Les traces sécuritaires du national/communisme de RDA

27 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

On savait déjà que les Soviétiques avaient réussi en RDA une fusion des contraires entre la culture gestapiste (régime nazi) et la culture tchékiste (régime communiste). En témoigne le niveau atteint en matière de restriction des libertés individuelles dans le domaine du contrôle du fichage et des télécommunications. Personne n’a réussi pour l’instant à décrypter la partie la plus sensible des archives de la Stasi enregistrées sur bobines avec une technologie ad hoc. Techniquement, il semble que cela soit impossible. Avant la chute du Mur, les nationaux communistes de la police secrète du régime communiste, la Stasi, avaient pris la précaution de détruire les matériels de lecture de ces bobines ainsi que les clés d’accès.

Dans le même ordre d’idées, Deutsche Telekom a du refaire l’intégralité du câblage du réseau téléphonique de l’ex Allemagne de l’Est car il était totalement anti-fonctionnel. Chaque téléphone avait deux câbles : un vers  le réseau, un vers le service d’écoute de la Stasi. Les centraux téléphoniques étaient construits dans les bois et les campagnes, en prévision d’attaques sur les villes que les forces de l’OTAN pourraient mener en cas de confrontation Est/Ouest.

Comment ramener Hewlett packard à une position plus raisonnable ?

27 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

A propos de l’affaire des licenciements annoncé part la firme Hewlett Packard (HP), un lecteur de Knowchkers.org travaillant dans l’industrie informatique nous fait les deux suggestions suivantes :

1) L’Europe doit financer HP à hauteur de quelques dizaines de millions d’Euros pas an dans le cadre du Framework Programme. Une proposition simple consisterait à arrêter tous ces financements et à les redistribuer à d’autres entreprises un peu plus citoyennes. Cette proposition – contrairement à d’autres - relève du domaine de compétence de l’Europe et pourrait être mise en place très rapidement.

2) Recensement des commandes de l’Etat auprès de HP, et mise dans la balance des négociations. Voilà le moyen de pression que ce groupe comprendra . Ce lecteur nous précise qu’un tel recensement peut être effectué rapidement. Si on procède de la sorte, la négociation redevient « plus fluide » : d’un côté de la balance, les emplois que HP souhaite supprimer en France ; de l’autre côté de la balance, le transfert des marchés et du personnel à la concurrence – qui sera ravie.

Les blogs au cœur de la manipulation de l’information

27 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

Selon la lettre numérique diffusée par Influencia (www.influencia.net, lettre tendance du 22/09/2005), les entreprises sont exposées à un nouveau type de menaces, celles générées par les blogs créés par des salariés ou des syndicats. La liberté d’expression est un droit inaliénable dans une démocratie. A partir de ce constat, il est inutile de croire que les codes de bonne conduite puissent suffire à canaliser les prises de parole des uns et des autres, dès lors qu’elles sont orchestrées par des forces malfaisantes qui sortent du débat entre patrons et salariés.

Dans un contexte de concurrence déloyale, le blog représente en fait une double menace :

1) en termes de collecte de l’information, il permet à une force hostile de « tamponner » éventuellement un salarié mécontent en faisant semblant de partager son point de vue par chat ou en jouant le rôle de la personne qui découvre le problème ;

2) en termes de déstabilisation informationnelle, il est un instrument d’attaque efficace car il est la source de polémiques, de rumeurs et aussi de désinformation. Ce risque de nuisance est d’autant plus redoutable qu’il peut circuler sur le web invisible et donc être difficilement identifiable (style d’écriture en langage SMS pour éviter le contrôle exercé par les moteurs de recherche).

Les entreprises menacées par ce type de risque ont fortement intérêt à ne pas cantoner le problème à un risque d’atteinte à l’image mais à prendre en compte les autres formes d’exploitation opérationnelle des blogs.

Les Chinois protègent la contrefaçon à leur manière

26 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

Selon la newsletters du site NEWSLETTER ABC-LUXE.COM, « le président français de l’Union des fabricants (Unifab), Marc-Antoine Jamet, a écrit à l’ambassadeur de Chine en France pour se plaindre d’agressions physiques contre trois juristes anti-contrefaçon venus relever des copies de produits de luxe vendues sur le "marché de la soie" à Pékin, et contre un représentant d’une marque de luxe ainsi qu’un journaliste dans le cadre d’une visite ministérielle. »

Cette information confirme l’une des failles du discours chinois sur le respect des règles du commerce international. En Chine, les autorités locales font tout pour rassurer les diplomates occidentaux. De leur côté, les réseaux de l’économie parallèle  intimident les représentants des entreprises étrangères dont le savoir faire est copié, avec la complicté passive des services de sécurité chinois.

L’industrie automobile allemande lance la guerre de l’information contre les voitures chinoises

16 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

Information envoyée par un lecteur allemand:

Actuellement, les allemands se plaignent : rien ne va plus, l’état sclérose tue l’initiative économique, le chômage s’aggrave etc.. Mais attention. Les allemands sont malgré tout des guerriers économiques qui savent protéger leurs intérêt. Dernière exemple : Aujourd’hui, 15. septembre, c’est l’ouverture de l’exposition international des automobiles à Francfort.

