La fausse croisade de Bernard Attali contre le nationalisme économique

25 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Comment ne pas se réjouir de l’article de Bernard Attali, personnage français médiatique et politique important, paru dans le Figaro du 24 janvier 2005 et intitulé « La fin du nationalisme économique ». Contre l’érection de lignes Maginot économiques, contre la France cocardière, contre le manque de confiance dans nos capacités et surtout contre toute forme de conspirationnisme et autres théories du complot, M. Attali est contre. Trop contre. Trop car ironique sur les initiatives politiques du moment, méprisant les débats sur l’Intelligence Economique et condescendant vis-à-vis des PME françaises qui n’ont pas su faire face à la rapacité des fonds d’investissement. Otor et Gemplus sont, c’est évident, en plein fantasme face à Carlyle ou au TPG (dont M. Attali, ici juge et partie, gère les intérêts en France). Quel dommage qu’un personnage si brillant puisse faire l’amalgame entre nationalisme économique et patriotisme économique. Idéal-type de l’Homo oeconomicus, B. Attali s’est simplement tourné vers le plus offrant, guidé par une main qu’il ne voit pas, au doux son des sirènes d’outre-Atlantique qu’il, semble-t-il, n’entend pas: « Eviter les collusions entre vassaux… cultiver la docilité des sujets protégés » (Z. Brezinski). Mais, au final comment ne pas se réjouir qu’il prenne position en ce sens, c’est plus cohérent. Coupant court à tous les fantasmes conspirationnistes qu’il décrit, M. Attali prouve de plus une qualité rare en France: la soumission volontaire et heureuse. PS : en post-scriptum, B. Attali tiens à préciser qu’il s’exprime en citoyen averti, mais libre. Le lecteur lui aura accordé le crédit suivant : ancien magistrat, il a suffisamment servi la République, pendant trente ans et plus, pour que ses fonctions actuelles auprès d’un grand fonds d’investissment américain n’entachent ni la sincérité, ni la crédibilité de son propos. Bernard Attali aurait-il prévenu les reproches ?

Bulletin d’alerte : Il faut sauver la PME Am2c-s.e

20 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

L’entreprise Am2c-s.e est une PME de Chaumont-en-Vexin qui est spécialisée dans le calcul et traitement des vibrations et des chocs. Elle est notamment impliquée dans des contrats d’amortisseurs destinés à 2 sous-marins français, 20 frégates italiennes 6 frégates à Singapour. Au cours des derniers mois, un ingénieur commercial a été approché par la concurrence étrangère dans une logique de débauchage. Mais il y a plus grave, cette entreprise a besoin de 350 000 euros pour ne pas tomber dans une logique de rachat. Et on imagine que ce ne sera pas forcément un ami qui sera tenté par l’affaire. Pointée du doigt par certains comme le futur fond d’investissement français piloté par le Ministère de la Défense pour éviter ce genre de risque, la Financière de Brienne, filiale de DCI, estime que ce type de dossier ne relève pas de ses compétences. Alors qui ?

Le baron Ernest Antoine Seillière ne croit pas en l’intelligence économique

19 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Aucun projet n’a été initié au sein du MEDEF depuis la sortie en octobre 2004 du rapport de M. Daniel Naftalski, l’associé-gérant du courtier d’assurance Gras Savoye et président du comité intelligence économique de l’organisation patronale. Selon des sources dignes de foi, le drigeant du MEDEF, Ernest Antoine Seillière ne voit pas en quoi l’intelligence économique serait d’une quelconque utilité aux entreprises. Héritier de la pensée idéologique du Comité des Forges qui considère que l’ennemi principal est toujours la menace syndicale, Seillière n’a rien compris aux rapports de force économiques qui dominent les logiques de puissance issus de la mondialisation. A titre d’exemple, la Chine est pour lui un marché à conquérir et il refuse de voir l’autre versant du problème à savoir que la Chine est un pays en recherche de puissance dont la croissance exponentielle est un des moteurs de la désindustrialisation de la France et de l’Europe occidentale. On comprend mieux le bilan pessimiste des préfets sur la morosité des Français et le fait qu’ils ne croient plus en rien, y compris en leurs décideurs. En temps et en heure, le baron Ernest Antoine Seillière devra rendre des comptes sur sa vision erronée de l’économie française.

