Le groupe canadien Alcan se comporte-t-il en prédateur contre les intérêtrs français?

29 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Selon des sources d’origine syndicale, la direction canadienne de l’ex groupe français Péchiney aurait l’intention de licencier 70% des 700 personnes que compte le siège parisien du groupe. La nouvelle direction d’outre Atlantique aurait ensuite l’intention d’embaucher approximativement 80 à 85% de la masse salariale actuelle licenciée en France, en recrutant leurs équivalents au Canada et aux Etats-Unis. Le débat a commencé et les syndicalistes prennent la parole sur Internet.

http://perso.wanadoo.fr/lacgtpechiney/doc109.htm

http://www.ledevoir.com/2004/01/23/45573.html

Le plus grave dans cette histoire est que l’on peut sérieusement se demander si quelqu’un a compris dans ce pays l’importance stratégique de l’aluminium. La perte de Péchiney est un sujet qui était passé inaperçu. Ce n’est plus le cas. Le débat ne fait que commencer.

La Chine en état de guerre économique contre le reste du monde

22 avril, 2005 · Poster un commentaire 

L’émission sur la Chine que la chaîne de télévision Arte a diffusé mardi 19 avril 2005 était très instructive. Le Parti communiste chinois mobilise ses troupes et les masses chinoise dans une démarche de conquête de parts de marché au niveau mondial. Il ne s’agit pas simplement de faire du marketing mais de gagner par tous les moyens contre les concurrents.Dans ce rapport de force, les Chinois sont les forts (faible coût de la main d’œuvre, dumping sur les prix, poids peu important de la protection sociale sur le budget de l’Etat, dictature politique qui canalise les mouvements de protestation sociale) et les Français sont les faibles (coût de la main d’œuvre élevé, prix peu compétitifs dans les industries traditionnelles, faible protection sociale, poids très important de la protection sociale sur le budget de l’Etat, prix peu compétitifs, démocratie fragilisée par les rapports de force antagoniques entre le patronat et les syndicats). Les experts invités à commenter les reportages sur la Chine estimaient que l’Occident devait se préparer à souffrir pendant une cinquantaine d’années de ce décalage. Il peut se passer beaucoup de choses en cinquante ans. Le prix à payer dans ce déclin annoncé de la France est lourd. Rien ne dit que la population française attendra gentiment de se laisser croquer au nom des principes d’une fausse libre concurrence.

Le risque d’étau chinois sur les prix

22 avril, 2005 · Poster un commentaire 

La désindustrialisation de la France par l’arrêt complet d’activités ainsi que les délocalisations systématiques ont un coût que nous risquons de payer très cher. La dépendance quasi-totale à l’égard d’une zone géographique ou même d’un pays comme la Chine n’est pas sans danger. Prenons le cas exemplaire des ampoules électriques (produit de base dans la vie courante des Français).Il n’existe quasiment plus de centres de production en France d’ampoules électriques . Cette situation est en train de se répercuter sur l’Europe. Nous devenons donc dépendants de l’offre chinoise qui a cassé les prix dans le secteur depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, les Chinois profitent de cette dépendance et remontent leur prix en exerçant une pression très dure sur les PME françaises qui s’approvisionnent en Chine. Ce signal faible ne doit pas être négligé. La dépendance est un danger majeur que le monde occidental n’a pas assez pris en compte aussi bien sur le plan militaire (l’armée française a-t-elle fait un état des lieux complet de sa dépendance à l’égard de l’étranger en matière d’équipements et d’approvisionnement en munitions ?) que sur le plan économique (le Ministère de l’Economie et des Finances a-t-il dressé le même type d’état des lieux ?)

Danone est-t-il victime de la paupérisation française ?

22 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Les dirigeants du groupe Danone sont inquiets. La vente des produits alimentaires est baisse et ce ne sont pas les coast killers allemands appelés en renfort qui ont pu inverser cette tendance. Depuis plusieurs mois, les Français consomment moins. Cette situation se vérifie dans les grandes surfaces et obligent certaines enseignes à opérer des restructurations importantes. C’est ainsi que le groupe Carrefour a vendu les galeries marchandes dans ses supermarchés. Cette situation est-elle un signe avant-coureur d’une dépression économique plus grave que les statistiques officielles ne permeetent pas d’identifier ?

Les Américains sont-ils en train de piller la technologie d’Alstom Power Boilers ?

21 avril, 2005 · Poster un commentaire 

La direction générale d’Alstom a décidé de transférer le savoir faire technologique de sa filiale de Vélizy, Alstom Power Boilers, aux Etats-Unis. Les transferts portent sur l’information stratégique accumulée au cours de ces dernières années par les ingénieurs de Vélizy.