L’intention de l’industrie automobile chinoise était de lancer avec cette exposition les modèles pour le marché allemand. Mais la couverture médiatique est anéantissante et impitoyable. Car hier, 14 septembre, l’association des automobilistes allemands, le fameux ADAC, a publié les résultats d’un crash test avec la voiture tout terrain « Landwind », première voiture chinoise disponible aux Pays-Bas et en Allemagne. L’ADAC constate que le « Landwind » chinois marque le résultat le plus catastrophique de tous les voitures testées pendant les dernières vingt ans. Le « Landwind » ne protège pas du tout les passagers en cas d’un accident. Sur le site web correspondant, il y a des images et mêmes des films du crash:

http://www.adac.de/mitgliedschaft_leistungen/motorwelt/m_archiv/Landwind.asp?ComponentID=126458&SourcePageID=20057%230&location=32

Avec un simple crash test et un communiqué de presse, l’ADAC, traditionnellement liée avec l’industrie automobile allemande, a intoxiqué la campagne médiatique chinoise et sérieusement abîmé l’image des voitures chinoise en Allemagne.

Archivage et intelligence économique

14 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

La Direction des Archives de France, qui dépend du ministère de la Culture, ne comprend rien aux manœuvres en cours dans le domaine de l’influence et de l’archivage. A l’image de ce que les Américains ont fait pour la convention OCDE sur les commissions occultes pour obtenir des contrats, ils préparent aujourd’hui le terrain pour induire de nouvelles pratiques juridiques dans le domaine de la transparence financière des entreprises.A  l’avenir, il ne s’agira plus seulement de trouver un acte comptable réclamé par un juge mais éventuellement de retracer le processus qui aboutit à la rédaction de l’acte comptable. Les Américains anticpent les situations complexes issus des fusions acquisitions. Actuellement en France, un imbroglio judiciaire met aux prises Sanofi, Rhodia, et les restes d’Aventis et de Rhône Poulenc sur la propriété des archives qui ont fluctuées selon les rachats et OPA. Cette affaire est une première et fera sans doute jurisprudence. Le problème est que le monde de l’archivage (excepté des revues comme Archimag qui sont en pointe sur la question) regarde vers le passé et non vers l’avenir. Pour la Direction des Archives de France, la priorité est de sauver le patrimoine. Pour les Américains, il s’agit de cartographier les flux d’archive afin de mieux cerner les conflits juridiques possibles. Prenons l’exemple d’un employé à la retraite qui est vicitme d’une maladie provoquée par un contact professionnel avec l’amiante. L’archive de son passage dans l’entreprise incriminée redevient une information vivante qui intéresse la justice. Il en est de même pour les conflits juridiques sur les archives après les processus de fusion/acquisition. Dans ce domaine, l’enjeu est différent et porte sur le patrimoine scientifique, le traçage des montages financiers et les archives du personnel des entreprises rachetées, fusionnées ou acquises dans le cadre d’une OPA. Si la Direction des Archives de France ne donne pas l’exemple en daignant prendre en compte ce type de problématique, notre système d’archivage sera exposé aux coups donnés par des cabinets d’avocats au service d’intérêts étrangers qui ne manqueront pas d’exploiter notre retard dans ce domaine.

La BNF et la sécurité des personnes et des biens

13 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

La Bibliothèque Nationale de France a installé en banlieue un local qui hébergent une structure spécialisée dans le traitement des documents/papier endommagés par l’eau ou les bactéries. L’équipe qui traite ces documents utilise un gaz très dangereux à base d’éthylène.

Le personnel doit travailler avec masque à gaz et combinaison spéciale car le gaz utilisé est très dangereux : il peut non seulement provoquer des lésions graves au cerveau, est cancérigène et peut être aussi explosif. Ce local présente plusieurs failles. Les conditions de sécurité ne semblent pas appropriées à une menace terroriste (un seul gardien âgé surveille la porte). Il est assez étrange qu’un tel local ait été installé dans un centre urbain. Certes l’épaisseur du plafond semble répondre aux normes techniques, mais qu’en est-il des conséquences d’une fuite de ce gaz à l’extérieur de ce local suite à une explosion ? Signalons enfin que la BNF a du mal à trouver du personnel pour effectuer un travail aussi dangereux, usant et très mal payé.

Les priorités de sauvetage du cyclone Katrina

13 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

Les autorités américaines ont orienté leurs premières équipes de pompage de l’eau vers les deux centres d’archive situés dans l’Etat de Louisiane. Ces deux sites renferment l’ensemble des documents notariaux des Etats-Unis. Leurs archives ont la valeur qu’on imagine dans le domaine de la gestion des biens fonciers et immobiliers. Mais cette priorité n’est pas comprise par tous les protagonistes. L’anarchie qui a régné après le passage du cyclone a démontré que l’urgence était ailleurs.  Le quotidien Le Monde rapporte ce week end comment de nombreuses personnes sont décédées par ce qu’elles avaient été laissées sans secours alors qu’elles attendaient sur l’autoroute du ravitaillement d’urgence.

