Après l’affaire des régulateurs de vitesse Renault
13 avril, 2005 · Poster un commentaire
De nombreux incidents ont eu lieu aux Etats-Unis sur l’électronique embarquée dans les véhicules (incendies de véhicules sur des parkings, dysfonctionnement de l’appareillage sur des véhicules en circulation etc). Un grand cabinet de conseil américain, AT kearney, a fait une étude poussée sur ce sujet et a travaillé pour des constructeurs français comme PSA. Le résultat est clair : les groupes automobiles assemblent des composants électroniques en jouant sur les prix du marché ce qui rend la procédure d’assemblage complexe. Selon ce cabinet, seul le groupe Volvo a pour l’instant une véritable maîtrise de ce problème en Europe.
Offrez vous une loi dans l’Union Européenne
12 avril, 2005 · Poster un commentaire
Nous venons de receuillir cette information très sérieuse émanant du Luxembourg. Plus d’informations ici.
Référendum sur la constitution européenne: Jacques Chirac a du souci à se faire.
11 avril, 2005 · Poster un commentaire
Voilà le texte qui circule sur le Net. Il n’est pas sûr que le mot rédemption suffise pour réduire à néant le virage à 180 degrés que Jacques Chirac a pris en un quart de siècle sur la question de l’Europe. Encore faudrait-il qu’il s’en explique publiquement. L’émission sur TF1, préparée par Claude Chirac à l’Elysée, est à l’image de la perception que les conseillers du Président se font de l’opinion publique : faire jeune en parlant avec les jeunes de « toutes opinions », mélangez le tout avec les pseudos leaders d’opinion de la TV du type Fogiel et Ardisson, et vous courez un risque très fort de sombrer dans la démagogie.
La campagne du non qui circule sur le Net a une capacité de résonance beaucoup plus subversive qu’une émission de TV à grand écoute sur TF1. Combien d’années faudra-t-il au pouvoir politique pour se rendre compte qu’on a changé de siècle?
L’appel de Cochin, prononcé en 1978 par Jacques Chirac sur l’Europe, mérite plus qu’un commentaire de la part de son auteur. Le silence de l’intéressé ne fera que renforcer les doutes sur son honnêteté intellectuelle à l’égard des Françaises et des Français.
Transcription de l’appel de Cochin, prononcé par Chirac en 1978:
« Il est des heures graves dans l’Histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute, dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache. L’Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s’épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier qu’on ne veut pas la faire. Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement. En ce qui nous concerne, nous devons dire Non. En clair, de quoi s’agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir. Une Europe fédérale ne manquerait pas d’être dominée par les intérêt américains. C’est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d’autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l’encontre des 32 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d’outre-Atlantique. Telle est bien la menace dont l’opinion publique doit être consciente. Il est de fait que cette Communauté - en dehors d’une politique agricole d’ailleurs menacée - tend à n’être, aujourd’hui, guère plus qu’une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages, ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage.Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir l’approbation sous le couvert d’un vote relatif à l’Europe. La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d’une politique étrangère qui lui soit propre. L’Europe ne peut servir à camoufler l’effacement d’une France qui n’aurait plus sur le plan mondial ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d’une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l’ordre international.
C’est pourquoi nous disons NON
NON à la politique de supranationalité.
NON à l’asservissement économique.
NON à l’effacement international de la France. Favorables à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement.
Nous voulons, autant que d’autres, que se fasse l’Europe. Mais une Europe européenne où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain. Puisqu’il s’agit de la France, de son indépendance et de son avenir, puisqu’il s’agit de l’Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et tant d’exemples, notre génération ne signe pas, dans l’ignorance, le déclin de la Patrie.Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours dans l’Europe de demain.»