Côte d’Ivoire: la «self deception» de l’Etat-major des Armées

18 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

La haute hiérarchie militaire estime qu’elle a bien géré la question informationnelle en Côte d’Ivoire. Ses deux principaux points de repère sont l’opinion publique française et les réactions des chefs de gouvernement de l’Afrique francophone. Le bilan est le suivant : l’opinion publique française n’a pas été touchée par les retombées de la guerre des images ; quant aux chefs de gouvernement de l’Afrique francophone, leurs liens avec Paris ne sont pas distendus. Cette analyse démontre que l’EMA n’a pas encore acquis une vision globale des impacts informationnels.Qu’est-ce qui est le plus important en termes de préservation de l’intérêt de puissance français ? La prise en compte de l’attitude d’un électorat français qui est déjà échaudé par les slogans autodestructeurs des milices progouvernementales ivoiriennes du type « à chacun son blanc » ? Le suivi de potentats africains qui nous sont acquis par les liens d’interdépendance ? Les évènements de Côte d’Ivoire peuvent être lus autrement : 1) C’est la première fois qu’un président africain décide de défier la France en tuant des militaires français par une attaque aérienne. Cet évènement s’ajoute aux précédents revers de la politique française en Afrique (Ruanda, Zaïre). 2) La guerre des images, perdue de l’aveu même du général commandant la force Licorne, n’est pas perçue de la même manière dans le reste du monde. Kadhafi a immédiatement interpellé les autorités américaines pour enfoncer le clou en s’interrogeant tout haut sur l’attitude française. Mais surtout, il est intéressant de suivre attentivement les constantes qui s’affichent au fil du temps : l’armée française est soupçonnée d’avoir aidé les tortionnaires hutus au Ruanda, l’armée française a soutenu le dictateur Mobutu au Zaïre, l’armée française tire sur la foule en Côte d’Ivoire. Ces traces ne s’effacent pas comme dans les cabinets ministériels. On commet la même erreur d’appréciation avec l’ouvrage de Marie Monique Robin, Escadrons de la mort : l’école française, déjà commenté sur knowckers.org. Le black out des autorités sur cet ouvrage est une erreur exemplaire. Contrairement à ce que croient les conseillers communication du pouvoir politique, cet ouvrage devient une référence car il n’existe pas de contradicteurs. Robin est allé présenter un documentaire appuyant cette thèse en Argentine et a été accueillie comme une madone par les familles des personnes disparues et victimes de la dictature militaire passée. Nous avons déjà souligné avec insistance que ce livre contient des éléments graves de désinformation. Cela n’empêche pas Radio France International d’ouvrir son antenne dimanche dernier à cette journaliste. La démarche de Robin est élémentaire : la dictature militaire argentine a éliminé trente mille personnes et commis des crimes contre l’humanité. Personne ne nie cet état de fait. Robin colle à cette réalité en rajoutant un raisonnement préfabriqué. Petit à petit, la thèse comme quoi l’armée française est une école de la torture depuis 40 ans se bâtit peu à peu dans le silence de la haute hiérarchie militaire française. Au micro de RFI, Robin n’hésita pas à dire que des responsables militaires français devraient être jugés un jour sur cette question. Le journaliste du Figaro, Patrick de Saint Exupéry, défend la même thèse et l’élargit au comportement des troupes françaises en Afrique à propos du Ruanda. La boucle est bouclée. Les conséquences de cette manipulation de l’information ne sont pas négligeables : 1) L’EMA s’interdit de lancer des réflexions sérieuses sur la guerre de l’information alors que celle-ci est désormais au cœur des conflits du XXIè siècle. On atteint là le comble du paradoxe. Cette impasse coûtera un jour très chère à l’armée française et à notre pays. 2) En cas d’alternance politique à l’horizon 2007, on imagine la manière dont certains responsables du Parti socialiste vont utiliser ce dossier comme moyen de pression sur la haute hiérarchie militaire. 3) Sur le plan international, elle mine l’image de la France et servira de serpent de mer pour nous prendre à revers dans certains débats internationaux. Mais tout va bien puisque l’électorat français ne bouge pas et nos Présidents africains non plus.