Dans cette affaire, une activité disparaît en France et une est maintenue aux Etats-Unis. Est-ce logique ? Rien n’est moins sûr. Alstom Power Boilers a conçu de nouvelles technologies de capture de CO2, très performantes sur le marché stratégique de la réhabilitation des centrales thermiques. Sa technologie dite LFC (lit fluidisé circulant) répond aux normes techniques et environnementales européennes et internationales. C’est ce qui la place en position de leader mondial dans ce domaine. Dans l’état actuel des ressources énergétiques mondiales, le charbon reste un recours important à la condition de trouver une solution pour qu’il ne porte plus atteinte à la couche d’ozone. Le charbon représente 50 % de la base installée mondiale et 70 % des investissements de la Chine. Les projections à 20 ans, pour difficiles qu’elles soient, ne montrent qu’une très faible érosion de cette part de la base, au maximum de 5%. Or l’énergie charbon est considérée comme très polluante. Les technologies de dépollution ont donc une importance vitale dans la partie la plus habitée du monde, c’est-à-dire l’Asie

Depuis son alliance avec le groupe ABB en 1999, l’organisation du groupe Alstom a subi l’évolution suivante :
• Le centre de décision a été établi à Windsor aux Etats-Unis,
• les 2 centres de conception étaient encore en Europe. La filiale française de Vélizy a un fort savoir-faire sur l’ensemble des types de centrales. La filiale allemande de Stuttgart s’est spécialisée sur les grosses centrales au lignite.

Le site américain de Windsor (ex-ABB Combustion Engineering) a réussi à se tailler la part du lion du marché mondial. Elle empêche la filiale de Vélizy de travailler sur ses marchés historiques, situés à 95% à l’étranger.
Il faut aussi noter que l’ensemble des brevets du groupe Alstom a été transféré au sein d’une société suisse à Baden, dans laquelle il ne semble pas que les intérêts français soient ni représentés, ni défendus. Pourquoi est-ce la filiale américaine d’un groupe français, sauvé par de l’argent public français, qui rafle la mise ?

A un niveau encore plus stratégique, une question évidente vient à l’esprit : l’Europe peut-t-elle se laisser dépecer d’une activité Chaudières pour combustible propre, au profit des Etats-Unis ? Dans le contexte de guerre économique que nous subissons chaque jour davantage, la solution la plus profitable aux intérêts français et européens ne consiste-t-elle pas à créer une entité franco-allemande, ayant libre accès à tous les marchés mondiaux et aux marchés de service, appuyée sur un partenariat parfaitement envisageable avec un groupe japonais comme Mitsubishi, ou un groupe coréen comme Doosan. Les dirigeants français d’Alstom ne semblent guère soucieux de se pencher sur cette alternative. Servent-ils d’autres intérêts ?

Intrusion à l’Assemblée Nationale

14 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Pendant le week-end du 9 au 10 avril 2005, le bureau du député  de la 6ème circonscription du Finistère a été visité dans le but de s’emparer de documents concernant le rapport de la mission d’information sur les OGM.
Ouverture du bureau, fermé par carte magnétique, accès à l’ordinateur personnel du député, intrusion dans les fichiers et répertoire, et enfin quatre pages du discours de C. Ménard ont été volées.
Au-delà de la simple volonté d’accéder à des fichiers confidentiels, les personnes ayant menées cette opération connaissent les faiblesses du dispositif de sécurité de l’Assemblée Nationale, immeuble Jacques Chaban Delmas.

Avant cet incident, plusieurs agents s’étaient déjà sont étonnés de l’absence d’anti-virus sur leur ordinateurs, la multiplication de la technologie WiFi laissant ainsi la possibilité de rentrer, assez facilement, dans les disques durs des assistants parlementaires, la diffusion spontanée des codes d’accès afin de dépanner tel ou tel collaborateurs, et enfin l’essentiel mais la plus simple des intrusions l’accès aux bureaux du 101 rue de l’université sans passer par les portiques de sécurité et sans aucun badge… Un grand sourire, beaucoup d’assurance et le pas alerte suffisent pour rassurer les agents et passer au travers de tout contrôle.

La recherche française en biotechnologie pénétrée par les intérêts américains ?