Betbèze et sa peur économique
8 avril, 2005 · Poster un commentaire
Vendredi 8 avril, Stéphane Paoli recevait Jean-Paul Betbèze, conseiller du Président du Crédit agricole membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, et professeur d’économie à l’université Paris II. Moment pathétique de radio où l’on entend un expert chargé de conseiller le gouvernement sur les solutions à trouver pour réduire le chomage, prêcher dans le vide une bonne parole qui ne convainc plus personne.A l’écoute de ce type de discours, on comprend mieux la progression du non au référendum. Les économistes comme Betbèze n’ont pas compris que la guerre économique ne se mène pas avec des fleurs à la main et des faux fuyants. Première évidence qu’un homme comme Betbèze est incapable d’asséner à l’opinion publique : les Etats-Unis sont un pays surendetté qui vit au crochet de l’ensemble des pays industrialisés. Si la France avait le même niveau d’endettement que les Etats-Unis, sa dette actuelle pourrait au moins être multipliée par deux ou trois . Pourquoi Betbèze ne parle-t-il pas de cette évidence ? Seconde évidence, la puissance chinoise utilise sa monnaie comme une arme de conquête commerciale. Le cynisme américain et chinois ne dupe pas les Français.. Contrairement à ce que nous dit le professeur Betbèze, il va falloir se battre, pas seulement avec des projets comme le souffle le gentil pacifiste Stéphane Paoli mais en se donnant les moyens de ne pas subir la loi du plus fort. La France est un pays qui s’est désarmé dans le domaine de la guerre économique. Les économistes ne sont dans cette affaire que les pâles relais des décideurs politiques et industriels. Jadis, on appelait cela la voix de son maître. Mais attention, les temps changent. Les Européens de l’Ouest commencent à sentir monter non pas la peur de l’économie mais la peur de l’affrontement entre les puissances.
Jean Paul II a dit « n’ayez pas peur ! ». Il parlait à l’époque de la guerre froide. Il est grand temps de reprendre ce slogan pour l’appliquer dans le monde d’aujourd’hui car nous n’allons pas vers la facilité. Soyons réalistes, chacun sait que les caisses de l’Etat français sont vides, que le système de santé français va rétrograder dans le classemment européen de manière spectaculaire dans les 15 prochaines annéees, que les projets tant souhaités ne combleront jamais le déficit de pensée en termes d’économie de combat. Dans un monde aussi incertain, personne ne nous fera de cadeau de cadeau. Et nous savons désormais que ce n’est pas avec un Betbèze que nous sauverons notre peau économique. A l’heure où le pouvoir politique commence à peine et du bout des doigts à appliquer un principe de précaution en matière d’intelligence économique, il est temps de réagir avec fermeté. La fermeté, c’est d’abord montrer aux pays étrangers que la France n’est pas un pays qu’on conquiert facilement. Prenons le cas exemplaire d’un Bernard Attali qui travaille pour le fonds américain TPG afin de faciliter le rachat d’entreprises françaises et qui dans le même temps ose siéger à la tête du directoire de l’agence de Développement d’Ile de France. Dans le reportage de l’agence Capa sur l’affaire Gemplus, ce même Bernard Attali est très gêné de répondre aux questions du journaliste qui lui demande si il n’y a pas incompatibilité entre son rôle dans TPG et le fait d’être au cœur d’une agence qui identifie les PME les plus innovantes de la première région économique. C’est un devoir civique que d’interpeller les élus du Conseil Régional d’Ile De France, à commencer par M. Jean -Paul Huchon afin de tester leur patriotisme économique. Une pétition nationale serait aussi une action élémentaire pour montrer à Jacques Attali qu’il est dangereux de jouer le remake d’une troisième colonne revue et corrigée au nom d’un pitoyable opportunisme carriériste.
Réunion organisée par l’Ecole de guerre économique sur le cas Gemplus (document TV de Capa)
8 avril, 2005 · Poster un commentaire
337 personnes réunies en 15 jours sur un thème qui parle de l’intérêt de puissance français. Cela confirme la tendance apparue lors du colloque organisée l’année dernière à la Mutualité par Bernard Carayon avec le soutien de l’EGE et qui avait réuni près de 1200 personnes à la Mutualité autour du thème France Europe Puissance. La différence entre ces deux colloques, c’est le changement de ton des participants au débat. La langue de bois avait disparu. Il est vrai que le reportage de l’agence Capa, diffusé prélablement par Canal +, était un modèle du genre. Si on le compare avec le reportage qui avait été diffusée il a trois ans sur France 2 dans l’émission Envoyé Spécial, on ne peut que constater la progression dans l’enquête. Gemplus est bien la preuve d’une covert action économique menée par l’intérêt privé américain en symbiose avec la mouvance de la CIA contre une technologie vitale française. Il est rare en effet de voir un sous directeur de la DST, responsable du contre espionnage économique, admettre devant une caméra que son service avait été défaillant dans l’affaire Gemplus. Mais plus que son service, c’est le pouvoir politique qui a été défaillant par son incapacité à bâtir une stratégie de puissance sur le secteur de pointe de l’économie mondiale, à savoir les technologies de l’information. L’urgence aujourd’hui n’est plus seulment de penser la sécurité économique de la France mais aussi et surtout de penser la manière d’accroître sa puissance par tous les moyens pacifiques posssibles. Aux Etats-Unis, au Japon , en Chine, en Russie, on appelle cela faire la guerre économique.