 


Un exemple de commentaire du livre de Robin dans la presse de gauche française



Enquête du Nouvel Observateur

«Escadrons de la mort, l’école française»

par Marie-Monique Robin






Expérimentées sur le vif en Indochine et en Algérie, les méthodes françaises de la « guerre sale » – enlèvements, torture, disparitions – sont devenues un produit d’exportation. Les « maîtres français » de
la guerre subversive ont enseigné leur théorie et sa pratique dans les écoles militaires des Etats-Unis et d’Amérique latine. Leurs élèves se sont distingués dans l’horreur au Brésil, en Argentine et au Chili.
La « Bataille d’Alger » est restée le modèle de référence des tortionnaires de l’armée et des services secrets américains jusqu’en Afghanistan et en Irak. Un livre terrifiant.

La Découverte, 452 p., 22 euros.

La Russie défend ses intérêts géoéconomiques sur tous les fronts

18 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Le Ministre japonais Machimura entame à Moscou une série de discussions avec ses homologues russes pour préparer la venue de Poutine au Japon. Après une logue période de tension larvée durant la guerre froide suivie d’une période d’attentisme, les Ruses ont décidé de profiter de toutes les opportunités susceptibles de leur servir dans leur quête de puissance. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont passés de 5 milliards d’euro en 2003 à 8,5 en 2004. Un correspondant nous fait remarquer que le projet de pipe pétrolier sibérien retenu par la Russie est celui qui - tout en restant entièrement sur le territoire russe - débouche sur le terminal Pacifique pour alimenter le Japon, la Corée du Sud ainsi que les Etats-Unis. Mais ce revirement n’exclut pas une future ramification du pipe vers la Chine. Enfin, pour atténuer les vieilles querelles territoriales autour des îles Kouriles, le Kremlin laisse entrevoir la possibilité d’une restitution d’une de ces îles revendiquées par le Japon.

L’émission Contre courant manipulée par les services russes ?

13 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Le vendredi 7 janvier, le journaliste Stéphane Paoli nous a présenté sur France 2 un reportage “L’odyssée tragique du Koursk ”entre 22h30-00h05 dans le cadre de l’émission Contre-Courant. Ce documentaire français réalisé par Jean-Michel Carré en 2004 relate les différents évènements qui ont abouti le 12 août 2000 à la disparition du sous-marin russe Koursk, avec ses cent dix-huit membres d’équipage.

Ce film d’investigation avance l’hypothèse suivante : c’est un sous-marin américain qui aurait tiré une torpille sur le sous-marin russe afin de perturber la démonstration qui devait être faîte devant des officiels chinois. Ce jour-là, un modèle de torpille à très forte vélocité devait être lancée par le Koursk au cours d’un exercice naval. Selon l’auteur du reportage, ce modèle de torpille russe surclassait en rapidité les torpilles occidentales en service. Un des points forts du reportage était le renflouement d’une partie du sous-marin. En effet, les images présentées laissaient entrevoir un orifice circulaire sur le flanc, juste à côté de la. partie que les Russes avaient pris soin de ne pas renflouer. Cette thèse alléchante est démentie par les spécialistes sous-mariniers pour les raisons suivantes :

1) Les torpilles tirées par les sous-marins américains sont programmées pour toucher l’arrière du sous-marin (cf les hélices et système de propulsion) ou éventuelle ment passer en dessous afin de briser en deux le sous-marin mais en aucun cas le flanc.
2) La pénétration d’une torpille américaine dans la coque d’un sous-marin ne laisse par une trace bien découpée en forme de cercle mais un amas de ferraille déchiquetée.