14 avril, 2005 · Poster un commentaire 

France Biotech est un lobby spécialisé dans la recherche d’un soutien public pour les entreprises de biotechnologie (http://www.france-biotech.org). Ce lobby domicilié à l’Institut Pasteur, a parmi les membres de son conseil d’administration des personnalités françaises professionnellement dépendantes des intérêts américains : Philippe Pouletty (Drugabuse Sciences), Claude Hennion (Molecular Engines Laboratories), Henri Biscarrat (Arthur Andersen), François Deneux (Arthur D. Little).Pour info, M. Pouletty est le Directeur de la filiale française de Drugabuse, société américaine de biotechnologie intitulée "Drugabuse Sciences" basée en Californie (http://www.drugabusesciences.com/). Il est aussi le président du Conseil Stratégique de l’Innovation créé en 2002 par M. Raffarin. Les syndicalistes de gauche qui s’attaquent à cet organisme pourt protester contre le projet de modification du statut de chercheurs ne sont même pas capables de détecter les problèmes d’intérêt national. A croire qu’ils sont intellectuellement autistes sur le lien entre leur salaire, l’avenir de leur profession et la capacité de développement de l’économie française et européenne. Cette cécité est catastrophique. Elle démontre que les héritiers de l’internationalisme prolétarien et les chantres du libre échange se rejoignent sur un point : la défense de leur intérêt personnel.

Le CNRS a décidé-t-il de tourner le dos à l’intérêt de puissance français ?

14 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Extrait d’une dépêche AF du 11 avril 2005 : un accord scientifique sur l’énergie du futur et l’environnement, "deux domaines particulièrement cruciaux pour l’avenir des continents américain et européen", a été signé entre le département de l’Energie américain et le CNRS.
Aux termes de cet accord, qui porte sur 5 ans, le CNRS et le département de l’Energie travailleront ensemble sur des questions telles que la modélisation climatique, la fusion nucléaire (Iter), les nanosciences et les nanotechnologies, les réacteurs, les énergies renouvelables…

Ils échangeront les "compétences et le savoir-faire de leurs équipes respectives" et "mèneront des recherches conjointes", a encore précisé le CNRS dans son texte.
La question induiet par cette dépêche est simple : qui va profiter de l’accord en termes d’accroissement de puissance ? Les autorités françaises ont-elles défini une stratégie pour que cet accord ne contribue pas à nous affaiblir davantage dans le cadre de ce jeu de vases coimmunicants. Rappelons-nous la manière dont l’Institut Pasteur a été piégé au début des années 90 par un laboratoire américain, à propos du test de détection du SIDA. Quelle confiance peut-on accorder à des chercheurs français qui ont perdu la bataille de la diffusion de la connaissance, faute d’avoir su l’identifier et avoir songer ne serait-ce qu’à une riposte équivalente à celle qu’ils savent organiser pour descendre dans la rue et manifester contre le gouvernement. Le chercheur français moyen pense d’abord à son intérêt individuel, à la reconnaissance internationale qu’il peut tirer de ses recherches et pratiquement jamais à l’intérêt collectif de l’économie française. Si cet accord n’est pas garanti par une pensée d’ordre géoéconomique qui permette de contenir les appétits américains, il est clair que le CNRS aura démontré qu’il était une structure corporatiste et irresponsable.

Attali: bonne nouvelle

13 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Bernard Attali a démissionné de la présidence du directoire de l’Agence de développement d’Ile de France. Sa position au sein du fonds TPG en France n’était pas compatible avec cette autre fonction qui lui permettait d’identifier les entreprises innovantes. Il va sans dire que Bernard Attali n’a pris cette décision de gaîeté de cœur. Un grand merci à Jean Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Ile de France pour cet acte patriotique et le travail de sensibilisation mené par le député Bernard Carayon sur l’affaire Gemplus.

Comment contourner le dispositif émergent d’intelligence économique français ?

13 avril, 2005 · Poster un commentaire 

Bravo aux Américains qui savent anticiper nos besoins et frapper avec une grande précision dans nos inerties et nos contradictions. Voici deux exemples très didactiques :

1) La stratégie d’occupation du terrain par la connaissance de Microsoft
L’entreprise de Bill Gates a créé un site web très bien fait qui recense toutes les subventions européennes auxquelles les entreprises françaises peuvent avoir droit.
Voir http://www.microsoft.com/france/entrepreneur/subventions/home.aspx
Dans le même ordre d’idées, le dernier numéro du "Monde informatique" (n° 1065 du 8/4) nous précise que Microsoft, HP et Intel ont créé un consortium pour assister les entreprises européennes à trouver des aides financières de Bruxelles.

2) Le plan B de Carlyle
La création de fonds d’investissement patriotique à l’initiative du Haut responsable à l’intelligence économique Alain Juillet (suite aux recommandations du rapport du député Bernard Carayon), a perturbé la stratégie de positionnement du fonds Carlyle en France. Mais celui-ci fait actuellement du lobbying pour proposer ses services au complexe militaro industriel français sur des opérations de financement hors du territoire français. Les missi dominici qui oeuvrent dans les coulisses prétendent qu’ils auraient l’agrément du plus haut niveau de décision dans le système français.

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