Opération INTA?

27 juin, 2005 · Poster un commentaire 

Objectif : fragilisation indirecte du modèle français de croissance aux yeux de l’Afrique francophone et du monde arabophone et islamique, ainsi qu’une persuasion silencieuse de la supériorité des ingénieries anglo-saxonnes en langue française qui « marchent ».
Dans la foulée du non au référendum, des territoires « challengers » du nord-est et du sud-est de Paris (Val de Marne) sont « mis en pouvoir » par les Américains et leurs alliés pour constituer des vitrines du développement durable créant croissance, emplois et qualité de vie avec des ingénieries anglo-saxonnes. C’est dans ce contexte qu’il faut décrypter l’opération INTA. La première biennale en langue française (INTA), sur les ingénieries et les solutions organisationnelles et technologiques « qui marchent » au Maroc, aura lieu au mois de septembre 2005, sur les territoires clés contrôlant les flux commerciaux maritimes et humains, positifs ou négatifs entre l’Afrique, l’Espagne, et l’Europe.
La vitrine « parisienne » de l’INTA est l’agence de l’Innovation du Val de Marnes qui est appuyée par les Canadiens, le JISC, (Joint Intelligence & Security Comity) et bien sûr, indirectement par la Banque Mondiale luttant contre la « pauvreté » (dirigée depuis peu par Paul Wolfovich, expert de la politique de la violence).
Madame Sylvie Roussel-Gaucherand, nouvelle directrice de l’innovation territoriale du Conseil Général du Val de Marne, est invitée pendant un mois au Canada au mois de Juillet (pays membre du JISC et inventeur du mot géomatique ». C’est justement ce département français orienté à gauche qui a été choisi par l’INTA pour faire la promotion de la biennale de Tanger-Tetouan de septembre 2005. La manoeuvre cognitive s’inspire-t-elle de la technique des « idiots utiles » inventée par les soviétiques durant la guerre froide ? Il s’agit de mener une opération d’influence dans le camp adverse en prenant appui sur des forces d’opposition politique (dans cet exemple, des élus de gauche). La légitimité de leur prise de position humaniste et favorable aux pays du Sud servirait de camouflage à l’opération d’influence. Cette technique aurait déjà été utilisée dans des opérations précédentes, comme la déstabilisation des groupes français de l’eau par la manipulation de forces françaises alter mondialistes par le biais de l’ONG Public Citizen.
L’INTA (International Urban Development Association) est une association basée à La Haye qui est un site stratégique du Pentagone au sein de l’Europe. Selon certaines sources, l’INTA est couplée à l’agence C3 de l’OTAN, elle-même en relation avec la NSA, l’Europole et l’Agence Européenne de sécurité Transfrontières contrôlée par les Américains et leurs alliés. Si les organisateurs de la biennale de Tanger-Tetouan sont instrumentés par la Haye, d’autres territoires pilotes en Libye notamment sont des vecteurs de promotion pour les ingénieries de croissance et de sécurité anglo-saxonnes « qui marchent ». C’est ainsi que le complexe de territoires pilotes Italie-Sicile-Malte-Libye est bien autre chose qu’un « territoire apprenant de la croissance durable ». Il est une vitrine de la croissance et de la sécurité qui drainent des masses de ressources scientifiques, technologiques, financières et capital humain pour exploiter les ressources gazières et pétrolières de la Libye et en faire un « attracteur » étrange qui va contribuer à « engager l’Islam » dans le « canot » du modèle et de la conception du monde des Etats-Unis et de leurs alliés avec une influence autonome de l’ensemble des réseaux islamistes modérés ou plus ou moins radicaux.

Le décryptage du dispositif britannique de knowledge et netwarfare

27 juin, 2005 · Poster un commentaire 

Rappel historique. En 1940, les nazis cherchèrent à saper la légitimité du  gouvernement britannique en ne bombardant que les pauvres de East End. Par erreur , à cause de causes environnementales de type « brouillard de la guerre », MTO, nuages, ils bombardèrent aussi quelques quartiers riches , la City et Buckingham Palace. Seul Churchill, expert de la guerre spéciale (Guerre des Boers, Renseignement, opérations spéciales, pilote, cavalier et fantassin, d’une culture historique et générale extrêmement développée, création SAS et SBS, Wingate et Chindits, développement MI6 et MI5, déceptions de grande envergure, mise en pouvoir ultérieur du général Thompson pour la guerre d’indépendance et anti-subversive de Malaisie), donna immédiatement l’ordre, contre le sens commun enfermé dans les « mêmes » perceptions d’hier, de mener une opération « d’éducation communication montrant la reine bombardée et les quartiers riches, partageant les mêmes souffrances. La révolte fut évitée à Londres. La cohésion et la résolution politique du Royaume furent préservées et développées.