Il est intéressant de noter que les responsables de l’émission n’ont présenté aucun témoignage de spécialiste sous-marinier de la marine nationale (même un officier retraité) pour l’interviewer sur cet aspect de leur démonstration. Si ils avaient eu cette rigueur technique dans l’investigation journalistique, ils auraient appris que les Russes maîtrisaient mal la stabilité du gaz qui entoure ce nouveau type de torpille afin de faciliter sa pénétration dans l’eau. Il est étrange que les auteurs de l’émission, notamment Stéphane Paoli dont la réputation de journaliste honnête en fait un des piliers du 7h/9h de France Inter, n’aient pas évoqué l’hypothèse d’une imperfection du nouveau modèle de torpille russe et se soient limités à citer l’explication initiale russe comme quoi il s’agissait de l’explosion d’un ancien modèle de torpille datant de la seconde guerre mondiale.
A qui profite la thèse de l’émission ? Pas au camp occidental, ni aux Américains mais en fait à la Russie qui évite l’interrogation pertinente sur la maîtrise d’une technologie à haut risque.

Passer à l’offensive en matière de politique industrielle : on est loin du compte

6 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Jacques Chirac a pris conscience de l’effort nécessaire à accomplir en tant que pilote d’un Etat/stratège mais les bonnes intentions en matière d’innovation ne suffisent pas. La France n’a pas de stratégie d’accroissement de puissance. C’est une constatation évidente que la classe politique ne veut pas admettre, à l’exception de quelques trop rares députés.La création d’une agence dotée de 4 milliards d’euros pour impulser des efforts de recherche sur des produits innovants comme la voiture propre ou les biotechnologies, est une étape élémentaire qui aurait dû voir le jour dès la fin des années 80. Au-delà de mesures de rattrapage du retard accumulé, le pouvoir exécutif doit s’attaquer aux problèmes de fond. A commencer par l’écriture d’une doctrine sur l’accroissement de puissance. Dans une telle optique, la France a plusieurs dossiers majeurs à finaliser : Le premier dossier porte sur le commerce extérieur qui est en train de prendre une pente négative durable (cf les articles du Monde publiés en novembre et décembre 2004 sur le sujet). Héritières d’une économie de subsistance centrée historiquement sur elle-même, les entreprises françaises ont le plus grand mal à se projeter hors des zones traditionnelles d’échange. C’est ce qui explique notre difficulté à nous implanter efficacement et durablement en Asie. Sans une solide politique d’intelligence économique, les efforts dans l’innovation ne compenseront pas ce déficit dans la conquête des parts de marchés dans les nouveaux pays industrialisés. Un Etat stratège digne de ce nom doit fixer en concertation avec les industriels des pays cibles prioritaires. La France ne peut plus se contenter de rayonner au gré du vent. Ses finances sont limitées et ses moyens humains aussi. Le dispositif étatique actuel d’intelligence économique ne permet pas une telle démarche. Un cas d’école parmi d’autres : la France ne dispose d’aucune centralité de l’information utile sur la Chine et cela ne dérange personne ni à l’Elysée, ni à Matignon, encore moins à la Fondation pour l’innovation politique ou dans les greniers de la rue de Solferino. Les problèmes de cet ordre sont multiples et non listés. Une réunion organisée à Matignon au cours du dernier trimestre 2004 sur le thème intelligence économique et exportations a démontré l’encéphalogramme plat de la haute administration en matière de définition d’une vision durable sur une politique d’accroissement de puissance. Ne parlons pas du Parlement, théoriquement chargé de contrôler l’action du pouvoir exécutif, le niveau est encore pire. Ces mots-là ne sont même pas dans leur vocabulaire. Un témoin de cette réunion à Matignon précise qu’on évoquait les problèmes en fonction des envies de certains qui s’accaparent l’action sur un pays ou de réflexions dignes du catalogue de la Redoute. Le pouvoir n’a pas encore compris qu’une réflexion élémentaire se fait avec une cartographie des acteurs sous les yeux afin de prendre des décisions après avoir répondu aux question suivantes : Quels sont nos adversaires économiques ? Quelles positions occupent-ils ? Pourquoi ? Comment ?…. Dans un autre monde, Monsieur Brochand, l’actuel patron de la DGSE aurait du pain sur la planche. Un autre exemple type : comment créer des réseaux d’influence durable avec des fonctionnaires qui ne restent pas plus de trois ans en poste dans un pays. Cette aberration n’est prise en compte par personne et surtout pas par ceux qui sont en charge de piloter la réforme de l’Etat. Le futur proche fera la démonstration par l’absurde à M. Jacques Chirac que notre système de renseignement a une organisation archaïque qui ne sera hélas réformé qu’après l’équivalent d’un 11 septembre à la française. Dans ce domaine, le pouvoir politique a une responsabilité majeure d’autant plus grave que toutes les leçons lui sont données une par un et soulignée de dix traits par les Etats-Unis depuis 3 ans. Les déboires de l’armée française en Côte d’Ivoire sont une première illustration de l’obsolescence du système dans le domaine de la guerre de l’information. Mais le politique comme la haute hiérarchie militaire vont s’employer très vite à oublier la leçon essentielle : notre vulnérabilité aux opérations agressives de guerre de l’information par des forces insignifiantes au regard de notre potentiel de puissance.