Catastrophe de l’ouragan Katrina : Les limites du Homeland Security

6 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

La catastrophe climatologique majeure qui a touché notamment la Louisiane fait ressortir un aspect fondamental des failles du système global de la sécurité des Etats-Unis. Pour le comprendre, il faut revenir à l’édification de ce pays.Depuis la création des USA, l’organisation des territoires génère naturellement un système potentiellement anarchique qui fait penser à un empilement de pouvoirs partant de la commune jusqu’à l’Etat, le tout chapeauté par une administration fédérale dont les compétences sont strictement définies par le rapport de force constant qui s’est affirmé entre les différents Etats membres de la bannière étoilée et le siège du pouvoir exécutif installé à Washington. Il n’existe pas dans ce pays comme en France de structures centralisées du type protection civile pour concentrer les secours en cas de catastrophe, ou d’unités de maintien de l’ordre très rapidement activables par le pouvoir central comme les milliers de gendarmes des escadrons de gendarmerie mobile ou les compagnies républicaines de sécurité de la Police nationale. Certes les dimensions territoriales ne sont pas les mêmes rien n’empêche les Etats-Unis- de se doter de tels outils si ce n’est la culture politique de ce pays, l’énorme différence qui existe dans la définition française du service public et l’état d’esprit des employés des services municipaux ou des administrations de chaque Etat.
Lors de la grande tempête de la fin de l’année 1999 qui a touché la France, l’efficacité des secours matériels dans le domaine du rétablissement de l’électricité a reposé sur l‘esprit de service public et la solidarité des personnels mobilisés pour la circonstance par l’entreprise EDF. Les scènes d’anarchie qui ont lieu (pillages, viols, scènes de terreur imposées par des gangs sans foi, ni loi dictés par l’instinct de sauvagerie)sont certes la résultante du chaos provoqué par les destructions des infrastructures vitales mais aussi par les carences de l’organisation nord-américaine de la société civile. Les policiers des communes américaines qui abandonnent leurs postes pour porter secours à leurs familles dans une logique du chacun pour soi peuvent agir ainsi parce que l’organisation communale de la fonction policière est très éloignée des règles du service public à la française. L’élection des chefs de la police, l’organisation et l’individualisation des tâches policières (cf. un policier seul dans une voiture de patrouille), le cadre très émietté de la formation de ces forces de police fragilisent d’autant plus la sécurité d’un pays lors de la désorganisation majeure des voies routières et des systèmes de communication. Les polices d’Etat n’ont pas la capacité opérationnelle de se substituer à ces lacunes.
 La privatisation d’une partie du système sécuritaire américain a contribué à cette désorganisation. Une compagnie de sécurité privée dont la fonction de base est de faire du business n’a pas l’esprit de solidarité d’une entreprise de service public. Quant à la Garde nationale américaine, elle a déjà dans le passé montrer ses incompétences lors des grandes émeutes raciales des années 60/70 ou lors des attentats du 11 septembre car les avions qui étaient censés intervenir pour stopper l’un des avions détournés appartenaient à la garde nationale). Cette force paramilitaire est structurée sur le principe du volontariat de citoyens qui y effectuent des périodes régulières. Concrètement, la plupart de ces volontaires arrondissent leur fin de mois par des périodes d’engagement. Les unités de la Garde nationale sont donc très peu préparées en termes de professionnalisme pour être déployées rapidement et gérer des catastrophes naturelles de cette nature.
L’Etat centralisé français si souvent décrié par les admirateurs du libéralisme américain est à cet égard mieux conditionné que la première puissance du monde à faire face à ce genre d’épreuve. L’esprit de service public si souvent critiqué est un atout majeur qu’il ne faudrait pas sacrifier au nom du discours export sur la déréglementation des services publics que les Etats-Unis veulent imposer à l’Europe par le biais de Bruxelles. La sécurité a un prix collectif, ce n’est pas simplement un business ou un service rendu aux classes dirigeantes d’un pays comme cela semble être le cas aux Etats-Unis d’Amérique. C’est une des limites notables du patritisme américain dont le film à connotation historique Gangs of New York nous signalait déjà les limites politiques. Notons au passage que les ONG américaines qui sont censées défendre un esprit de service public, comme par exemple Public Citizen sont en silence radio total sur le sujet.

Le fanatisme anti-français de Bill Oreilly

6 septembre, 2005 · Poster un commentaire 

Le journaliste le mieux payé des Etats-Unis s’appelle Bill Oreilly de la FOX (43 millions de dollars par an). Il a un  site qui mérite le déplacement : www.billoreilly.com qui diffuse régulièrement des messages contre la France. Ce journaliste est le porte parole de la droite dure. Il est le responsable n°1 de l’esprit anti-français aux Etats-Unis. Sa nuisance peut être considéré comme anecdotique mais il n’en est rien. Bill Oreilly a malheureusement l’oreille de larges couches de l’opinion publique américaine.