L’orchestration des opérations cognitives. Dans les stratégies de guerres asymétriques fondées sur les facteurs internes et externes de la puissance, les « établis » individuels et collectifs ont le pouvoir d’engager les ressources mais ne changent de modèle que si l’activation des risques et des opportunités et l’identification rassurante du « comment » des opérations leur permettent de lever le tabou du changement du statu-quo des modèles en place, par exemple de la vieille Europe. Les « challengers » au contraire sont prêts à des ruptures radicales de modèles pour s’emparer de l’avenir et ils ont accès aux interfaces d’échanges d’informations et d’expertises externes et internes créés par la puissance nord-américaine.
Le gouvernement de Tony Blair est passé sur la posture de « reconnaissance et réactivité temps réel multi-fonctionnel de toute l’organisation » avec son conseiller mr Turnbull, expert de la Corporate center transformation., depuis 2001.(Modèle du Joined-up government intégrant les nouveaux risques et les opportunités de croissance en gains paradoxaux).
Il s’appuie sur le « Cynefin » center d’IBM est intégré aux réseaux NCW de la NSA, Echelon, Darpa et QinetiQ, Net Assessment et programmes spéciaux de Défense Pentagone et MOD alliés. Il appuie l’ensemble des programmes prioritaires d’intelligence et d’influence stratégiques et opérationnels. « Cynefin » veut dire en Gallois « le centre de toutes les mémoires », ou « Nexus Mundi ». Il est intéressant de noter que l’Ecosse, le nord de l’Angleterre et le sud-est, le Pays de Galles, ont toujours été pendant la deuxième guerre mondiale, la guerre froide et aujourd’hui le centre nerveux et logistique appuyant Londres en matière de renseignement stratégique civil et défense et de logistique scientifique industrielle commerciale et défense « Maintenance et re-conception des coûts des cycles de vies ».
Il convient de noter que le recteur de l’université de Cardiff, ancien SAS,  a organisé son université comme un centre de veille sur les dynamiques co-évolutionnistes des territoires transfrontières et des régions du monde et d’Europe. Il est le conseiller du premier ministre et du British Council pour la modernisation de l’Etat et des régions dans le nouveau paradigme de la mondialisation, mais aussi actif formateur et conseiller du Commonwealth et des nouveaux entrants en Europe, Russie, Chine, Inde, Brésil futures puissances et super-puissances….
Enfin, cette direction intégrée permet de reprendre le « contrôle des flux de la mondialisation «  et d’influencer radicalement la transformation de l’Europe et de la planète dans le cadre de programmes spéciaux suivis et conçus en continu au sein du Cynefin center. La mise en réseaux et l’interopérabilité systématique de toutes les données, taxonomies et systèmes d’intelligence commerciales, universitaires et de défense globale a été rendue possible dans le cadre d’un programme spécial de « résilience nationale ».
 De façon très intéressante, les Anglais ont co-localisé leur nouvelle grande université de biologie avec celle constituant un pôle d’excellence « croissance et sécurité, cycles de vie des flux des territoires », les réseaux sciences et technologies comme les études sur le cerveau et les comportements, les bio-sciences, l’anthropologie à Cardiff, à côté des universités qui développent les ingénieries « Education et communication ». La BBC vient de transformer son centre mondial de la banlieue de Londres avec des infrastructures et des référentiels NCW.
Sur mission spéciale du Premier Ministre britannique, un cadre important du MI6, Christopher Donnelly, a créé en 2003-2004 le « ARAG » Awareness Research et Assessment Group au sein du MOD à partir de sources ouvertes appuyant des nouvelles perceptions précoces pour l’aide à la décision temps réel intégrant le très court et le long terme. Christopher Donnelly est l’ancien co-organisateur des « Nato bridge-head » qui ont étendu à l’OTAN le modèle de croissance et de construction politique des démocraties vers l’Est. Ces programmes spéciaux sont intégrés à ceux du Pentagone et du département d’Etat américain. Christopher Donnelly a été nommé « AA » (Awareness Advisor) du nouveau ministre de la défense britannique en mai 2005. Il supervise les opérations spéciales d’intelligence et d’influence défense globale, home land security et transformations politiques de l’ensemble des Etats et régions susceptibles d’être transformés par des nouvelles ingénieries de croissance et de défense et de nouvelles alliances politiques fondées par l’influence des jeunes dans des contextes de communication et d’action qui « marchent ». Cette nouvelle organisation de l’intelligence a pour objectif d’influencer des forces vives, des opinions, des normes. Elle cherche aussi à définir les croyances de demain qui provoquent l’accès aux marchés civils et de défense par les relations de coopérations dites « réalisantes ».
Enfin le MI5 et le British Council coordonne les opérations Communication-Education. C’est madame Neuville Jones, et  la baroness Kennedy, vice pdte du British Council qui sont parmi les responsables du recyclage et de la reconception continue des programmes éducatifs et de communication « porteurs de sens ».
L’université suédoise de Lund a toujours été la plaque tournante du JISC pendant la guerre froide et ses « mesures actives » livres de la connaissance et scientifique, romans grands publics, management, radios et TV, films et industrialisations des « histoires » à forts vecteurs d’apprentissage social. Unisys dont le slogan est « Imagine it, done » est le vecteur source, portail et intranets des presses, radios, et TV, d’une constellation de « target audiences » éducation-communication. Les rôles d’influence majeure, indirecte et quotidienne, par la théorie des « pas multiples », du journal Metro et du journal gratuit « 20’ » vers les challengers et les établis dans des grandes villes de France et du monde, avec d’autres vecteurs analogues n’échappera pas à l’œil averti.

