.

Le scandale porte sur des détournements de fonds lors d’une campagne de publicité visant à vanter les mérites de l’unité canadienne auprès des Québécois tentés par le séparatisme.
C’est un rapport sur ce scandale, dit «des commandites» qui a servi de détonateur à la situation actuelle, même si M. Martin a été personnellement blanchi.

La publication, au début du mois, du rapport du juge Gomery a donné une arme à l’opposition. Et le sort du gouvernement de M. Martin a été scellé, lorsqu’il a été abandonné par une formation de gauche, le Nouveau parti démocratique (NPD), qui le soutenait jusque là et s’est rallié à l’opposition.
La campagne s’annonce d’ores et déjà musclée. Paul Martin a exigé des excuses du parti conservateur dont le chef, Stephen Harper, a associé dans la même phrase parti libéral et crime organisé, mais ce dernier a refusé.

«Ce n’est pas seulement la fin d’un gouvernement fatigué, sans but et rongé par le scandale. C’est le début d’un renouveau pour ce grand pays», a pour sa part déclaré lundi soir M. Harper, qui avait essayé, sans succès, de faire tomber M. Martin en mai dernier.

Les sondages publiés pendant le week-end sont relativement contradictoires, mais ils s’accordent pour placer les libéraux de M. Martin devant les conservateurs, ce qui ouvre la possibilité du retour d’un gouvernement minoritaire libéral.

Espionnage économique chinois au Canada

22 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

De source locale, trois étudiants chinois ont été expulsés discrètement du Canada parce qu’ils s’étaient livrés à des activités d’espionnage contre des intérêts économiques canadiens. Pour éviter de créer un incident avec la République Populaire de Chine, les autorités canadiennes ont préféré ne pas renouveler leur permis de séjour. Cette prudence s’explique par les liens étroits que le Canada entretient avec la côte Pacifique et en particulier la Chine. Dans son approche stratégique du marché mondial, le Canada joue à la fois la carte de la construction de l’ALENA (union économique avec les Etats-Unis et le Mexique), mais il privilégie aussi le développement des liens économiques avec l’Asie. Il a notamment incité des asiatiques à venir s’installer au Canada à condition qu’ils y investissent de l’argent dans des activités économiques locales.

Violences urbaines : le pouvoir politique ne sait pas gérer l’esprit patriotique des forces de l’ord

15 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

Quand est-ce qu’un homme d’Etat aura l’intelligence de récompenser en temps réel un gendarme isolé parmi quelques dizaines de jeunes survoltés, qui doit sortir son arme pour se dégager ? Contrairement à ce que les responsables politiques pensent, il ne s’agit pas d’une faute parce qu’il a sorti son arme mais au contraire d’une preuve de sang froid car ce gendarme a le grand mérite de ne pas s’en être servie, ne serait-ce qu’en tirant des coups de sommation en l’air pour se dégager d’une situation dangereuse avec risque de lynchage.Le maintien de l’ordre n’est pas un jeu vidéo. Il ne s’agit pas simplement de prononcer de belles paroles à l’encontre des forces de l’ordre mais de montrer par des actes l’estime qu’on leur porte dans des circonstances aussi particulières.

Les manœuvres d’influence américaines par le biais des églises évangélistes

15 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

Les églises évangélistes avaient déjà joué un rôle moteur de matrice impériale britannique américaines (cf l’article sur l’empire britannique victorien sur le site www.infoguerre.com). Leurs consoeurs américaines lancent aujourd’hui une grande offensive pour s’implanter dans différentes régions du monde :
• En Kabylie, elles profitent des contradictions algériennes locales pour  tendre la main aux opposants au pouvoir central d’Alger.
• En Somalie, elles prennent appui sur les rivalités ethniques pour créer des centres de conversion à leur religion et n’hésitent pas à y envoyer des anciens imans convertis aux pratiques évangélistes, formés aux Etats-Unis qui sont prêts à assumer un rôle de martyr.
• En Chine, elles préparent très activement leur implantation dans la foulée des jeux olympiques 2008.
• En France, elles ont engagé des démarches d’entrisme au sein de la Fédération protestante de France. Leur objectif est de profiter de son déclin pour en prendre la tête. L’objectif des évangélistes en France est de créer une église de cette confession pour dix mille habitants. Ils acquièrent des lieux de culte qu’ils ne peuvent pas exploiter officiellement pour l’instant car il leur faut les autorisations officielles, à l’image de l’organisation du culte musulman français. A la différence de l’église catholique, les évangélistes n’hésitent pas à mettre en avant des musulmans convertis à leur cause qui prennent la parole en public. L’audience des évangélistes reste pour l’instant limitée. Ils réunissent ponctuellement des salles de 3000 personnes. Suite aux violences urbaines qui touchent aujourd’hui la France, les évangélistes n’hésitent pas à prendre le relais de la propagande américaine de la Fox pour dénoncer l’échec du modèle d’intégration français et souhaitent y pallier en prônant leur propre modèle de vie sociétale. 