Décryptage Otor / Carlyle

6 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Dans la guerre de l’information qui oppose Otor et Carlyle, il semble nécessaire de décrypter certaines clés pour saisir le dessous de certaines cartes. Prenons l’exemple du magazine Marianne. Sous la plume d’Emmanuel LEVY, le magazine de Jean-François Kahn a tiré à boulets rouges sur Otor et les patrons français qui se fourvoient dans des opérations d’intelligence économique. Dans sa jeunesse, Emmanuel Lévy a milité au mouvement d’extrême droite Ordre Nouveau, et au GUD. Il fut aussi un proche d’Alain de Benoist, l’idéologue de la nouvelle droite. Emmanuel LEVY a notamment écrit dans la revue Eléments dirigée par Alain de Benoist. Mais le problème n’est pas là. Le cabinet de communication qui conseille Carlyle dans ses opérations de communication extérieure est dirigé par un ancien militant d’extrême droite, Michel Calzaroni, le patron de DGM. Il serait intéressant de savoir si il existe un lien de connivence entre ces deux individus.

MAJ du 18 Janvier 2007. Voici le commentaire d’un lecteur de Knowckers que nous postons dans son intégralité:

"Quand vous parlez d’Emmanuel Lévy, il y a manifestement une erreur : celui qui a milité au GUD et écrits dans Eléments, proche un temps de Alain de Benoist, (et que je connais bien) n’a rien à voir avec l’autre, dont j’ignore tout. En tout cas, le militant d’extrême-droite (né en 1958) n’a aucun lien avec Carlyle ni jamais écrit dans Marianne !
Quant à savoir si le second est ou a été également d’extrême-droite, vous seuls pouvez le dire."

Canal Plus Investigations à la dérive ?

6 janvier, 2005 · Poster un commentaire 

Canal + mange-t-il à tous les râteliers ? On a suivi le périple de la chaîne pour obtenir à prix d’or les droits de retransmission d’une partie des matchs de football. Sans cette victoire, la chaîne était condamnée si l’on en croit les commentaires des spécialistes. Autrement dit, le sport fait vivre Canal Plus et en particulier le sport vécu par les clubs français. Il est étrange de constater qu’une équipe de journalistes de Canal Plus Investigations a commencé à la fin de 2004 à prendre des contacts pour revenir sur l’affaire des jeux olympiques de 2008 citée dans le livre d’Ali Laidi sur la guerre économique. Le conseiller de cette équipe serait Eric Dénécé, co-auteur de l’ouvrage en question. Dans le même temps, un journaliste américain de l’agence Associated Press menait une enquête parallèle sur cette affaire. Signal inquiétant lorsqu’on sait que certains des articles de ce journaliste sont repris systématiquement sur les sites anti-français aux Etats-Unis.

Archives