Y-aurait-t-il eu une opération de political warfare sur l’île Seguin ?

27 juin, 2005 · Poster un commentaire 

Après le départ de François Pinault vers la ville musée romantique de Venise, le side show de la vieille Europe aurait-il perdu à Paris une bataille symbolique sur les nouveaux facteurs de croissance associant l’industrie de la connaissance à la création de richesse et d’emplois face à l’accélération de la destruction créatrice des technologies, des sciences et des savoirs et aux délocalisations ?
Mr Pinaud, « tenu » par l’affaire Executive Life, a privé le projet “Ile Seguin” de ressources capables de créer un alignement attractif entre patrimoine culturel et scientifique et industriel des industries et du modèle français, à forte attractivité anthropologique et politique. Sur un site capable de constituer un symbole du renouveau de « la connaissance pratique française créant de la richesse et de l’emploi, de la qualité de vie. Avec une forte attractivité de sens pour la région parisienne et la France. Convergences industries, sciences et technologies. Située en face du pavillon de Breteuil, symbole du système métrique, de l’ère positiviste ayant marqué la norme planétaire des mesures des « actifs tangibles ».
Le lundi 13/06/2005 , l’article du « globalist » Roger Cohen, dans l’International Herald Tribune, soulignait que la cité de Venise était devenue le side show d’une vieille Europe dépassée par les enjeux de R&D et d’intégration de la complexité de la globalisation.
Le jeudi 16 juin, Le Parisien (journal pour cibles et goûts challengers, proche des intérêts immobiliers et financiers construisant des centres commerciaux à forts cas-flows) publiait un article événement « Et pourquoi pas un complexe touristique sur l’île Seguin ? » signé Roberto Cristofoli, Projet présenté par Alain Serfati, architecte de l’ambassade de France à Pékin, franchise Lido, Crazy Horse, boîtes de nuit. On est loin d’un modèle type musée Guggenheïm comme à Bilbao, chargé d’un sens « capital humain » vertueux et international touchant de façon invisible le sens philosophique éthique et pratique de l’action  et de l’apprentissage social. On est proche d’une démarche malsaine, enfonçant l’image de Paris dans un stéréotype de ville touristique ayant perdu son prestige de modèle scientifique et technologique, anthropologique, et politique. (L’argent français est parti, mais là les intérêts de bas fonds se massent pour du cash-flow à court terme et la destruction du capital humain et de la chaîne de valeur globale de la France à moyen et long terme, par différenciation lente et irrémédiable.