Les Américains contre la diversité culturelle

15 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

A la fin octobre 2005, l’UNESCO a tenu une séance plénière sur a signature d’une convention sur la  diversité culturelle. Celle-ci a donné lieu à un affrontement très peu diplomatique entre la délégation américaine et la représentation de l’Union européenne menée par un britannique.Les Américains se sont opposés à la démarche encouragée par l’Union européenne sur la diversité culturelle. Le Président de l’assemblée de l’Unesco a dû faire voter les pays membres lors de cette séance plénière pour poursuivre les travaux (pratique rarissime dans un lieu d’ordinaire très consensuel). Le représentant français a réagi très vivement à cette agressivité de la délégation américaine. La totalité des pays membres de l’UNESCO ont voté contre la proposition américaine à l’exception d’un pays. Cet isolement des Etats-Unis n’est pas anodin. Ils montrent que leur volonté de niveler les cultures n’est pas une victoire acquise. Ils essaient de contourner cette opposition mondiale à leur thèse par les accords bilatéraux qu’ils sont en train de passer avec certains pays, en y incluant les services et les produits culturels.  Leur objectif est de faire jouer leur rouleau compresseur en termes financiers ainsi que la taille critique de leur politique marketing via leurs standards éducatifs. La numérisation de plusieurs millions d’ouvrages annoncés par Google est un premier avertissement qui a été pris en compte sur la scène internationale. Mais l’encerclement culturel peut être beaucoup plus discret. Signalons ce qui risque de devenir un cas d’école à savoir la manière dont une multinationale « reformate » le capital culturel d’une société. Le rachat de sociétés d’édition européennes par le géant anglo-saxon  Else Vier entraînerait des pratiques éditoriales plutôt troublantes. Ainsi, les maisons d’édition rachetées par Else Vier publieraient de moins en moins de titres d’origine nationale. Cette sélection serait légitimée sous le prétexte d’aligner leur marketing sur les critères de gestion du groupe Else Vier. Rappelons à ce propos que le groupe Else Vier est en train d’acquérir un des deniers fleurons de l’édition médicale française : les éditions Masson. A titre symbolique, rappelons que le refus de la diversité culturelle  s’exerce de manière très caricaturale. C’est ainsi que lobby des producteurs de cinéma américain du MPAA a fait interdire en avril dernier aux moins de 12 ans le film français Les choristes sous le fallacieux prétexte d’une chanson paillarde. Une telle mesure tue potentiellement la distribution du film aux Etats-Unis.

Les manœuvres souterraines autour de la grippe aviaire

1 novembre, 2005 · Poster un commentaire 

Un fonds d’investissement américain cherche actuellement à racheter la seule entreprise française capable de produire des souches de poulet. Cette entreprise est localisée à Rennes. Au cas où une pandémie se déclarerait en France et toucherait les élevages de poulet, cette entreprise jouerait un rôle essentiel dans la relance de l’élevage du poulet.
Il est intéressant de noter que ce secteur n’est pas considéré comme
stratégique par les autorités françaises. Rappelons que les lobbies
agricoles américains cherchent à créer une division internationale du
travail en faisant en sorte que chaque continent se spécialise sous la
conduite des entreprises américaines. L’Argentine était jadis un pays
d’élévage très réputé. Son industrie de la viande était puissante et
exportatrice. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les personnes qui
voyagent aujourd’hui dans ce pays sont étonnés de constater que des
centaines de milliers de paturage ont été transformés en champs de soja
exploités par des multinationales nord-américaines. Les lobbies
agricoles américains cherchent à s’accaprer le commerce mondial de
l’élevage et à le localiser, en partie sur leur territoire. La
confrontation avec le monde agricole français

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