L’offensive britannique sur l’Europe

27 juin, 2005 · Poster un commentaire 

Lors de la conférence de presse tenue par le Premier Ministre anglais en compagnie de son homologue suédois, Tony Blair a présenté les trois axes de sa politique à la Présidence de l’Union européenne le premier juillet prochain :
• la globalisation ( avec les risques inhérents à la montée en puissance de la Chine et de l’Inde ;
• la sécurité ( lutte contre l’immigration clandestine, le trafic des drogues et le banditisme urbain );
• la défense ( développement d’une participation militaire accrue de chaque pays de l’Union dans le cadre d’une stratégie commune). 

 
Cet homme a l’ambition de réformer la vieille Europe et de lui donner les moyens de lutte efficaces pour affronter les problèmes majeurs de la décennie à venir. Comme le laissait supposer la réaction de franche et générale hilarité de la Chambre des Communes, lors de la séance du vendredi 27 mai 2005, quand un représentant du Labour Party pria le Premier Ministre de promettre que le projet de constitution européenne n’allait pas, tel un Phénix, renaître des cendres encore fumantes françaises et bataves, Tony Blair fut lors de cette conférence de presse beaucoup plus incisif, tandis qu’à sa droite le Premier suédois opinait sans retenue. Selon le chef du gouvernement britannique, la grande leçon que les hommes politiques des vingt-cinq pays concernés doivent tirer de ces deux rejets retentissants est qu’il est devenu nécessaire de prêter, enfin, une oreille attentive au besoin d’un réel remaniement urgent des structures, exprimé par le vote négatif des populations consultées. Selon lui, les citoyens veulent un bouleversement complet des moyens de fonctionnement de l’Union. Ils désirent intensément une Europe d’un autre style. Sans la moindre oraison, Tony Blair déclare, ipso facto, l’Europe de Chirac défunte, tout comme la PAC à laquelle le président français, à moitié englouti par les tourbillons du renouveau, s’accroche désespérément, l’oeil rivé sur les rives rhénanes, en quête d’un ultime sursis de la fatalité. Las, malgré son prénom madame Merkel, en bonne prussienne, n’aura rien de l’ange gardien attendu.   
Miieux que personne Blair a compris que George W. Bush, à qui il rend une visite presque mensuelle, n’est pas le "lame duck" que décrivent à loisir dans leurscolonnes partisanes moult journalistes démocrates. L’apparente obstination de la Maison Blanche à faire nommer Bolton ambassadeur auprès des Nations Unies, malgré le dérisoire filibustering des sénateurs de la minorité, prend peu à peu l’allure d’une épreuve de force gagnée d’avance. Durant le prochain semestre, Tony Blair veut souffler sur l’Europe l’équivalent du Seminole wind, vent annonciateur de profonds changements, ceux d’une renaissance programmée, et qui n’aura rien perdu durant sa traversée atlantique de son déterminisme américain. Délivré de sa maladie auriculaire qui parfois emportait son coeur dans un angoissant galop, Tony Blair peut maintenant d’un rythme soutenu sonner la charge du libéralisme dans une Union encore stupéfaite de ses audaces électorales.

Vol de portables chez EDF

21 juin, 2005 · Poster un commentaire 

L’un des locaux parisiens du service juridique d’EDF connaît actuellement une recrudescence de vols de portables. Il s’agit pourtant d’un lieu avec contrôle d’accès sécurisé mais de l’avis même des cadres, celui-ci est souvent en panne. Ce qui est grave, c’est le laxisme de l’entreprise qui ne prend pas au sérieux ce genre d’incidents répétés. L’information contenue sur ces portables a une valeur stratégique dans certains cas, et il est bien difficile de savoir s’il s’agit d’un « jeu » interne ou d’espionage industriel ciblé.

Les Etats-Unis veulent sortir de la dépendance du pétrole arabe

21 juin, 2005 · Poster un commentaire 

A la fin de la prochaine semaine le sénat adoptera le New Energy Bill qui va modifier l’économie américaine pour les quinze prochaines années. Et probablement le monde entier… Certes certains sénateurs, la plupart démocrates et souvent frappés par la sénilité, auront bien plaidé la cause de l’état qu’ils représentent,  notamment ceux des états du littoral comme la Floride ou le New Jersey, pour la défense de leurs "pristine white beaches". D’autres se seront curieusement opposés, comme le sénateur de l’Idaho ce matin, à l’érection d’éoliennes risquant d’heurter les regards trop sensibles de certains de leurs électeurs. D’autres encore comme Barbara Boxer, sénateur de Californie, auront vainement cherché à pourfendre le bill, en tentant d’introduire un amendement qui aurait bloqué la production et l’usage de l’éthanol. Le Boxer’s amendment fut envoyé aux oubliettes dans l’heure suivant son introduction avec 69 "yeahs" pour le "tabling" - to postpone indefinitely the consideration of…- ( terme identique à celui  adopté à une écrasante majorité par la chambre des Communes pour le projet de constitution européenne). 
Mais grâce au remarquable travail des deux sénateurs du Nouveau Mexique, notamment de Pete Dominici le Chairman de l’Energy Committee, le projet de loi sera sans aucun doute sur le bureau de George W. Bush avant les vacances sénatoriales d’été. Il suffisait d’écouter parler les honorables sénateurs de l’état de Washington, Mrs. Cantwell dont l’amendement constitue un véritable bijou, et plus encore Mrs. Mary Landrieu, de la Louisiane ( au nom trop français pour ne pas venir en droite ligne des colons du XVII ème siècle ). Cette dernière sut mettre dans son discours tant de conviction en vantant les énormes avantages du projet de drilling - en fait déjà en cours- au large des côtes atlantiques du Texas à l’Alabama, que Dominici, à l’habitude si retenu, en fut transporté de reconnaissance.
 
En quoi consiste donc le New Energy Bill. Le Président, lui-même, vint l’expliquer hier soir lors d’un forum universitaire uniquement consacré à cet effet avec beaucoup de brio et de concision, allant même pour justifier la construction des nombreuses futures centrales atomiques à citer la France en exemple et qualifier notre production d’électricité économique et très peu polluante.
 
Les "renewable sources of energy" auront pour but de sortir définitivement les Etats-Unis de la dépendance étrangère : Arabie Saoudite, Koweit, Irak et en moindre partie Mexique et Vénézuela. Ce fut la litanie du discours présidentiel : " No more  foreign dependency ! " Du  James Monroe à la puissance dix.
 
1 - La vertigineuse ascension du prix de l’essence à la pompe est devenue une charge de moins en moins tolérée par les citoyens des Etats-Unis.
 
2 - Les Etats-Unis ne peuvent plus s’exposer au risque d’"outage" comme celui qui paralysa la métropole new-yorkaise et cet autre, plus récent, la Californie.
 
3 - Les ressources en gaz doivent devenir totalement autonomes et largement suffisantes.
 
4 - L’utilisation progressive de l’éthanol comme carburant, d’abord mélangé en proportions rapidement croissantes à l’essence, puis utilisé pur, car beaucoup moins polluant ("carbon sequestration effect"; la molécule d’éthanol ne contient que deux atomes de carbone et les gaz d’échappement ne seront plus alors que la seule vapeur d’eau ). Cela implique la mise au point d’un nouveau type de moteur. Des horizons éclaircis pour GMC et Ford.
 
Les moyens proposés:
 
A - L’établissement en Alaska et au large des côtes atlantiques ( zone offshore allant du Texas à l’Alabama ) d’un rigging ultramoderne et démultiplié.
 
B - Construction de nouvelles centrales atomiques répondant aux normes de sécurité les plus strictes.
 
C - Cultures intensifiées du maïs et du soja pour la seule production du carburant de demain que sera l’éthanol.
 
D - Construction d’un nombre important d’éoliennes dans les nombreus états où soufflent des vents forts et constants.
 
Conséquence importante et presque immédiate : Création de plusieurs centaines de milliers d’emplois dans un pays où le taux de chômage atteint aujourd’hui le plus bas niveau de son histoire.

Le déclin de la Direction des Affaires Stratégiques

7 juin, 2005 · Poster un commentaire 

L’Etat accorde de moins en moins d’intérêt aux études prospectives sur la stratégie. La Direction des Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense en est une belle illustration. Les crédits consacrés aux études sont rognées d’année en année, ce qui oblige les cabinets qui répondent aux appels d’offre de réduire leur potentiel humain si ils ne souhaitent pas travailler à perte. Cette tendance est dangereuse car elle donne aux études de la DAS une image négative qui rend d’autant moins crédible leur résonance dans les sphères administratives. La question qui se pose est simple : le Ministère de la Défense et plus particulièrement l’Etat-major des Arméers s’intéressent-t-ils encore à ce type de travaux ?

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